mardi 7 décembre 2010

E-Learning et Knowledge Management, l'union sacrée ?

Le e-learning (ou formation en ligne) existe aujourd'hui depuis 10 ans. L’e-learning est l’utilisation des nouvelles technologies multimédias de l’Internet pour améliorer la qualité de l’apprentissage en facilitant d’une part l’accès à des ressources et à des services, d’autre part les échanges et la collaboration à distance.
Le KM (ou gestion des connaissances) désigne une démarche qui vise à déployer des outils et des comportements qui permettent d'améliorer les capacités, d'acquérir, de capitaliser et de partager des connaissances. Il s'agit de partager et d'échanger des connaissances, des savoirs, des savoirs-faire.

Dans ce contexte, on observe une convergence entre le e-learning et le knowledge management au point que les salons spécialisés traitent maintenant des deux thématiques en même temps.
Faire converger e-learning et KM c'est mettre en place un management des compétences visant à valoriser et développer le capital immatériel de l'organisation au premier plan duquel se place les connaissances et compétences de ses membres.

Il relève des professionnels de l'information de créer des passerelles entre les deux univers et de permettre aux plateformes d'e-learning d'être alimentées par les apports du knowledge management d'une organisation. Ainsi, l'aspect apprentissage des éléments de la pratique que cherche à capitaliser et à valoriser le KM, pourrait se voir intégrer à des outils de formation en ligne donnant naissance à un tutoring personnalisé qui apporte de « l'humain » à la formation.

On pourrait croire que ces deux domaines semblent très proches et que de nombreux liens existent déjà entre eux, mais les exemples ne sont pas légion.
L'université de Hong-kong publie depuis janvier 2009 un journal regroupant les deux thématiques : "Knowledge Management & E-Learning : An international Journal". Il s'est tenu en novembre dernier le 13ème édition du Prix Intranet recompensant les intranets les plus exemplaires et c'est la plateforme de E-Learning du groupe EDRF qui a remporté le 1er prix dans la catégorie "Communautés virtuelles et Knowledge Management". Et c'est justement les liens que les professionnels de l'information-documentation du groupe ont su tresser entre e-learning et KM (avec leur intranet "e-compagnonnage") qui ont été récompensés ici.
Mais ces exemples restent encore rares.

C'est avec l'émergence du web 3.0 et cette prochaine ère dédiée au "web sémantique" que la gestion des connaissances pourra peut être alors créer de véritables liens avec le e-learning.

Sources :

lundi 6 décembre 2010

Pearltrees

Primo arrivante dans le mode merveilleux de l'information et des outils collaboratifs du Web 2.0 et particulièrement des outils qui permettent de marquer ses pages favorites et même de les partager.
Quelle révolution pour moi qui jusqu'à présent collais un post it sur le coin de l'écran de mon ordinateur de bureau de mon travail ou m'envoyais à moi même le lien par mail pour y replonger à la maison !

J'ai découvert Pearltrees un outil entre la carte heuristique et le bookmarking. Pearltrees permet d'abord de conserver sa navigation en créant des perles, tel le petit Poucet dispersant ses petits cailloux dans l'effrayante forêt. Au fil de la navigation, on "perle" les sites visités de liens en liens, on construit son chemin. Ces perles ne créent pas un collier fermé mais s'enfilent sur des branches, fil de la navigation à reprendre, faire bifurquer...
Jusque là très bien, me direz-vous mais quoi de plus que l'utilisation des favoris, de Netvibes, de Delicious... Eh bien plutôt qu'un empilage de site, une carte ! La carte de votre propre web, celle de vos trésors.

Certes c'est joli mais quoi d'autre ?
On peut effectuer des recherches à partir du navigateur interne de Pearltrees, visiter les arbres des autres, par intérêt commun suivre leur chemin.
Utile aussi pour avoir une première approche d'un sujet de recherche différente de celle de notoriété donnée par les gros moteur de recherche.

Outre l'aspect cartographique, Pearltrees permet une visualisation historique de telle ou telle problématique et de conserver une chronologie par suite de pages de perles. Au hasard sur le Grand Paris on peut perler les différents moments importants, la création de la loi, les débats parlementaire, les pics dans la presse d'un camp contre l'autre et d'un regard retrouver tous ça !

On peut même "voler" une branche à l'arbre d'un autre pour l'accrocher au sien.
On peut aussi sélectionner une perle et savoir par qui elle a été prise, par exemple la perle "outils froids" a été prise 90 fois et l'on a la liste de ceux qui l'ont incluse à leur arbre, voir aussi les commentaires laissés sur cette perle....

Depuis peu il est possible d'inviter d'autres utilisateurs à faire équipe pour construire ensemble son arbre !

Pour ma part, je suis encore dans la pataugeoire, à suivre les chemins perlés par les autres utilisateurs. J'ai mis sur mon arbre des choses sur la veille, professions futures, le Grand Paris, j'y ai perlé des blogs que je visite régulièrement, et puis aussi des sites pour les courses de Noël, tout cela n'est pas encore bien organisé; mais l'effet cartographie personnelle et partage est rassurant, je compte bien intensifier mon utilisation de ce site.


pour approfondir :
http://www.cratyle.net/fr/ sur les fondements philosophiques
et aussi
http://blog.pearltrees.com/ pour les développements en cours

Hachette tourne la page?

Le 17 novembre dernier, Hachette Livre et Google annonçaient avoir signé un accord portant sur la numérisation des livres épuisés de l'éditeur et leur mise en ligne sur la nouvelle plateforme du géant américain : Google Edition.
En 2006, Hachette s'était pourtant associé à la plainte déposée contre Google par le Syndicat National de l'Edition (SNE) pour violation du droit d'auteur. Le procès avait été reporté en appel en 2009. Ce revirement de position marque-t-il une étape vers la fin du conflit opposant le moteur de recherche et les éditeurs français?

Les conditions de cet accord n'ont pas encore été totalement dévoilées et devraient être finalisées d'ici 6 mois. Il a pour l'instant été annoncé que :
- Hachette garderait le contrôle de la numérisation de ses ouvrages. En l'occurence, seuls les livres épuisés sont concernés par ce projet de numérisation. Soit 40 à 50 000 ouvrages.
- la question du droit d'auteur serait au coeur des négociations.
- Hachette garderait la main-mise sur le prix de ses ouvrages, sur leur diffusion et se garderait le droit de les proposer sur un autre support que Google.

Cet accord n'est pas le premier en la matière: une entente a été passée en 2009 avec l'Association of American Publishers et l'Authors Guild. Mais selon le New York Times, cet arrangement n'offre pas la même marge de manoeuvre aux éditeurs américains que celui passé avec Hachette. En outre, des négociations ont été entamées avec des éditeurs britanniques pour lancer un projet similaire en Grande-Bretagne.

Les réactions n'ont pas tardé à se faire entendre. La SNE, officiellement en conflit avec Google, est restée sur ses gardes :

Ce protocole laisse supposer un revirement stratégique de Google dont le SNE souhaite rappeler qu'il n'a, à ce jour, jamais respecté ses engagements à l'égard du droit de la propriété intellectuelle.

La Société des Auteurs a affiché la même prudence.
Frédéric Mitterand a, pour sa part, affirmé sa volonté de cadrer cet accord et de protéger les intérêts des petits éditeurs qui, selon lui, pourraient rester sur la touche et ne pas faire le poids face à Google.
Malgré ces arguments, beaucoup voient en cet accord la possibilité d'élargir le marché du livre et de faire avancer le débat de la disponibilité du livre sur Internet.
Ce débat reste ouvert. Preuve en est : Hachette a réaffirmé sa solidarité au SNE dans le procès qui l'oppose à Google.

Source:
http://beta.archimag.com/article/google-num%C3%A9risera-les-ouvrages-%C3%A9puis%C3%A9s-de-hachette-livre

http://www.numerama.com/magazine/17488-frederic-mitterrand-veut-maitriser-la-numerisation-de-google-avec-un-accord-cadre.html

http://www.france24.com/fr/20101122-seisme-protocole-accord-google-hachette-livre-sne-etats-unis-edition-bookeen-numerisation

jeudi 2 décembre 2010

La veille sur les forums : quelle importance pour les entreprises ?


Les entreprises dépensent beaucoup de temps et d'argent pour mener des sondages auprès des clients potentiels ou effectifs. Mais les résultats des sondages sont parfois insuffisants pour apporter un changement à un produit ou un service. Souvent les personnes sondées sont amenées à donner une réponse simple qui se réduit à un "oui" ou un "non". Les questions prédéfinies ne permettent pas et ne donnent pas toujours envie à une personne d'exprimer pleinement son point de vue.

La veille sur des forums de discussion est une pratique utile permettant de compléter les résultats de sondages ou même d'éviter le recours aux questionnaires. Certains forums de discussion sont une source puissante de connaissances utiles pour les entreprises. Les avis y sont exprimés librement et sont davantage développés que des simples réponses à des sondages. Les forums permettent de faire émerger les questions des utilisateurs et même de les faire réagir entre eux.

Par rapport aux réseaux sociaux les forums présentent d'autres avantages pour les entreprises. Facebook est entre autres un lieu de publicité informelle avec son bouton "J'aime", alors que sur les forums il est possible d'observer les opinions, les recueillir, les analyser, puis de s'en servir.
L'explication des outils (BoardTracker, Omgili, BoardReader, Google Groups...) et des méthodes pour la veille sur les forums est accessibles sur le blog "cadd-e-réputation" http://caddereputation.over-blog.com/article-12-outils-et-methodes-pour-veiller-sur-les-forums-59303283.html

Sources : http://blog.almatropie.org/2010/09/les-forums-ou-la-fin-des-etudes-de-marche/
http://caddereputation.over-blog.com/article-12-outils-et-methodes-pour-veiller-sur-les-forums- %2059303283.html

Enjeux et recommandations du rapport de l'Inspection Générale des Bibliothèques sur la mutualisation des ressources électroniques

Dans le domaine des publications scientifiques, deux tendances semblent émerger : d'une part un coût toujours plus élevé des revues elles-mêmes, d'autre part une transition inéluctable et elle aussi coûteuse vers le numérique.

C'est pour faire face -entre autres- à ce dernier enjeu qu'ont été créés les consortiums de bibliothèques, dont les attributions concernent "la négociation, l’achat et la gestion des ressources électroniques ainsi que la formation à leur usage.".*

Ces consortiums ont permis d'augmenter considérablement le nombre de ressources accessibles en ligne mais souffrent aujourd'hui de leurs modèles économiques trop rigides.

Plusieurs pistes sont actuellement envisagées afin de surmonter les contraintes budgétaires des consortiums : obtenir des ressources en licence nationale, acquérir les archives des publications, passer des accords avec d'autres pays, expérimenter des modèles innovants ou encore passer au tout numérique.

Le passage au tout numérique -qui permettrait "de libérer des marges"*- impliquerait d'étendre la TVA réduite pour l'imprimé au numérique, ce que le Conseil européen des finances et le Groupement Français de l'Industrie de l'Information appellent de leur voeux**.

Parmi les autres recommandations du rapport, il convient de souligner l'importance accordée à des évaluations annuelles permettant l'émergence de modèles de licences plus flexibles et à une rationalisation de la mutualisation des ressources électroniques.

De telles évaluations sont également indispensables à la création d'une entité dédiée à l' Information Scientifique et Technique regroupant les universités et les organismes de recherche.



* Inspection générale des bibliothèques, Coûts, bénéfices et contraintes de la mutualisation des ressources électroniques : éléments de comparaison internationale et propositions, Octobre 2010

** Groupement Français de l'Industrie de l'Information, La TVA à taux réduit sur le livre numérique : la levée d’un premier obstacle pour la diffusion de l’écrit sous forme numérique

mercredi 1 décembre 2010

Usage pédagogique des réseaux sociaux en classe

Du 25 au 27 novembre 2010, s'est déroulé le salon professionnel de l'éducation à Paris. Cette année, le thème choisi était "Les réseaux sociaux dans l'éducation" ou comment l'usage web 2.0 permet-il de favoriser les échanges et le travail collaboratif des élèves.

Animée par François Jarraud, professeur d'histoire-géographie et rédacteur en chef du Café Pédagogique, la conférence s'appuie sur des enquêtes menées auprès d'enseignants, de jeunes, de parents et d'intervenants extérieurs (sociologues, professeurs d'histoire-géographie, cogniticiens).

Le résultat de ces enquêtes démontre les idées reçues des parents sur l'usage d'Internet par leurs enfants (jeu, discussion sur les forums...) et la nécessité des enseignants de créer une interaction entre les générations et les élèves eux-même. Quant à l'expérience du web 2.0 en classe par certains professeurs, le constat est plutôt mitigé. Bien que l'usage des réseaux sociaux et des portables en classe soit utile pour certains professeurs, d'autres au contraire pensent que cet usage n'a que peu d'impact sur la pratique des élèves.

Liens:
http://www.profencampagne.com/ext/http://www.ressourcesjeunesse.fr/Dossier-Facebook-Twitter-YouTube.html

Optimiser son navigateur internet pour la veille : quelques modules complémentaires pour le veilleur

Afin de faire de son navigateur un outil de travail performant, le professionnel de la veille peut trouver à sa disposition des petits modules complémentaires à greffer sur celui-ci. Ces modules, qui prennent la forme de "plug-in", extensions ou "add-ons", fonctionnent avec le navigateur Firefox mais aussi sur le navigateur Google Chrome.
On peut répartir ces outils en plusieurs catégories.

L'agrégateur de flux RRS (Really Simple Syndication) permet d'automatiser la réception de flux RSS.
L'on peut citer en exemple "Netvibes" ou "Google Reader Watcher "agrégeant des flux RSS de pages web.
Par ailleurs il est possible pour l'utilisateur de syndiquer du contenu d'une page web ne proposant pas de fils RSS et ce grâce à l'outil "Update Scanner".

Les plateformes de marque-pages en ligne (le "social bookmarking") permettent de "tagger", partager et consulter des pages marquées comme "favoris" et "taggées" par les utilisateurs de ces plateformes (telles que "Diigo" ou "Delicious"). Ces plateformes sont utiles pour identifier les pages les plus pertinentes (selon les membres) par rapport à un thème. Néanmoins il est possible, grâce aux "plug-in" "Diigo Web Highlighter and Sticky notes" et "Delicious Bookmarks" de sauvegarder, "tagger", annoter et partager des favoris au sein d'un groupe ou sur un réseau social (Twitter, Facebook, Linkedin...) sans passer par une plateforme de "social bookmarking".

La gestion de bibliographies permet, grâce à des outils tels que "Zotero", de collecter, organiser, citer et partager des références bibliographiques (présentées au format ISBD) d'articles, ouvrages et sites web. Ce qui représente donc un gain de temps non négligeable dans un travail de recherche.

Enfin il existe, pour les utilisateurs ayant plusieurs comptes sur divers réseaux sociaux (MySpace, Facebook, Twitter, Linkedin...) des outils permettant de gérer l'ensemble de ces comptes, que ce soit automatiquement ou manuellement comme le propose "Yoono".

Ce panorama dresse donc une liste non exhaustive d'outils qui ne demande qu'à être complétée par vous-même afin de faciliter votre veille!

Source : http://www.inrp.fr/vst/blog/2010/11/30/optimiser-son-navigateur-internet-pour-la-veille/