Inspirés par les bons chiffres du marché américain, les industriels du livre français ont mis tous leurs moyens et leur énergie dans la promotion du livre numérique en France.
Au dernier trimestre 2011, les consommateurs français ont vu arriver sur le marché de nombreuses liseuses et tablettes (Kindle, Kobo, Cybook, Nook, Sony Reader...) et avec elles le développement de plateformes de distribution de livres numériques. Chaque acteur entretenant l'espoir d'accaparer une solide part du marché.
Cependant, note Hubert Guillaud dans un billet publié le 30 mars dernier, le marché peine à décoller. En 2011 en France, la vente de livres numériques a représenté 12,5 millions d'euros, soit seulement 0,5 % des ventes totales de livres. Autrement dit un relatif échec en regard de ce que sont les marchés américain, sud-corréen ou encore britannique.
Comment expliquer cet échec ?
La raison la plus fréquemment invoquée pour expliquer ce retard est le prix du livre numérique (15 € en moyenne), qui en France est encadré par la loi sur le prix unique du livre numérique adoptée en mai dernier.
Mais cette explication fait long feu lorsqu'on le compare au prix britannique (13 € en moyenne) ou encore au prix allemand (11 € en moyenne) où le marché connaît lui aussi quelques difficultés.
En revanche, pour expliquer le succès du livre numérique aux Etats-Unis, les spécialistes évoquent plutôt la conjonction d'un réseau de libraires en mauvais état et un effondrement du marché du livre papier, créant ainsi un effet du substitution qui agit comme un booster sur le livre numérique.
"Ebooks Explosion"
Aux États-Unis, en 2011, le marché du livre numérique représentait 2 milliards d'euros, soit une croissance de 117% par rapport à 2010. Un marché dominé par Amazon (70% de part de marché) qui désormais y vend plus d'exemplaires numériques que papier.
70 millions d'utilisateurs déclarent acheter plus de 10 livres par an, papier ou numérique.
Par ailleurs, près de 40% des adultes possèdent une liseuse ou une tablette, ce dans des proportions égales. Un taux d'équipement qui grimpe jusqu'à 61% chez les diplômés de l'enseignement secondaire.
Justement, le marché du livre numérique ne se limite pas à la seule édition dite "de littérature générale". L'EPUR (édition professionnelle, universitaire et de recherche) comme l'a baptisé le Groupement Français de l’Industrie de l’Information (GFII) présente ses propres spécificités qu'elle cherche à faire valoir auprès de ses publics, des industriels et des décideurs.
En mars dernier, le GFII a profité du Salon du livre pour présenter un livre blanc consacré au livre numérique scientifique et professionnel.
Pour en savoir plus :
Dossier : Le marché français des lieuses - http://actualitesdulivrenumerique.over-blog.com/article-dossier-le-marche-francais-des-liseuses-91150268.htmlhttp://actualitesdulivrenumerique.over-blog.com/article-dossier-le-marche-francais-des-liseuses-91150268.html
Marché de l'ebook en France : Explosion imminente - http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/acteurs-numeriques/marche-de-l-ebook-en-france-explosion-imminente-31940.htm
Le marché du livre électronique est-il en panne ? - http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2012/03/30/le-marche-du-livre-electronique-est-il-en-panne/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+lafeuillerss+%28lafeuille%29&utm_content=Netvibes#xtor=RSS-32280322
Estimation et projections sur le marché du livre numérique en France - http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/usages/estimations-et-projections-sur-le-marche-du-livre-numerique-32817.htm
Le marché du ebook en 2011 en une seule image - http://comprendrelelivrenumerique.com/2012/01/08/le-marche-du-ebook-en-2011-en-une-seule-image/
Aperçu de l’état du marché de l’ebook en France et dans le monde - http://www.lettresnumeriques.be/2012/02/10/apercu-de-l%E2%80%99etat-du-marche-de-l%E2%80%99ebook-en-france-et-dans-le-monde/
Le boom du marché des ebooks aux États-Unis - http://frenchweb.fr/infographie-le-boom-du-marche-des-ebooks-aux-etats-unis-61301/
Le livre numérique dans l’édition professionnelle, universitaire et de recherche : retours d'expériences - http://www.gfii.fr/fr/evenement/le-livre-numerique-dans-l-edition-professionnelle-universitaire-et-de-recherche-retours-d-experiences - http://gfii.fr/epur/
Blog de veille des chefs de projet en ingénierie documentaire et gestion des connaissances en formation à l'INTD-Cnam
mardi 8 mai 2012
samedi 5 mai 2012
Google Chrome accélère !
Google lance sa nouvelle version de Chrome, le navigateur devenu le plus populaire et le plus utilisé aux Etats-Unis. Google Chrome 19, actuellement en béta, a un meilleur algorithme qui permet de décider plus finement les fonctions qu'il doit optimiser.
Comment cet algorithme fonctionne-t-il ?
Le JavaScript est exécuté en deux étapes successives. Dans un premier temps, le code machine est compilé. Durant cette première étape, la vitesse ne diffère pas de celle de Chrome 18. C'est lors de la seconde étape que le nouvel algorithme fait ses preuves coté vitesse. En effet, l'ancien algorithme faisait que le moteur V8 s'arrêtait toutes les millisecondes pour analyser chaque fonction en cours d'exécution, afin de décider de celles qui devaient être à optimiser. A présent, le moteur JavaScript va garder en mémoire le nombre de fois où les fonctions JavaScript vont être appelées par le programme et concentrer l'optimisation directement sur ces fonctions. Ainsi, le nouvel algorithme va mettre fin aux arrêts toutes les millisecondes, puisque les fonctions seront déjà enregistrées.
Quels sont les intérêts de cette nouvelle version de Chrome pour les utilisateurs ?
Dans un premier temps, la vitesse du V8 devrait être, selon le benchmark SunSpider, jusque 25% plus rapide que le précédent.
Ensuite, la gestion des favoris pourra se faire par simple glisser-déposer, ce qui va simplifier les recherches et la gestion des favoris de bons nombres d'internautes.
Dans un troisième temps, la synchronisation entre différents appareils a nettement progressé. Le moteur de recherche Google et une partie de la suite Google sont utilisés sur les téléphones portables (Android et Iphone) et les tablettes. Google a également créé, il y a quelques mois, un téléphone "by Google" (le Galaxy Nexus de Samsung), mais également Google Drive (qui permet d'avoir accès à ses documents Google Docs, à 5 Go de mémoire gratuite... je vous renvois ici à l'article de mon collègue, RAMBOASALAMA Alain). Ces outils étant utilisés sur différents supports, Chrome 19 permet d'ouvrir, depuis la page d'accueil du moteur de recherche, des onglets affichés sur d'autres machines (téléphones portables, tablettes, ordinateurs fixes ou potables...).
Quels sont les limites du nouvel algorithme ?
D'après les premiers tests, il semblerait que l'augmentation de la vitesse de Chrome 19 (comparé à son prédécesseur) soit visible surtout pour les petits programmes JavaScript.
A vous de jouer !
Vous pourrez vous-même tester cet algorithme sur le site Chrome Experiments de Google : http://www.chromeexperiments.com/.
Sources :
BELFIORE Guillaume, "Google optimise le moteur JavaScript de Chrome", 04 mai 2012, http://www.clubic.com/navigateur-internet/google-chrome/actualite-489888-google-optimise-moteur-javascript-chrome.html
CROCHET-DAMAIS Antoine, "Google booste le moteur JavaScript de Chrome", 04 mai 2012, http://www.journaldunet.com/developpeur/client-web/google-optimisation-de-v8-dans-chrome-0512.shtml
FEUGEY David, "Google stabilise et sécurise son navigateur web Chrome", 11 avril 2012, http://www.silicon.fr/google-stabilise-et-securise-son-navigateur-web-chrome-73622.html
G. Jérôme, "Google Chrome : nouvelle technologie pour le moteur V8", 04 mai 2012, http://www.generation-nt.com/google-chrome-v8-javascript-vitesse-optimisation-actualite-1575851.html
MOUSSIE Stéphane, "Le moteur JavaScript de Chrome toujours plus rapide", 04 mai 2012, http://www.macgeneration.com/news/voir/243632/le-moteur-javascript-de-chrome-toujours-plus-rapide
RAMBOASALAMA Alain, "Google Drive, sur un nuage !", 04 mai 2012, http://bloguniversdoc.blogspot.fr/2012/05/google-drive-sur-un-nuage.html
vendredi 4 mai 2012
Google Drive, sur un nuage !
Un nouveau service de stockage et de partage en ligne fait son apparition, Google se lance dans l'aventure. 6 années de gestation auront été nécessaires pour la Silicon Valley Google.
Ses principaux concurrents, Dropbox et Skydrive Microsoft n'ont qu'à bien se tenir. Mais est-ce une réalité ou plus un effet d'annonce ?
Direction Google Drive pour en savoir et en juger par nous même :
Google Drive c'est :
Google Drive c'est :
1 compte gmail, 5 Go gratuit, 25Go pour 2,49 $/mois, à 100 Go pour 4,99 $/mois et à 1 To pour 49,99 $/mois. Accéder à vos documents où que vous soyez et possibilité de les rechercher facilement par mots-clés. Google Drive est compatible avec trente types de documents depuis votre navigateur, sans même disposer du logiciel adéquat. Et, parmi les formats compatibles, Google cite deux logiciels d'Adobe : Photoshop et Illustrator. Alléchant, non ?
Google Drive a pour lui son prix, jusqu'à 4 fois moins cher que ses concurrents.
Google Drive a pour lui son prix, jusqu'à 4 fois moins cher que ses concurrents.
Mais mais mais !!!
Google Drive ne rivalise pas avec la simplicité de Dropbox et sa compatibilité à de nombreuses plateformes mobiles (iOS, Android, Blackberry) ou avec la dernière fonctionnalité de SkyDrive qui permet de se connecter à son PC à distance.
Autre aspect de discussion sur les stockages en ligne, les cloud : la confidentialité des données.
Le site américain CNET s’est penché sur les conditions d’utilisation des principaux services de stockage en ligne: Dropbox, Sky Drive et le tout nouveau Google Drive.
Si dans tous les cas nous pouvons être d'accord sur cette condition d’utilisation typique de Google annoncé clairement :
«Certains de nos Services vous permettent de soumettre des contenus. Vous conservez tous vos droits de propriété intellectuelle sur ces contenus. Ce qui est à vous reste à vous.»
La suite laisse la porte grande ouverte à débat : «En soumettant des contenus à nos Services, par importation ou par tout autre moyen, vous accordez à Google (et à toute personne travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification, de création d’œuvres dérivées (des traductions, des adaptations ou d’autres modifications destinées à améliorer le fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage ou de distribution public desdits contenus.»
En clair, Google n’exclut pas d’exploiter à sa guise les données qu’on le charge de stocker. N'allons pas jusqu'à évoquer une recherche et exploitation de nos photos personnelles, Google se blinde juridiquement en usant de formules floues et contradictoires.
Google Drive ne rivalise pas avec la simplicité de Dropbox et sa compatibilité à de nombreuses plateformes mobiles (iOS, Android, Blackberry) ou avec la dernière fonctionnalité de SkyDrive qui permet de se connecter à son PC à distance.
Autre aspect de discussion sur les stockages en ligne, les cloud : la confidentialité des données.
Le site américain CNET s’est penché sur les conditions d’utilisation des principaux services de stockage en ligne: Dropbox, Sky Drive et le tout nouveau Google Drive.
Si dans tous les cas nous pouvons être d'accord sur cette condition d’utilisation typique de Google annoncé clairement :
«Certains de nos Services vous permettent de soumettre des contenus. Vous conservez tous vos droits de propriété intellectuelle sur ces contenus. Ce qui est à vous reste à vous.»
La suite laisse la porte grande ouverte à débat : «En soumettant des contenus à nos Services, par importation ou par tout autre moyen, vous accordez à Google (et à toute personne travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification, de création d’œuvres dérivées (des traductions, des adaptations ou d’autres modifications destinées à améliorer le fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage ou de distribution public desdits contenus.»
En clair, Google n’exclut pas d’exploiter à sa guise les données qu’on le charge de stocker. N'allons pas jusqu'à évoquer une recherche et exploitation de nos photos personnelles, Google se blinde juridiquement en usant de formules floues et contradictoires.
En tout cas, faites votre choix de service, découvrez cet énième service de la maison Google et surtout restez vigilant !
Sources :
Semaine européenne de l'Open Data
Du 21 au 26 mai 2012 se déroulera à Nantes la "Semaine Européenne de l'Open Data".
L'Open Data est une démarche qui permet de rendre des données numériques accessibles et utilisables par tous.
La mise à disposition des données publiques revêt un caractère obligatoire et, pour les collectivités et les organismes publics, l'ouverture des données consiste à publier sur une plate-forme ouverte des informations statistiques, cartographiques,des horaires, des données économiques et financières sur les territoires.
Certaines associations ou entreprises commencent également à ouvrir leurs données, par exemple Openaid ou Enel.
Attention, toutes les données ne sont pas ouvrables : définies par un cadre juridique, il s'agit des données relatives à la vie privée, les données nominatives, les données relevant de la sécurité nationale, les données sur lesquelles des tiers détiennent des droits de propriété intellectuelle.
L’enjeu consiste aujourd’hui à constituer une source d'informations fiable pour les journalistes, les chercheurs et les citoyens.
Au programme de cette semaine de manifestations, quatre temps forts sont proposés :
- ateliers participatifs,
- conférence nationale,
- conférence internationale,
- conférence scientifique
Chercheurs, journalistes, entrepreneurs, associatifs, innovateurs, et tous les citoyens intéressés pourront ainsi de se familiariser avec les données, appréhender les compétences nécessaires à leur traitement, en analyser, en visualiser, en co-produire, découvrir des projets économiques et sociaux innovant, faire un état des lieux des recherches scientifiques, profiter de retours d’expériences de pays étrangers, et approfondir toutes les questions qu'ils pourront se poser.
Pour en savoir plus:
http://www.opendataweek.org/
jeudi 3 mai 2012
Ergonomie web : des principes de base non respectés pour la majorité des sites !
Impossibilité
de trouver l’information recherchée, manque d’organisation des
pages web, présence de liens sans objets, manque d’aide à la
navigation, téléchargement interminables.... Le web serait-il
encore immature et instable ? Le cabinet Forrester a publié ce
mois-ci un rapport édifiant “Lessons Learned From 1,500 Website
User Experience Reviews” reposant sur 25 critères. Sur 1.500 sites
testés, seuls 3% respecteraient les principes ergonomiques de base.
Sur le web, trop de sites ne tiendraient donc pas leurs promesses…
Qu'est-ce
que l'ergonomie ?
L'ergonomie
des sites web, c’est-à-dire des interactions entre les
utilisateurs et un site web, ne concerne pas seulement les aspects de
surface ou les aspects graphiques directement visibles, elle concerne
à la fois :
-
l'utilité, c'est-à-dire la capacité du site de répondre aux
besoins " rééls " des utilisateurs (sur le web :
rechercher des informations, acheter des articles en ligne, jouer,
communiquer…);
-
l'utilisabilité, ou facilité d’utilisation – caractéristiques
des interfaces pour tout ce qui concerne la présentation.
L'ergonomie
dépend donc de l’adéquation entre ce que propose le site (le
contenu, les services, etc.) et les besoins des utilisateurs
potentiels, mais aussi de la facilité d’utisation du site tant au
niveau de sa présentation que du " dialogue ". Il apparaît
qu'un visiteur place la facilité d'utilisation au deuxième rang,
après la qualité du contenu.
Une enquête avait déjà été réalisée par le Pôle Conseil En Ergonomie de BenchMark Group en janvier 2009.
Des chiffres intéressants :
Une enquête avait déjà été réalisée par le Pôle Conseil En Ergonomie de BenchMark Group en janvier 2009.
Des chiffres intéressants :
81
% n’aiment pas les sites où il y a trop d’animations qui gênent
la lecture
1
internaute sur 2 décide de quitter un site en moins d’1 minute si
ce dernier ne leur convient pas
75
% des internautes rencontrent des difficultés pour trouver ce qu’ils
cherchent
58
% sont confrontés à des problèmes de navigation
66
% trouvent les contenus des sites souvent mal présentés
47
% trouvent l’allure des pages d’accueil peu engageante
L'ergonomie
cognitive
L'ergonomie
cognitive est l'étude des interactions avec un dispositif ou un
produit (essentiellement informationnel) qui nécessite l'utilisation
des grandes fonctions mentales de l'homme (perception, mémoire,
traitement).
Pour
agir, il semble ainsi nécessaire que l'utilisateur ait une bonne
compréhension de ce qu'attend ou va faire le dispositif. L'interface
Homme/Machine du système doit être pensée en conséquence en
termes de présentation de l'information et des interactions.
L’évidence
apparaît : la connaissance approfondie du système
perceptivo-cognitif est semble t-il indispensable pour construire des
interfaces efficaces, des règles ne suffisent pas...
Sources :
Sources :
- L'ergonomie
cognitive, un compromis nécessaire entre des approches centrées sur
la machine et des approches centrées sur l'homme,
Jean-Michel Hoc, CNRS, UVHC, LAMIH, PERCOTEC.
dimanche 29 avril 2012
Votre cloud pollue t'il ?
Greenpeace, sentinelle de la protection de l'environnement a publié ce mois-ci un rapport "How clean is your cloud" (Votre cloud est-il net?).
Données d'entreprises, applications, vidéos, photos, musique..., nous utilisons tous ces espaces de stockage virtuel. Or les 'data center' chargés d'alléger nos disques durs fonctionnent avec des milliers d'ordinateurs et sont particulièrement énergivores.
Loin de remettre en cause le nuage virtuel qui permet de stocker nos milliards de données, l'ONG alerte sur la nécessité pour les géants du marché d'investir dans des centres de données propres, fonctionnant grâce à une électricité verte. En effet, la quantité de données numériques circulant sur le Net devrait être multipliée par cinquante d’ici à 2020.
Le rapport met à jour le classement 2011 des entreprises high tech les plus polluantes sur le marché du cloud computing, "How Dirty is your Data".
Il en ressort que Yahoo et Google ont fait le choix des énergies renouvelables pour accompagner la croissance de leur cloud, alors qu'Amazon, Apple et Microsoft "n’accordent pas suffisamment d’attention à la provenance de l’électricité qu’elles consomment et continuent d’avoir largement recours aux énergies sales pour alimenter leur cloud alors que leurs besoins sont exponentiels."
Bien que le rapport vise tout autant Microsoft, Greenpeace a lancé une campagne pour "pousser Apple à libérer l'Icloud du charbon. La firme de Cupertino a décidé d’utiliser du charbon, une énergie sale et d’un autre âge, pour alimenter les data centers où sont stockées nos photos, nos musiques et nos applications ... Toutes ces raisons qui font de nous des mordus de la marque à la pomme".
L'ONG a également mis en ligne une vidéo parodiant une publicité pour l'Icloud, misant sur une communauté d'utilisateurs plus facile à féderer car sensible à l'esprit d'innovation de la marque et sur la probable volonté d'Apple de ne pas être associé à une énergie du 19ème siècle néfaste pour l'environnement.
La réaction à ce rapport ne s'est d'ailleurs pas faite attendre et Apple a indiqué que son futur centre de données "sera alimenté à 60% par de l'énergie renouvelable produite sur le site. L'installation sera à terme "la plus verte jamais construite".
Sources :
Rapport (version résumée en français, rapport complet en anglais)
Vidéo
Articles
jeudi 12 avril 2012
La dématérialisation des archives une chance pour les chercheurs.
Depuis peu les chantiers de dématérialisation patrimoniale se multiplient. Si la Bnf est depuis longtemps engagée dans la numérisation de ses fonds patrimoniaux en partenariat avec Europeana, le début de l'année 2012 a vu se multiplier les annonces.
Mais au fond, sait on bien de quoi il s'agit?
Si chacun pense savoir ce en quoi consiste la dématérialisation, il, est beaucoup moins aisé d'identifier ce qui se cache sous le vocable obscur de documentation patrimoniale.
« Le patrimoine s'entend, au sens du présent code, de l'ensemble des biens, immobiliers ou mobiliers, relevant de la propriété publique ou privée, qui présentent un intérêt historique, artistique, archéologique, esthétique, scientifique ou technique. »
Qui plus est, l’article L111-1 stipule que :
« Les biens appartenant aux collections publiques et aux collections des musées de France, les biens classés en application des dispositions relatives aux monuments historiques et aux archives, ainsi que les autres biens qui présentent un intérêt majeur pour le patrimoine national au point de vue de l'histoire, de l'art ou de l'archéologie sont considérés comme trésors nationaux. »
Bien qu'étant très générales, ces définition nous éclairent néanmoins sur la nature des documents en question. Il s'agit du coeur même des collections des grandes bibliothèques et des centres d'archive; des documents anciens, précieux et fragiles, que leurs natures et leur conditions de conservation tenaient, bien souvent, hors de portée des lecteurs.
L'opération de dématérialisation ne se réduit pas à une simple numérisation des documents. A cette opération technique parfois des plus délicate, s'ajoute une structuration du document numérique par ajout de métadonnées (descriptives, structurelles et administratives) permettant au lecteur de mieux comprendre le document et son contexte de rédaction.
Après le lancement de la numérisation des archives de Météo France, annoncée début avril (cf. Bruno Texier dans Archimag le 9 janvier 2012 ou une brève de Christelle Di Pietro sur le site de l'ENSSIB ce 12 avril) c'est au tour des archives du RMS Titanic d'être mise à disposition du lecteur (cf. brève de Claire Margaron sur le site de l'ENSSIB).
Au delà de leur aspect de conservation patrimoniale, ces opérations de dématérialisation sont une véritable chance pour les chercheurs qui disposeront, à terme, d'une formidable source d'information sans avoir à se déplacer. Les documents numérisés ayant, en effet, pour vocation d'être diffusés largement via des plateformes en ligne telle Gallica. L'ajout d'une structuration par métadonnées à ces documents allège le travail des chercheurs en leur livrant directement l'ensemble des informations qu'ils auraient trouvé traditionnellement dans les notices.
Gageons que la mise en ligne d'informations fiables et structurées facilitera le travail des chercheurs en Sciences Humaines et stimulera des étudiants, que le faible aura de ces matières et la distance aux sources tendait à décourager.
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