Affichage des articles dont le libellé est formation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est formation. Afficher tous les articles

lundi 9 décembre 2019

La cybersécurité et la confiance du numérique

Cet été, le premier ministre a confié à Michel Van Den Berghe, le directeur d'Orange cyberdéfense, le projet de création d'un "campus cyber". Ce dernier pourrait voir le jour en fin d'année 2020 en région parisienne. [1]

La Cyber-Sécurité, Smartphone, Téléphone Cellulaire
https://pixabay.com/fr/

Les contributeurs

Une trentaine de groupes sont intéressés par le "campus cyber" : Thales, Orange, EDF, AirBus, etc. [2] L'ANSSI serait également partie prenante du projet. Pour l'instant, le campus est prévu pour recevoir entre 700 et 800 personnes.

Quelle évolution pour le projet ?

L'étude de faisabilité est en cours depuis septembre 2019 en passant par des auditions, des présentations auprès des ambassades de France à l'étranger, des échanges avec l'ensemble de acteurs pouvant être impliqués...

La finalité principale est de réunir l'ensemble des savoirs-faire de tous les experts français en la matière. Ceci dans le but de réduire la pénurie de compétences dans le domaine de la cybersécurité, dans l'Hexagone cette dernière est évaluée entre 2 000 et 3 000 personnes.

Les objectifs sont de :

- Favoriser les échanges,
- Développer des projets communs, 
- Soutenir la recherche et l'innovation, 
- Susciter les vocations. [1][2]

Ces thématiques ont été décidées lors de matinée dédiée à la CyberSécurité le 28 novembre dernier. [3]

Cependant, quelques interrogations restent en suspens

- S'assurer que la "bulle de sécurité" soit respectée si des entreprises privées sont accueillies,
- Définir le budget de fonctionnement (assurer un retour sur investissement aux acteurs),
- Réussir a être complémentaire aux compétences régionales, exemple avec le pôle cyber défense à Rennes. [2]

Un rapport de mission sera rendu entre le 16 et 20 décembre 2019 au premier ministre afin de connaître la suite donnée au projet. [2]

Sources :

[1] La cybersécurité : un campus dédié. Consulté le 09/12/2019. Disponible en ligne :

[2] Le campus pourrait voir le jour des la fin 2020. Consulté le 09/12/2019. Disponible en ligne :

[3] Le compte Twitter du CyberCamp. Consulté le 09/12/2019. Disponible en ligne :

jeudi 19 octobre 2017

Pas de transformation numérique des entreprises sans actions de formation



La transformation numérique a déjà commencé et les entreprises voient dans cette révolution des opportunités de nouveaux marchés, ... de transformation de la relation client ; et surtout une nouvelle manière de créer de la valeur.

Pourtant, certaines entreprises sont encore frileuses et hésitent à se lancer dans cette transformation,  notamment les PME et ETI (1).
Cette inertie est inquiétante quand on sait que les consommateurs ont compris depuis longtemps l'intérêt de cette révolution et s'approprient les us et coutumes du numérique.
Ne risque-t-on pas pour certaines entreprises de voir ces consommateurs s'éloigner un peu plus ? La transformation semble donc inévitable !

Comment prendre le virage de la transformation numérique ?

La transformation numérique exige de nouvelles compétences mais aussi une grande adhésion de la part des collaborateurs de l'entreprise qui manifestent souvent de fortes résistances au changement (2).
Ces déficits peuvent être comblés par une action de formation au sein de l'entreprise afin que cette transformation pénètre toute l’entreprise et conduise à l'acceptation du changement.
Pour cela il faudra revoir les priorités de formation afin d'éviter les inégalités face au digital au sein de l'entreprise (3). Aussi, n'oublions pas que les collaborateurs eux-mêmes sont demandeurs et souhaitent que leur employeur accorde davantage d’importance à la formation dans le domaine des outils numériques (4).

Pour les entreprises, la formation est d’autant plus intéressante à exploiter qu’elle est fortement stimulée par le gouvernement, notamment à travers les différents dispositifs de formation professionnelle continue (5).

L'exemple de La Poste (6) est probant en ce sens. Pour devenir leader des services de proximité, La Poste a bien compris que cela passe par la réussite de sa transformation numérique et pour atteindre son objectif La Poste a déjà délivré sa formation "Tous numériques" à 80 000 postiers, soit les 2/3 d'entre-eux !



Pour en savoir plus sur la transformation numérique et l'accompagnement, rdv à la Conférence CCM Benchmark. L'objectif de cette conférence est de fournir des éléments d'information et de compréhension en termes d'accompagnement des collaborateurs [...] de formation, de travail collaboratif.




(1) Dirigeants de PME et ETI face au digital - BPI france LeLAB <https://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Dirigeants-de-PME-et-ETI-face-au-digital>
(2) (5) Cavazza Frédéric - La formation est l'étincelle de la transformation digitale - FredCavazza.net <https://fredcavazza.net/2017/10/09/la-formation-est-letincelle-de-la-transformation-digitale/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+fredcavazza+%28FredCavazza.net%29&utm_content=Netvibes>
(3) La Pinta Franck - Transformation digitale : comment les RH peuvent aider l’entreprise ? - http://www.francklapinta.com <http://www.francklapinta.com/transformation-digitale-comment-les-rh-peuvent-aider-lentreprise/>
(4) Déficit de formation aux outils numériques - http://www.collaboratif-info.fr <http://www.collaboratif-info.fr/edito/deficit-de-formation-aux-outils-numeriques>
(6) La transformation numérique de La Poste passe par la formation de 260 000 postiers - Les Echos Entrepreneurs <https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/partenaires/viva-technology/partenaire-1112-la-transformation-numerique-de-la-poste-passe-par-la-formation-de-260-000-postiers-310865.php>

mercredi 2 novembre 2016

Accessibilité numérique : un MOOC qui tombe à pic



Sur la plateforme FUN, l'Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (Inria) s'apprête à lancer un cours gratuit en ligne sur "l'accès au monde numérique pour les personnes en situation de handicap" (1). Assurée par deux universitaires bordelais, Pascal Guitton (professeur d'informatique) et Hélène Sauzéon (professeur de psychologie et de sciences cognitives), cette formation se déroulera du 7 novembre au 11 décembre 2016. Généraliste et ouverte à tous, elle ne demande aucun prérequis et pourra être suivie par des apprenants en situation de handicap moteur, sensoriel et / ou cognitif via un lecteur multimédia spécifique développé par l'Inria en collaboration avec l'association Braillenet.

Qu'est-ce que l'accessibilité numérique ?

Très généralement, l'accessibilité numérique peut être définie comme "la mise à la disposition de tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales, des ressources numériques" (2). En pratique, on constate que le concept est souvent interprété de façon bien plus restrictive, comme s'appliquant uniquement aux personnes handicapées et / ou aux sites web (3). 

Le MOOC de l'Inria s'intéresse explicitement aux personnes en situation de handicap, mais il a une conception extensive des "ressources numériques", puisque le cours traitera des systèmes informatiques (systèmes d'exploitation, logiciels...) aussi bien que des contenus numériques (documents électroniques, pages web...). Le programme annoncé et l'identité de l'école conceptrice laissent présager d'une approche plutôt technique de la question. 

En quoi est-ce d'actualité ?

Ce cours en ligne est proposé alors que se multiplient les initiatives gouvernementales en faveur de l'accessibilité numérique. 

Aux administrations, mais aussi aux délégataires de service public et aux plus grosses entreprises, la loi n° 2016-1321 du 7 octobre pour une République numérique impose désormais de rendre accessibles leurs sites web et mobiles, ainsi que leurs services téléphoniques (4). Une directive européenne vient de confirmer l'obligation d'accessibilité des sites publics pour les handicapés (5).

Par ailleurs, dans le cadre du Programme d'Investissement d'Avenir (PAI), Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat chargée du numérique, et Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, ont lancé la semaine dernière un appel à projets destiné à soutenir les projets et les technologies innovants en matière d'accessibilité numérique. Est prévue une enveloppe de huit millions d'euros (6). 


Sources

(1) "Accessibilité numérique : comment favoriser l'accès au monde numérique pour les personnes en situation de handicap" [en ligne] (consulté le 2 novembre 2016)
https://www.fun-mooc.fr/courses/inria/41012/session01/about
(2) "Accessibilité numérique" in Wikipédia [en ligne] (consulté le 2 novembre 2016)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Accessibilité_numérique
(3) Voir par exemple l'introduction du Référentiel général de l'accessibilité des administrations (RGAA) [en ligne] (consulté le 2 novembre 2016)
http://references.modernisation.gouv.fr/rgaa/introduction-RGAA.html
(4) "Loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique" (articles 105 et 106) [en ligne] (consulté le 2 novembre 2016)
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2016/10/7/ECFI1524250L/jo/texte
(5) Champeau, Guillaume. "Rendre le Web plus accessible aux handicapés : une étape franchie en Europe" in Numérama [en ligne] (publié le 27 octobre 2016, consulté le 2 novembre 2016)
http://www.numerama.com/politique/204559-rendre-le-web-plus-accessible-aux-handicapes-une-etape-franchie-en-europe.html
(6) Arène, Véronique. "L'Etat débloque 8 M€ pour soutenir l'innovation au service du handicap". in Le Monde informatique [en ligne] (publié le 26 octobre 2016, consulté le 2 novembre 2016)
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-etat-debloque-8-meteuro-pour-soutenir-l-innovation-au-service-du-handicap-66336.html

jeudi 19 novembre 2015

Protection des informations sensibles dans l'entreprise : quelles solutions ?



Le cyberespionnage économique pratiqué par les grandes nations est au coeur des préoccupations actuelles du G20 (1).

Selon  l’étude annuelle « State of Data Security Intelligence » réalisée par le Ponemon Institute (2), 44 % des entreprises auraient subi des cyberattaques ces 12 derniers mois.
Pour mémoire, souvenons-nous du vol des données personnelles des clients d'Orange et d'Ebay en 2014. Ces attaques ont des retombées négatives sur l'économie et la réputation de ces entreprises.

D'autant plus, que dans la plupart des cas, le vol de ces données aurait pu être évité. Contrairement aux idées reçues, le danger vient le plus souvent de l'intérieur même de l'entreprise.
"Pour améliorer sa sécurité informatique, il est essentiel de récupérer des preuves du piratage pour connaître les techniques employées et les faiblesses du réseau informatique"(1),.
Sécurité physique, sécurité logique, absence de chiffrement des données... l'ensemble des salariés doit être impliqué. La sécurité numérique passe par une sensibilisation et une formation de ces acteurs.

Le Mooc " Gérer les documents numériques : maîtriser les risques " (2) proposé par le CNAM-INTD, a pour objectif de répondre au besoin des entreprises en terme de gestion des risques numériques. Cette formation apporte un éclairage sur la gouvernance des systèmes d'information, le Record Management, les normes relatives aux documents informatiques, l'identification de ces documents pouvant être utilisée à des fins de preuve...

Cet exemple illustre ce qu'il est possible de réaliser pour améliorer la sécurité numérique dans les entreprises.



 Sources

(1) Christian Deprez - "Le G20 se rend compte que le cyberespionnage économique, c'est mal" - publié : le 17/11/2015 - consulté le 18/11/2015.
http://www.generation-nt.com/g20-cyberespionnage-economique-accord-actualite-1921720.htmlLe mardi 17 Novembre 2015 à 13:47 par Christian D. de mesures directes.  

(2) Philippe Richard - "Vols de données : un fléau pour les entreprises" - publié : le 05/11/2015 - consulté le 18/11/2015.
http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/vols-de-donnees-un-fleau-pour-les-entreprises-29607/

(3) Michel Cottin - "Mooc: Gérer les documents numériques : maîtriser les risques " - consulté le 18/11/2015.
http://fod.cnam.fr/par-ecole/management-et-nbsp-nbsp-societe/mooc-gerer-les-documents-numeriques-maitriser-les-risques-743908.kjsp?RH=1299669332349

lundi 16 novembre 2015

Le succès passe par le réseau

Dans la nature, l'espèce qui survit c'est celle qui s'est le plus adaptée à son environnement. Dans la jungle du marché de l'emploi, seuls les plus adaptés peuvent survivre... Mais pour survivre il faut RÉSEAUTER!!!! 

Voici un petit condensé de bonnes astuces pêchées sur le web.




Pourquoi réseauter?

Qui n'a jamais postulé à une offre d'emploi qui en réalité n'était publiée que pour la forme mais qui était déjà pourvue? Fini le temps du CV et de la lettre de motivation, bonjour "cooptation" et réseaux professionnel ; aujourd'hui répondre à des offres d'emploi ne suffit plus. 
Les employeurs privilégient de plus en plus la cooptation et les réseaux professionnel : quelqu'un (un collaborateur, un organisme, etc.) qui a leur confiance leur présente ou relie un profil. Ils vont accorder une attention toute particulière à ce profil grâce à la recommandation qui leur en est faite et choisir de préférence un profil connu de leur cercle.
Les employeurs ne sont pas les seuls à privilégier la cooptation, même pour faire appel à une société de services ou pour trouver de l'aide ou une solution particulière, le monde professionnel privilégie le réseau ; c'est un peu comme du bouche à oreille.
Il faut donc retenir deux mots : contact et mise en relation.
Résumons-nous : un réseau professionnel de qualité est le passage quasi obligé pour trouver un emploi mais pour conserver son emploi et rester performant, bien s'entourer est nécessaire.



Tout est dans l'attitude

Cependant il ne suffit pas d'être convaincu de la nécessité d'avoir un réseau professionnel riche pour en obtenir un tout de suite.
Il faut en réalité développer toute une série d'attitudes relationnelles promptes à faciliter les mises en relation.
  • Rester authentique : rester soi-même est une condition sine qua non du succès, quelqu'un qui contrefait sa personnalité ou son CV est très vite écarté lorsqu’il est démasqué.
  • Être généreux : rendre service aux autres les rendra plus disposés à rendre service à leur tour
  • Privilégier les profils des personnes connues ou qui nous sont recommandées : choisir la qualité plus que la quantité
  • Visiter les profils des personnes qui visitent notre profil
  • Ne pas se contenter des réseaux virtuels et participer aux événements professionnels (préparer également sa visite et notamment penser aux personnes que l'on souhaite rencontrer)
  • Engager la discussion (en partagent par exemple ses impressions sur la conférence ou l'événement auquel nous avons participé)
  • Être à l'écoute : prendre l'avis des autres et écouter ce que l'autre a à dire font partie du respect 
  • Donner suite aux échanges et rencontres en développant les affinités (mails, sorties, etc. tous les moyens sont bons pour entretenir nos relations)
  • Toujours penser à remercier son entourage professionnel : cela montre à nos collaborateurs ou/et futurs collaborateurs que nous accordons de l'importance à ce qu'ils ont pu faire pour nous.


Pour quels gains?

Plus on crée de liens et plus les personnes sont prêtes et aptes à nous recommander. On gagne alors en temps et en efficacité mais aussi en visibilité.
Notre réseau, riche de relations de qualité nous permettra de nous démarquer des autres postulants et pourra nous fournir des informations inconnues de nos concurrents.



Le réseau c'est maintenant

Quand faut-il commencer à réseauter? Citons ici Charles Cormier, du blog convergence, qui dit tout ce qu'il faut retenir : 
« Le premier bon moment aurait été au premier jour de votre formation, même avant. Le deuxième bon moment, c’est maintenant. C’est lorsque ça va bien qu’il faut commencer à bâtir votre réseau, et non lorsque vous cherchez désespérément un emploi ou que votre contrat se termine. À ce moment-là, il est déjà trop tard. »


Alors, c'est compris? Vite, à nos réseaux!!!



Sources :

- Charles Cormier, Lancer sa carrière - Développer son réseau, billet du blog convergence, publié le 09/11/2015, dernière consultation le 16/11/2015
https://archivistesqc.wordpress.com/2015/11/09/lancer-sa-carriere-developper-son-reseau/comment-page-1/#comment-1141


- APEC, Développer et entretenir son réseau, dossier thématique 2013-2014,
dernière consultation le 16/11/2015

https://jd.apec.fr/Emploi-stage/Premier-job/Les-outils-Apec/Utiliser-son-reseau/Apec-Developper-et-entretenir-son-reseau


 - Pôle Emploi, Bâtir et développer son réseau, dossier thématique, publié le 09/03/2015, dernière consultation le 16/11/2015
http://www.pole-emploi.fr/actualites/developper-son-reseau-@/article.jspz?id=61502


 - Michel Prudhomme : Bien débuter sa carrière : savoir piloter sa vie professionnelle, La jaune et la rouge n°651, Janvier 2010, dernière consultation le 16/11/2015
http://www.lajauneetlarouge.com/article/bien-debuter-sa-carriere-2-savoir-piloter-sa-vie-professionnelle

mercredi 4 novembre 2015

Le métier de documentaliste, aujourd’hui : un métier obsolète ou en devenir ?

La transformation numérique modifie et bouleverse notre quotidien, mais pas seulement. La révolution digitale a impacté le quotidien des professionnels de l'information, transformant les attentes des recruteurs et, donc, les compétences requises pour satisfaire leur demande. La recherche d’information demande une véritable expertise face au trop plein de données (big data, open data, curation).

Quelles sont, donc, ces dernières ? Quels sont les métiers de demain émergeant ? Enfin, quelle formation doivent-ils avoir ?

I - Documentalistes et professionnels de l’information, des compétences qui bougent.

Les besoins en entreprise s’articulent autour de deux axes. Les professionnels de l’information devront se tourner vers l’analyse de contenus, d’une part et de données, d’autre part. Cela implique de rentrer dans les contenus, c’est-à-dire extraire, analyser, produire des livrables associés aux connaissances technologiques informatiques. L’open data et la data visualisation, le web sémantique se dégagent fortement. Les professionnels doivent impérativement s'emparer des technologies de l'informatique et du web sémantique afin de se positionner comme étant les meilleurs gestionnaires possibles des gisements informatiques.
Data-visulisation et cartographie de l’information s’ouvrent à de nombreux postes. De même que l’interopérabilité de l’information et les technologies du web véritable enjeux de ré-exploitation de l’information.
L’entreprise se sent démunie face à l'augmentation de ses besoins en termes de partage, de circulation et de protection de l'information. Les professionnels devront produire des portails documentaires, par exemple. De plus, il leur est demandé de mieux connaître les destinataires de l’information. Ils devront acquérir des compétences en sciences humaines (audit), en communication, et, en technologie du web (interface).

II – Petit référencement des nouveaux métiers de documentaliste.

Record manager : compétences de l’archiviste renforcées par une forte connaissance de l’organisation de l’entreprise. Une bonne maîtrise des technologies pour être à même de définir les mesures adaptées à la gestion des documents dès leur création
Veilleur/intelligence économique, analyste stratégique, data analyst, e-reputation, renseignement, risk-manager.
knowledge manager (KM) ou gestionnaire des connaissances : Utilisation de méthodes et d'outils logiciels permettant d'identifier, et de capitaliser les connaissances de l'entreprise afin notamment de les organiser et de les diffuser.
Gestionnaire de ressources numériques : gestionnaire de bases de données, outils GED (Gestion Electronique des Documents), chef de projet
Community manager : Gestionnaire de communauté ou CM. Il consiste à animer et à fédérer des communautés sur Internet pour le compte d'une société ou d'une marque. Profondément lié au web 2.0.
Ou encore data expert, data librarian, data analyst, data scientist : traitement et valorisation du "big data", c'est-à-dire des données massives.

Les métiers de la documentation ne cessent, donc, de se réinventer.

III – L’Institut National des Sciences et Techniques de la Documention.

L’ INTD forme ses étudiants aux responsabilités de chef de projet en ingénierie documentaire et gestion des connaissances, leur permettant d’acquérir des compétences  techniques en traitement de l’information, des compétences en technologie du web (contenu, veille, interface…), et des compétences managériales en matière de pilotage de projet.

Quelques domaines d’enseignements :
Connaissance de l'environnement numérique et des systèmes d'information documentaires 
Management d'un système d’information documentaire et des TIC
Veille et analyses du web
Traitement, structuration, exploitation de l'information et des connaissances
Conduite de projets appliquée et dispositifs TIC associés : GED, CMS, Intranet, plate-forme collaborative, Web, archivage, moteur de recherche, site de veille…

La transversalité et la faculté d’adaptation apparaissent comme des atouts décisifs pour les professionnels de demain.

Sources :
Clémence JOST. Documentalistes et pros de l'info : des compétences qui ne cessent de bouger ! 08/07/2015 [page consultée le 4/11/2015]

Michel REMIZE : Etre documentaliste aujourd’hui, évolution du métier et perspective d'emploi, 08/04/2015. [page consultée le 04/11/2015]

INTD-Cnam. Titre professionnel "Chef de projet en ingénierie documentaire et gestion des connaissances". [page consultée le 04/11/2015]

Carole GUELFUCCI. Les évolutions du métier de documentaliste, nouvelles fonctions. Documentaliste juridique. 22 août 2014 [consultée le 04/11/2015]

jeudi 5 mars 2015

Interessez-vous au Data Management: ce métier qui s'impose aux gestionnaires de l'information et aux organisations


Pourquoi le Data Management aujourd’hui?
La problématique du déluge des données liées au Big Data représente  aujourd'hui un réel enjeu pour les entreprises, pour qui il faut apprendre à gérer d'une nouvelle manière et de façon optimale ces data pour gagner un avantage concurrentiel certain; les outils de gestion des données étant devenus obsolètes.(1)
Cet enjeu s’est accru avec les "Affaires" qui ont marqué l'actualité des entreprises ces dernières années: Aux États Unis avec les lois Sarbane Oaxley. En France, avec les lois de sécurité financières, les lois sur l'économie numérique, les normes Afnor, et les récentes instructions fiscales sur le contrôle des comptabilités informatisées ou sur la conservation des factures clients ont modifié la perception des entreprises sur la gestion des informations pour mettre en place une vraie politique de management et de sécurité.(2)

C'est quoi en fait?
Encore appelé gestion des données de référence ou gestion des données maître, le Data Management est une branche des technologies de l'information qui définit un ensemble de concepts et de processus visant à définir, stocker, maintenir, distribuer et imposer une vue complète, fiable et à jour des données référentielles au sein d'un système d'information, indépendamment des canaux de communications, du secteur d'activité ou des subdivisions métiers ou géographiques.(3)
 Ce métier peut se retrouver dans tous les secteurs d'activité puisque tous génèrent une quantité incroyable de données chaque jours et qui vont s'accroitre dans les années à venir. et pour ce fait,   l'augmentation du volume des informations à traiter et à conserver dans son intégrité demande une expertise et une compétence métier: celle du Data Manager
Qui est le  Data Manager?
Plus clairement, la grande mission du Data Manager est d'organiser de manière optimale les données pour faciliter la recherche d'information. Cela passe donc et c'est bien résumé sur le  schéma ci-dessous, pour trouver les meilleures solutions d’hébergement, de traitement, d'archivage, d'indexation, de numérisation et de dématérialisation des données, cela à travers et grâce à de nouveaux logiciels mis en place au sein de l'entreprise. Le rôle et l’importance du data manager se sont accrus avec le développement du Big Data.(4)
                                             
                       
  L'objectif du Data Manager est de structurer les données de la recherche dans une base, de vérifier qu'elles sont cohérentes et de les préparer pour une analyse statistique afin de répondre à la question posée.
Quelles valeurs ajoutées pour les entreprises et les organisations (4bis)

  • la mise en place d'un référentiel, une sorte de lexique universel au niveau de l'entreprise, véritable nomenclature garantissant l'unicité  de la donnée et de son descriptif 

  • centralisation des mises à jour des données vitales comme les références clients (contacts, adresses,...) les données produits, les références et données fournisseurs. 

  • gestion centralisée du cycle de vie des données: création, mise à jour, suppression.

   En espérant avoir fait naître des passions, il est impératif pour tous, il existe un réel besoin dans ce domaine car n’oubliez pas, nous faisons face à un déluge de données. Pour ne pas être submergé, il va falloir les gérer!

Sources 
1- Le Data Management, un secteur d'emploi à fort potentiel
2- Durable Management, conseil et audit
3- La gestion des données de référence
4- La gestion qualité des données de référence
4 bis- Master Data, la gestion des données de référence
 Ces sources ont été consultées en ligne le 05 mars 2015



lundi 17 février 2014

Les MOOC et l'apprentissage en ligne, entre innovation et monétisation

Les MOOC sont dans l'air du temps

Comme vu précédemment dans le billet [1] de Diane, les MOOC (pour Massive Open Online Courses) font l'actualité et sont parfois présentés comme une véritable révolution dans les modalités d'enseignement et de formation en ligne notamment pour leurs aspects massifs et ouverts. 

Des innovations plutôt qu'une révolution

Comme toute innovation, les MOOC s'appuient en fait sur un héritage. Les concernant, on parlera de double héritage. Premièrement, celui de la formation tout au long de la vie, avec la formation ouverte à distance (FOAD), ou encore le E-Learning, qui n'a pas donné entièrement satisfaction aux attentes des opérateurs de la formation professionnelle ou des entreprises. Et deuxièmement celui de la formation initiale. Les enseignants ont pour certains rapidement utilisé dans leur pédagogie les possibilités offertes par les outils numériques ; les établissements de l'enseignement supérieur ont favorisé le dépôt de ressources en ligne via des plates-formes et initié pour certains des projets de Learning Centers [2] dans le but de fédérer équipes pédagogiques et bibliothèques en un même espace, physique et numérique, de transmission des savoirs.

La véritable originalité du phénomène MOOC est cependant à rapprocher des nouveaux usages du numérique et elle repose sur deux caractéristiques : une démarche individuelle et son implication dans la construction de communautés de pratiques collaboratives numériques et éphémères. L'internaute, étudiant ou actif, est acteur de son parcours et de son activité sur l'internet "tout au long de sa vie". 

MOOC et formation professionnelle
L'un des enjeux est alors de bien délimiter ce qui relève de l'auto-formation et ce qui relève des obligations de l’État (formation initiale, formation professionnelle), des droits des actifs (le nouveau Compte personnel de formation, CPF) ou encore ce qui relève des obligations des entreprises [3] en matière de formation. Il s'agit aussi de définir précisément ce qu'on entend par action de formation.

Un modèle économique en devenir
Tout comme pour les Learning Centers, les logiques sous-tendant les projets de lancement de MOOC sont multiples et les finalités des acteurs en présence semblent converger pour favoriser l'apparition d'un nouveau modèle économique.  Celui-ci s'appuie sur l'engouement pour les cours en ligne et conduit à une "monétisation" des MOOC, comme en témoignent les exemples anglo-saxons. Cette "monétisation" concerne plusieurs aspects, l'accès (version gratuite, versions "freemium"), la validation (certificats), l'analyse des pratiques et des profils ; et enfin les exploitations potentielles des données et des traces laissées par les apprenants.


Pour quelle qualité?
Dans ce contexte, l'un des autres enjeux déterminants porte sur la qualité des MOOC et l’"honnêteté" des personnes à l'origine des projets. Dans une logique d'offre et de demande, les apprenants et les médiateurs restent au cœur du dispositif des MOOC puisqu'ils en  façonnent les contenus et les usages. Les MOOC les plus plébiscités sont donc ceux qui allient prestige de l'institution et charisme de l'expert en charge de l'animation de la communauté apprenante.


Références


[1] Les MOOC une révolution? Diane Robert, 15 janvier 2014. Blog Univerdoc.
[2] Enjeux et problématiques des Learning Centers : l'exemple de Lille 3. Insula, le blog de la bibliothèque des sciences de l'antiquité.
[3] Les MOOC sont-ils faits pour l’entreprise ? Stéphane Canonne, 4 novembre 2013

Pour approfondir

Dossier documentaire à destination des enseignants voulant se lancer dans un projet de MOOC disponible sur la plate-forme Fun
Le Guide du MOOC. Mathieu Cisel
Cartographie des MOOC français par Rémi Bachelet, (MOOC “Gestion de projet”) http://www.mindmeister.com/fr/306359951/cartographie-des-mooc-fran-ais
Annuaire des MOOC francophones
Répertoire européen Openuped
Les interventions de la conférence organisée à Nantes le 24 janvier 2014, à l’initiative du LINA (Université de Nantes) et de Thinkovery (nouveau média de la connaissance).




lundi 12 novembre 2012

Mind Mapping et documentation : une première approche pédagogique

Le blog Cactus Acide a publié en septembre/octobre une série de cinq articles de Gildas Dimier, professeur-documentaliste, sur le thème "Aborder la notion de document par le mind mapping". Interpellé par un lycéen quelque peu paresseux - défaut qui s'accompagne souvent d'une certaine ingéniosité... - l'auteur s'est interrogé sur l'opportunité d'utiliser la méthode des cartes heuristiques et autres schémas conceptuels pour mieux faire comprendre à ses élèves les différentes problématiques liées à la fois au document en lui-même et à sa place sur le Net, via les outils de Mind mapping disponibles en ligne (Mindomo, Cmap Tools ou encore Mind 42).

Ces outils permettent dans un premier temps d’aborder aussi bien les dimensions sémantique (contenu et concepts), matérielle (numérique notamment, grâce aux liens hypertextes) et structurelle d’un document, toutes trois indispensables. La logique interne d’un document peut alors être explicitée soir par une arborescence (carte heuristique), soit dans un schéma conceptuel plus poussé.

Ce type d’exercice a bien sûr une dimension intellectuelle, qui interroge le concept d’auteur à la fois au niveau du document primaire, mais aussi dans la conception de sa modélisation via le mind mapping, qui induit une inévitable subjectivité à prendre compte lors de son décryptage par autrui.

Bien que moins évidente, la dimension matérielle de ce type de production est présente, en lien avec son support numérique. L’intégration de liens hypertextes permet quant à elle d’aborder notamment les notions de granularité de l’information et surtout d’instabilité documentaire (liens brisés).

La dimension centrale de ce type d’exercice, enfin, est bien sûr celle qui concerne la structure d’un document et son analyse la plus fine. Les schémas conceptuels permettent d’aborder la hiérarchisation des concepts et des idées, sans se départir d’un aspect rhétorique via les connecteurs logiques. Les cartes heuristiques interrogent quant à elle plus volontiers la notion de média, en particulier de leur instabilité dans le contexte du Web.

L’auteur conclue cette série par une très riche mise en application sur son sujet, à consulter ici.

Source : DIMIER, Gildas, "Aborder la notion de document par le mind mapping", in Cactus Acide (blog), 5 articles publiés du 19/09/2012 au 15/10/2012


vendredi 4 mai 2012

Semaine européenne de l'Open Data


 Du 21 au 26 mai 2012 se déroulera à Nantes la "Semaine Européenne de l'Open Data".

L'Open Data est une démarche qui permet de rendre des données numériques accessibles et utilisables par tous.
La mise à disposition des données publiques revêt un caractère obligatoire et, pour les collectivités et les organismes publics, l'ouverture des données consiste à publier sur une plate-forme ouverte des informations statistiques, cartographiques,des horaires, des données économiques et financières sur les territoires.
Certaines associations ou entreprises commencent également à ouvrir leurs données, par exemple Openaid ou Enel.
Attention, toutes les données ne sont pas ouvrables : définies par un cadre juridique, il s'agit des données relatives à la vie privée, les données nominatives, les données relevant de la sécurité nationale, les données sur lesquelles des tiers détiennent des droits de propriété intellectuelle.
L’enjeu consiste aujourd’hui à constituer  une source d'informations fiable pour les journalistes, les chercheurs et les citoyens.

 Au programme de cette semaine de manifestations, quatre temps forts sont proposés :
- ateliers participatifs,
- conférence nationale,
- conférence internationale,
- conférence scientifique

Chercheurs, journalistes, entrepreneurs, associatifs, innovateurs, et  tous les citoyens intéressés pourront ainsi de se familiariser avec les données, appréhender les compétences nécessaires à leur traitement, en analyser, en visualiser, en co-produire, découvrir des projets économiques et sociaux innovant, faire un état des lieux des recherches scientifiques, profiter de retours d’expériences de pays étrangers, et approfondir toutes les questions qu'ils pourront se poser.

Pour en savoir plus:
http://www.opendataweek.org/

jeudi 29 mars 2012

L'Expert, une espèce menacée ?

On ne devient expert sur un sujet qu'au fil des années, après avoir consulté, comparé, validé... de nombreuses sources (documents et personnes) et être allé au fond des choses. Les conditions actuelles et à venir sont-elles encore favorables à l'émergence des expertises ?

Premier sujet de réflexion : nos enfants sauront-ils encore valider et comparer les sources ?
  • D'après cette étude Wikipedia apparaît en première page pour 99% des requêtes et en première position pour 56% des requêtes. La tentation de cliquer sur ce lien est grande. Bien sûr, tous les articles de Wikipedia citent leurs sources. Pour autant, combien d'Internautes prennent la peine de consulter lesdites sources et de les valider, voire de les compléter ?
  • On nous annonce une prochaine mise à jour de l'algorithme de pertinence de Google, permettant d'afficher des réponses en tête des pages de résultats. Mais Google affichera-t-il ses sources ? (Wikipedia peut-être ?) Même pour une donnée technique comme la hauteur du Mont Blanc on trouve plusieurs valeurs. Laquelle sera sélectionnée par Google ? L'Internaute prendra-t-il la peine de cliquer sur un lien pour valider, comparer...?
Autre sujet de réflexion : Wikipedia est de plus en plus portée aux nues. Mais après tout, pourquoi ne pas s'y fier ? L'Encyclopaedia Britannica (EB) arrête sa production papier pour se recentrer sur sa version numérique. Deux infographies, établies pour l'occasion, comparent Wikipedia et l'EB. Toutes deux montrent que Wikipedia est plus consultée, contient davantage d'articles... que l'EB. Rien à contester, c'est factuel.
  • La première infographie rend explicitement Wikipedia responsable de la situation de l'EB et montre que l'usage de Wikipedia se répand dans le système éducatif. Elle explique également qu'il y a des universitaires et des PhDs parmi les contributeurs. Mais ce n'est que sur la dernière ligne que l'on apprend que l'un des objectifs de Wikipedia pour 2015 est : "have all articles be 25% more accurate".
  • Cette autre infographie annonce que les contributeurs de Wikipedia sont près de 200 fois plus nombreux que ceux de l'EB (environ 750 000 vs 4 000). Sous le 4 000 il est bien précisé "including 110 Nobel Prize winners", mais en petits caractères, comme si cela n'avait pas d'importance. Depuis quand une foule, si nombreuse soit-elle, en sait-elle plus sur un sujet donné qu'un expert de ce sujet ? Sous le 750 000, en face du nombre de Prix Nobel et dans la même police, il y a : "including your neighbor". Quel est le message ? Mon voisin vaudrait-il un Prix Nobel ?
Dernier sujet de réflexion : avec l'avènement des tablettes, on lit plus mais on finit moins de livres. Les premières liseuses, sobres dans le but précis de ne pas perturber la concentration, laissent peu à peu la place aux tablettes et à leurs multiples sources de distractions. Comment devenir expert si on ne sait plus finir un ouvrage ou un article ?

Fort heureusement, un espoir est permis. Grâce à leur enseignant, une cinquantaine d'élèves ont compris qu'il y a une vie en dehors de Wikipedia et des sites/forums de réponses toutes prêtes. Sur son blog l'enseignant donne la méthode employée pour rendre de fausses informations crédibles et ainsi piéger ses élèves. Sa conclusion : "on ne profite vraiment du numérique que quand on a formé son esprit sans lui".

jeudi 12 janvier 2012

Deuxième édition du colloque "Intelligence compétitive et management des connaissances": comment utiliser les médias sociaux au sein de l'entreprise.

Du 28 au 30 Mars 2012, va se tenir à Paris le deuxième colloque "Intelligence compétitive et management des connaissances".

Face aux enjeux de la mondialisation et de la concurrence accrue, les entreprises ont besoin de développer de nouvelles stratégies pour maintenir leur activité, à travers de nouvelles méthodes et de nouveaux outils appliqués à la veille et au knowledge management.

A ce titre, l'utilisation des médias sociaux paraît répondre à ces nouveaux enjeux.

Ce colloque se propose de répondre à cette thématique grâce à des ateliers pratiques, des études de cas, et des témoignages d'application des médias sociaux dans les grandes entreprises.

Les responsables de veille, de cellules intelligence économique, knowledge manager et autres acteurs du développement des entreprises, de sa culture et de son patrimoine, trouveront dans le programme de ces journées de quoi satisfaire leur soif de nouvelles informations.

Axé sur les outils, les méthodes de mise en place et de management de ces nouveaux médias, ce colloque démontre l'importance du développement du modèle 2.0 et de l'étendue de ses applications.

Transversalité, culture d'entreprise, collaboration, outils, sont les mots d'ordre qui seront développés par les représentants des 15 grandes entreprises de secteurs variés et ceux de l'Université Paris 8, reconnus pour leur expertise.

Alors, directeurs, responsables, managers, mais aussi professionnels de l'information curieux, suivez l'actualité !


A propos des médias sociaux:

On peut les définir de façon générale comme différentes activités qui intègrent la technologie, l'interaction sociale, et la création de contenu.
Et plus particulièrement: des forum d'Internet, des blogues, des wikis, des balados (podcasts), des images et de la vidéo. Les techniques incluent : les blogues, le partage d'images, le vidéoblogue (vidéo blog), le courriel, la messagerie instantanée, le partage de musique, la VOIP.

source: Wikipedia
et pour aller plus loin , un site spécialisé : les médiassociaux.fr

A propos de l'article source :

le site de collaboratif-info
Le programme du colloque: le site de marcusevans

vendredi 18 novembre 2011

Ressources éducatives libres : quelques grands acteurs

Dans le domaine de la formation, il existe maintenant de nombreux cours en ligne gratuits. Ainsi, dans le domaine qui m’intéresse (l’enseignement des langues et la linguistique), je découvre régulièrement des sites proposant des cours, des échanges linguistiques, des entrainements linguistiques sous différentes formes.
Dans ce paysage, ce qu’on appelle les Ressources Éducatives Libres, occupent une place spécifique.Elles s’inscrivent dans le courant « WIKI », elles s’appuient toujours sur une notoriété (même acquise récemment), elles ont un mode de financement spécifique (financement par la communauté via des dons par exemple, produits dérivés, mécénat public ou privé).

La première d’entre elle, Wikipedia, définit ce concept de la façon suivante :
« L'expression Ressources Éducatives Libres (REL) (de l'anglais « Open Educational Resources ») désigne un mouvement mondial initié par des fondations, universités, enseignants et pédagogues visant à créer et distribuer via internet des ressources éducatives (cours, manuels, logiciels éducatifs, etc.) libres et gratuites. »
http://fr.wikipedia.org/

Voici 3 exemples à découvrir (ou redécouvrir) :

Le plus connu : Wikimedia

Wikimedia est une marque de la Wikimedia Foundation et le nom qui chapeaute les projets que soutient cette fondation ; il s'agit du projet d'encyclopédie en ligne Wikipédia, que nous connaissons tous.
Il existe d'autres projets, avec la même philosophie. A titre d'exemple, voici deux projets liés au langage :

WIkiquote : un projet libre de collecte de citations. De nombreuses catégories d’hommes célèbres y sont répetoriées. Dans la catégorie Chanteur, cela va par exemple de Akhenaton à Frank Zappa
http://fr.wikiquote.org/

Le Wiktionnaire, branche francophone du projet Wiktionary. C'est un dictionnaire libre et gratuit que chacun peut améliorer.Le site annonce actuellement 2 097 040 articles décrivant en français les mots de plus de 900 langues (et le site invite à s’entrainer à rédiger des articles dans le « bac à sable »).
http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire


Celui qui vise le plus à l’accès à la connaissance pour tous : Open Training Platform de l’Unesco


Un petit rappel, l’acronyme UNESCO signifie : United Nations Educational Scientific and Cultural Organization.
La plateforme s’inscrit donc dans la philosophie de cet organisme. “UNESCO facilitates a collaborative access to existing free training courses and promotes open licensed resources to specialized groups and local communities for development.” Elle offre un espace collaboratif structuré pour partager les formations déposées par les utilisateurs.
A ce jour, la plateforme annonce 3508 cours, 293 catégories, 6052 membres.
Un bref passage dans la catégorie langage, permet de voir la diversité des ressources proposées : initiation au polonais, langue cree, phonétique de l’anglais, etc.
http://opentraining.unesco-ci.org/


Le plus prestigieux : OpenCourseWare du MIT

Cette plateforme existe depuis 2001. Elle repose sur l’accord des enseignants volontaires pour publier l’ensemble de leurs matériaux de cours. Ils proposent aujourd’hui plus de 2000 unités d’enseignement.
Leur mot d’ordre : « Unlocking Knowledge,Empowering Minds.”
Et le contenu est annoncé de façon claire, dès la première page : « Free lecture notes, exams, and videos from MIT.No registration required.”
http://ocw.mit.edu/index.htm

Marie-Pierre Geron



Source :

Olivier Ertscheid. Les enseignants, la formation en ligne et les ressources éducatives libres : quel mode de financement ? Documentaliste - Sciences de l'information - 2011, vol.48, n°3.

mercredi 15 décembre 2010

Aux "femmes numériques" ?

Prêchant pour sa propre paroisse, MICROSOFT s'est penché sur le rapport des femmes avec le numérique -rien que cela ! Et l'enquête menée auprès de 500 French Women -seulement- établit une rapide typologie du vécu intrinsèque de la relation à la technologie -numérique- selon la situation professionnelle des femmes.

Nous sommes donc des privilégiées ! Nous faisons partie, nous les INTD-iennes, de la catégorie des "femmes-numériques".


IPSOS et MICROSOFT complètent leur typologie avec deux autres qualifications : les "techno-demandeuses" et les "techno-défavorisées". Ces dernières ressentent une dichotomie avec "les cols blancs", ces femmes travaillant à un bureau et donc à priori plus favorisées qu'elles. Oui, il peut y avoir le chômage, oui, il peut y avoir une absence de formation initiale. Mais le sondage atteste que plus de la moitié des femmes souhaitent maîtriser la technicité numérique comme un moyen d'accès à une plus grande chance professionnelle, à un travail.

Les sondeurs parlent de "réduction des inégalités professionnelles hommes-femmes" que représenterait l'accès à la technicité numérique. Ou du moins, comme l'écrit Pascale Molinier, une appropriation de ce qui a été vécu par les femmes comme l'apanage de l'archétype masculin, ce qui est corroboré par l'enquête : "ces femmes interrogées estiment que leur [maîtrise] de la technicité numérique les met(trait) sur un pied d'égalité avec les hommes".

En lisant cet article, je me suis souvenu de de Daniel Pennac et de sa femme, qui ont assuré pendant x années, du soutien scolaire aux enfants en bas de leur immeuble après l'école.

Et j'ai pensé à L., à qui je pourrai faire toucher le clavier, comme ça.

http://www.artesi.artesi-idf.com/public/article/le-numerique-au-service-de-la-reduction-des-inegalites-professionnelles-hommes-femmes.html?id=22406

jeudi 11 mars 2010

Chatroulette et formation 2.0

Le zapping humain n'est plus cantonné à la télé-réalité. Le web s'est récemment emparé du concept en permettant de chatter avec un inconnu pris au hasard sur la toile ... puis de passer au suivant.

La chatroulette est une sorte de roulette russe du chat qui permet de discuter via webcam avec un parfait inconnu de manière totalement aléatoire. Une occasion unique de parler agriculture biologique avec une infirmière de Portland, puis de tenter de convaincre un Australien de la place centrale, forcément centrale, de la France dans le monde.
On navigue d'un interlocuteur à l'autre par simple clic sur la touche next. Un zapping cruel ... mais parfois indispensable vu qu'on peut y trouver le meilleur comme le pire !
Pour éviter les rencontres indésirables, de nouvelles applications apparaissent déjà (comme TinyChat Next !) qui propose la possibilité de créer des communautés ou des groupes de discussion.
Ces projets innovants ne sont pas encore dans leur phase de maturité mais pourraient servir de cadre de formation dans les entreprises.
En effet, Sally Ann Moore (fondatrice et directrice du forum ilearning) présente, dans une interview donnée à Nextmodernity, les résultats d'une étude américaine sur les stratégies de formation qui permettent le mieux de mémoriser l'information. Largement en tête apparaît l'apprentissage par les pairs (90% de mémorisation de l'information), loin devant les jeux sérieux et la simulation (60 à 75%), le travail en groupe (35%) et la lecture (5-10%). Implémenter des sessions de formation via une chatroulette dans un intranet d'entreprise pourrait donc permettre de développer la mutualisation des connaissances ... et de faire de sérieuses économies. Une brillante idée à soumettre dès à présent à votre RH.
Qui aurait crû que ce ténébreux stagiaire vous aurait permis de faire correctement la différence entre les relations hiérarchiques génériques et les relations hiérarchiques partitives dans un thésaurus ?

mardi 19 janvier 2010

Quand jouer devient sérieux

Le forum iLearning qui se déroule au Palais des Congrès, du 18 au 19 janvier, se termine ce soir. On y a abondamment parlé des serious games. Ce nouveau type de formation qui combine le jeu vidéo à une volonté éducative investit le secteur de la formation et l'entreprise 2.0.

Le premier à tâter le terrain, comme souvent, est l'armée américaine avec America's army. Depuis 2002, ce jeu de simulation permet de vivre le quotidien d'un soldat au moyen d'un avatar.

D'autres secteurs développent leurs activités autour du serious gaming. Ce matin, la société Interaction Healthcare présentait officiellement son projet Pulse, une simulation 3D, permettant d'appréhender de manière ludique des savoirs médicaux complexes. De même, l'Académie de Toulouse a créé le jeu Technocity qui permet de découvrir les métiers de l'ingénierie à travers des jeux de plateforme et de réflexion.
Même les grandes entreprises s'y mettent. Ainsi, l'Oréal a développé HairBe12, un serious game sur la gestion d'un salon de coiffure. BNP Paribas propose Ace Manager pour les jeunes diplômés afin de les familiariser aux métiers bancaires.

Ce secteur en pleine expansion a d'ailleurs le soutien de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'état chargé de la Prospective et du Développement de l'économie numérique. En septembre 2009, son ministère décidait de financer 92 projets de serious game à hauteur de 35 millions d'euros.

Ainsi, à l'heure où les digital natives commencent à entrer sur le marché du travail, le monde de l'entreprise serait bien avisé de se saisir du serious game et de l'interfacer avec l'environnement web 2.0, notamment les réseaux sociaux. Déjà, le jeu Jetset qui permet de se former comme agent de sécurité aéroportuaire n'est disponible que sur iPhone et Facebook.
Et les univers virtuels tels que Second Life peuvent également offrir des opportunités réelles comme interfaces de jeux éducatif, participatif et collaboratif.

Alors à quand une application téléphonique ludique "Comment devenir boss à la place de mon boss" dans le train de banlieue en direction du boulot sous l'avatar de Karl Marx ?

mercredi 13 mai 2009

Le guide "Métiers et emploi en infodoc" d'Archimag

Dans ce guide pratique n°36, Archimag fait le point sur les métiers et les compétences en infodoc, à l'heure du tout numérique et du web 2.0, et en montre les nouvelles perspectives.
Après un état de l'art de la situation actuelle des professionnels (profils, marché de l'emploi...) ce guide, illustré par des retours d'expériences, propose différentes démarches pour:
- faire face au changement et profiter de nouvelles opportunités
- se positionner au sein des organisations
- renforcer ses compétences à travers la formation et l'utilisation des réseaux professionnels
- choisir une formation initiale ou une formation continue.

Parmi les auteurs: Jean-Philippe Accart (Auteur de Le métier de documentaliste, Cercle de la librairie, 2008.), Christophe Deschamps (Outilsfroids.net), Nicolas Moinet (Icomtec) et Martine Sibertin-Blanc (ADBS).

Pour plus d'information (sommaire,extraits d'articles...): Archimag-Guides pratiques


mardi 28 avril 2009

Un panorama d'outils de recherche d'informations gratuits et en ligne

Jérôme Bondu, fondateur d’Inter-Ligere, société de conseil, études et formations en veille et intelligence économique, vient de publier un panorama d'outils de recherche d'informations gratuits et en ligne.
Le constat de la grande masse d'informations disponible en ligne ne date pas d'aujhourd'hui mais l'on assiste maintenant à un "tool overload" (un trop plein d'outils), lui même en constante mutation, qui rend également difficile le choix d'un outil de recherche plutôt qu'un autre.
Le présent travail analyse une quarantaine d'outils sélectionnés pour leur pertinence, leur simplicité de prise en main et leur utilisation gratuite et ne nécessitant aucune installation logicielle. Ces critères de choix destinent davantage cette boîte à outil à des néophytes qu'à des professionnels.

Selon son auteur, ce document s’adresse aux internautes répondant positivement à au moins deux de ces quatre critères :
- passant au moins 30 minutes par jour à rechercher des informations sur internet,
- n'utilisant qu’un seul moteur de recherche (en France 91.2% des recherches sur internet ne sefont qu’avec Google),
- ne tapant qu’un ou deux mots clés, tout au plus, pour vos recherches (55% des requêtes se font avec un ou deux mots clés maximum),
- ayant le sentiment de mal utiliser internet !

Pour chacun des outils, l'auteur précise l'adresse, les bénéfices que l’on peut en attendre, une
présentation des fonctionnalités, et éventuellement une remarque. Une capture d’écran accompagne chaque description.
Le document est structuré en fonction du type de recherche qu'un internaute peut vouloir effectuer, voici le sommaire synthétique :

  • Vous voulez rechercher des informations
- Rechercher des informations sur des sites
- Rechercher des informations spécifiquement dans les blogs, groupes et forums
- Rechercher des personnes
- Rechercher des informations via les outils sociaux
- Rechercher des informations dans la presse
- Autres outils pratiques

  • Vous voulez recevoir automatiquement des informations
- Recevoir des alertes
- Recevoir des flux RSS
- Autres outils pratiques

  • Vous voulez analyser les informations collectées
- Mesurer la notoriété de sites ou de personnes
- Mesurer le nombre de sites liés à une page
- Vérifier la source

L'auteur annonce que ce travail sera complété par deux autres : un second livre blanc présentera des outils gratuits mais nécessitant une installation sur les postes de travail et un troisième traitera des plateformes (payantes) qui offrent des fonctionnalités très performantes.

Espérons que ces travaux seront réédités régulièrement tant le paysage des outils disponibles évolue rapidement.

Jérôme Bondu, Panorama d'outils de recherche d'informations gratuits et en ligne, version 1, 40 p. avril 2009.
[Disponible en ligne (consulté le 28 avril 2009): http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/69/75/75/Inter-Ligere_outils-recherche-gratuits-enligne_V1.pdf]

mardi 10 mars 2009

Réunion d'information sur la formation titre I - INTD - Cnam

Deux réunions d'information sur la formation "chef de projet en ingénierie documentaire" (bac + 5) se tiendront les jeudi 12 mars et mardi 7 avril 2009, de 14 à 16 heures, 2, rue de Conté, Paris 3e arrondissement.

Les inscriptions auront lieu du 23 mars au 5 mai, pour une rentrée le 29 septembre 2009.

Pour en savoir plus : consulter le site de l'INTD - Cnam