mercredi 14 novembre 2012

Devenir une entreprise 2.0

La réussite de la mise en place d'un projet 2.0 ou "social" au sein d'une entreprise passe par plusieurs axes.

Une entreprise doit décider de devenir une entreprise 2.0 parce qu'elle considère que c'est un atout pour son avenir, ses performances, sa compétitivité et son offre de service. Envisager de devenir une entreprise 2.0 simplement pour suivre la mode, faire face à une pression technologique ou pour satisfaire la génération Y risque de mener à l'échec ou tout du moins à la non utilisation des outils mis en place.

Les ressources humaines ont aussi un rôle important à jouer. Elles sont les contributeurs naturels des réseaux sociaux d'entreprise mais leur rôle doit être envisagé plus largement. Elles seront être utilisatrices, par exemple en utilisant la plateforme pour détecter des profils, expertises, mesurer le climat social de l'entreprise. Elles assureront aussi un rôle de fournisseurs en mettant à disposition les offres RH, la formation en ligne... Mais surtout elles seront les ambassadrices du projet et des outils mis en place en étant moteur pour que ce nouveau mode de fonctionnement soit adopté et les outils déployés.

Mais le déploiement d'un projet 2.0 ne peut pas se limiter à l'appropriation des utilisateurs. L'appropriation par les managers de ces nouveaux outils et du nouveaux mode de fonctionnement est nécéssaire à la réussite d'un projet 2.0. Il doivent avoir un rôle de coordinateur, d'animateur et de superviseur.


Pour plus de détails et d'information vous pouvez consulter le blog d'expert de Bertrand DUPERRIN


 Sources :

Entreprise 2.0 et Social business ? Oui..mais pourquoi ? 19 April 2012 By Bertrand DUPERRIN
Pour les RH le social business ne doit pas débuter par l’adoption d’une technologie, 13 September 2012, Bertrand DUPERRIN
Social et 2.0 : l’adoption par les utilisateurs n’est pas le problème. Par les managers oui.16 October 2012 By Bertrand DUPERRIN






La "Bibliothèque Scientifique numérique" précise ses objectifs

Le dernier numéro d'Arabesques fait le point sur le rapport "BSN : stratégie 2012-2015"; saisissons l'occasion pour (re)présenter le projet de "Bibliothèque Scientifique Numérique" et ses derniers développements.
   
     En France, les rôles relatifs à l'Information Scientifique et Technique (IST) se trouvent répartis entre de nombreux organismes (l'ABES pour le signalement, les groupements de commandes, le PEB; l'INIST-CNRS pour la fourniture de documents à distance et les portails documentaires; le CCSD pour l'archive ouverte HAL; la BnF pour la numérisation...).
Mais ce qui pose encore le plus de souci dans notre pays est la séparation historique entre l'enseignement supérieur et la recherche : de ce fait, les dispositifs documentaires manquent encore de coordination, et leur organisation diffère selon leur public, qui découle de leur mission (chercheurs versus étudiants et enseignants-chercheurs).
Il en résulte une mauvaise lisibilité pour les usagers. En outre, si certains périmètres sont couverts par plusieurs acteurs de l'IST, d'autres ne le sont pas du tout.

   Avec la MISTRD (Mission de l'information scientifique et du réseau documentaire), a été mis en place un projet de Bibliothèque Scientifique Numérique ou BSN, qui vise à améliorer la coordination entre les différents acteurs de l'IST pour mieux répondre aux besoins des chercheurs (tout en rationalisant les coûts) et améliorer ainsi la compétitivité de la recherche française.

Universités, grandes écoles, organismes de recherche et la BnF participent à ce projet qui a pour finalité
- d' améliorer l'accessibilité à l'ensemble des ressources scientifiques nécessaires à la recherche pour tous les chercheurs (sur tout le territoire national),
-et d'augmenter la visibilité de la recherche française par une meilleure diffusion de ses résultats.

Le projet BSN s'articule autour de neuf pôles :
BSN 1 : Acquisition des archives de l’édition scientifique et abonnement aux revues scientifiques
BSN 2 : Dispositifs d’accès et d’hébergement aux/des ressources numériques
BSN 3 : Signalement
BSN 4 : Archives ouvertes
BSN 5 : Numérisation du patrimoine écrit
BSN 6 : Archivage pérenne
BSN 7 : Édition scientifique
BSN 8 : Fourniture de documents/prêt entre bibliothèque
BSN 9 : Formations, compétences, usages

  Dans ce cadre de la BSN, le projet ISTEX (Information scientifique et technique d'excellence) vise à poursuivre la mutualisation des acquisitions, pour aboutir à une infrastructure documentaire commune, accessible par tous les établissements et couvrant toutes les disciplines. Il a notamment pour but de continuer la négociation de licences nationales pour les ressources électroniques.
Le nombre des acteurs participant à ces négociations va être élargi, ce qui permettra de peser plus lourd dans les négociations avec les multinationales que sont les éditeurs scientifiques, et d'obtenir des coûts mieux répartis entre les établissements et plus raisonnables.
ISTEX a également pour but de créer un dispositif permettant le signalement de toute la documentation accessible sur le territoire (et de faire le lien avec la ressource, en fonction des droits). Seront concernées les ressources acquises en licences nationales, mais aussi les abonnements courants des différents centres de documentation, ce qui s'accompagnera de négociations nationales avec les éditeurs pour autoriser l'échange de documents numériques à un coût raisonnable.
Il est également prévu de créer un service unifié pour les ressources numériques et papier, qui coordonnerait le dispositif de prêt de l'ABES et le dispositif de commande de l'INIST-CNRS.

   Un autre grand axe de la BSN concerne le développement des Archives Ouvertes. Un référentiel commun de la production scientifique française sera mis en place, pour une meilleure lisibilité de celle-ci. Un plus haut taux de dépôt dans les archives ouvertes serait en effet très souhaitable.


Source:
Arabesques, BSN : un accès facilité aux savoirs, n°68 (oct-nov-dec 2012)
http://www.abes.fr/Arabesques/Arabesques-n-68

lundi 12 novembre 2012

Mind Mapping et documentation : une première approche pédagogique

Le blog Cactus Acide a publié en septembre/octobre une série de cinq articles de Gildas Dimier, professeur-documentaliste, sur le thème "Aborder la notion de document par le mind mapping". Interpellé par un lycéen quelque peu paresseux - défaut qui s'accompagne souvent d'une certaine ingéniosité... - l'auteur s'est interrogé sur l'opportunité d'utiliser la méthode des cartes heuristiques et autres schémas conceptuels pour mieux faire comprendre à ses élèves les différentes problématiques liées à la fois au document en lui-même et à sa place sur le Net, via les outils de Mind mapping disponibles en ligne (Mindomo, Cmap Tools ou encore Mind 42).

Ces outils permettent dans un premier temps d’aborder aussi bien les dimensions sémantique (contenu et concepts), matérielle (numérique notamment, grâce aux liens hypertextes) et structurelle d’un document, toutes trois indispensables. La logique interne d’un document peut alors être explicitée soir par une arborescence (carte heuristique), soit dans un schéma conceptuel plus poussé.

Ce type d’exercice a bien sûr une dimension intellectuelle, qui interroge le concept d’auteur à la fois au niveau du document primaire, mais aussi dans la conception de sa modélisation via le mind mapping, qui induit une inévitable subjectivité à prendre compte lors de son décryptage par autrui.

Bien que moins évidente, la dimension matérielle de ce type de production est présente, en lien avec son support numérique. L’intégration de liens hypertextes permet quant à elle d’aborder notamment les notions de granularité de l’information et surtout d’instabilité documentaire (liens brisés).

La dimension centrale de ce type d’exercice, enfin, est bien sûr celle qui concerne la structure d’un document et son analyse la plus fine. Les schémas conceptuels permettent d’aborder la hiérarchisation des concepts et des idées, sans se départir d’un aspect rhétorique via les connecteurs logiques. Les cartes heuristiques interrogent quant à elle plus volontiers la notion de média, en particulier de leur instabilité dans le contexte du Web.

L’auteur conclue cette série par une très riche mise en application sur son sujet, à consulter ici.

Source : DIMIER, Gildas, "Aborder la notion de document par le mind mapping", in Cactus Acide (blog), 5 articles publiés du 19/09/2012 au 15/10/2012


L’accessibilité des sites Web et les professionnels de l'information



Le but de ce billet est de montrer sur quels sujets les compétences des spécialistes de l’information peuvent aider à rendre les sites web plus accessibles. Je ne vais pas traiter ici de toutes les recommandations à respecter pour rendre un site accessible, le sujet étant déjà largement développé ailleurs. 

L’accessibilité, c’est quoi ?

C’est l’idée que tout le monde doit avoir accès facilement à l’information publiée sur Internet, en particulier les personnes en situation de handicap (visuel, auditif et cognitif) et en permettre l’adaptation (agrandissement des polices, changement de feuilles de style, périphériques spécifiques…). L’accessibilité peut être aussi vue de façon plus large comme le « web pour tous ».

  Quelles sont les règles ?


En gros, pour qu’un site soit facilement utilisable par une personne lambda ou une machine assistant une personne en situation de handicap, il faut qu’il soit lisible sans feuille de style, sans vidéo et sans image et que la navigation dans les pages soit aisée.
Cela passe par la structuration de l'information. Il faut notamment :

  • identifier les principales zones de la page en leur attribuant un rôle,
  • hiérarchiser les contenus,
  • créer des titres logiques bien balisés (balises <h1>, <h2>...),
  • Structurer les menus de navigation avec des listes.
 Il faut également bien renseigner les métadonnées :
  • de chaque page,
  • des images, vidéos et liens dans chaque page (balise <alt>),
  • des changements de langue (balise <lang>).
 Il faut prévoir un titre et un résumé pour chaque vidéo ou document qui pourrait ne pas être lisible. 

 Les sources

Les notices AcceDe Web
Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.0


lundi 5 novembre 2012

Le développement du livre numérique en France


Le marché du livre numérique est en pleine expansion en France comme dans toute l'Europe. Cette croissance est évaluée pour l'année 2012 à près de 80%.

C'est tout d'abord une offre bien plus riche de contenus qui séduit les utilisateurs. Les nouvelles parutions sont de plus en plus fournies par les éditeurs en livre papier et en livre numérique. Il n' y a jamais eu autant de nouveautés proposées en version numérique depuis l'été 2012.
L'arrivée sur le marché de nouvelles liseuses très perfectionnées, plus agréables d'utilisation et à des prix attractifs contribue également fortement à booster le marché de l'Ebook. Les constructeurs, leaders sur le secteur, comme Apple, Amazon et Google, mettent une grande pression sur le marché.
Enfin, le livre numérique reste plus économique que le livre papier, environ 30 % moins cher.

TVA réduite en France
En effet, en France, le développement du livre numérique profite notamment de l'application d'un taux réduit de la TVA . Celui-ci est de 7 % et devrait passer au 1er janvier 2013 à 5,5% afin de l’harmoniser à celui pratiqué sur les livres papier.
Mais cette réduction de la TVA est contraire aux règles européennes qui assimile le livre numérique à un service fourni par voie électronique et exclut tout taux réduit à ce type de service. La Commission européenne vient ainsi de saisir la France, ainsi que le Luxembourg qui applique de son côté une TVA à 3%, afin d'exiger une mise en conformité avec les droits de l'Union.
Les 25 autres États membres de l'Union, qui respectent les règles européennes et n'appliquent pas de TVA réduite sur les livres numériques, ont également porté plainte auprès de la Commission européenne, soulignant un problème de concurrence nuisant au développement de leur propre marché.
Bruxelles n'exclut pas toutefois une réflexion sur la différence de TVA qui existe entre le livre papier et le livre numérique et sur la nécessité de soutenir le marché du livre numérique. Mais en attendant, il est demandé à la France et au Luxembourg de respecter la législation, sous peine d'amende.

Prix du livre numérique 2012
Le développement du livre numérique en France profite malgré tout pour le moment de ce taux réduit, et, preuve de la place prise dans notre pays par l'Ebook, le "prix du livre numérique 2012" vient d'être lancé par Youboox, plate forme de lecture numérique.
Ce prix a pour objectif de récompenser « des œuvres littéraires en phase avec les nouveaux usages de la lecture numérique : style percutant, capacité à captiver le lecteur page après page et caractère novateur de l’ouvrage ».
Huit ouvrages sont en compétition et sont disponibles à la lecture, gratuitement, depuis la plateforme Youboox , jusqu’au 4 novembre.
  • Autour du Fauteuil -Anthony Galifot
  • Organes à tous les coups – Denis Alamercery
  • Quelque chose de l’oiseau – Patrice Dufétel
  • La vie – Régis de SáMoreira
  • Dans l’œil du gabian – Françoise Laurent
  • Syndrome de la page noire – Jacques Fuentealba
  • Je suis comme vous, unique! – Astrid El Chami
  • La pile du Pont – Audrey Betsch

Fin du livre papier ?
Le livre numérique peut-il faire une réelle concurrence au livre papier ? Le livre papier disparaîtra-t-il à  terme au profit du livre numérique ?
Une étude de l'université de Hambourg, présenté à la foire de Francfort, montre que les lecteurs de livres numériques sont également de grands lecteurs de livre papier.
Le déclin du livre papier n'est donc pas annoncé. Le format papier et le format numérique ont, ensemble, de beaux jours devant eux...



Sources : 

My Boox, Le marché du livre numérique prêt à exploser ?, 26/10/2012
http://www.myboox.fr/actualite/le-marche-du-livre-numerique-pret-exploser-n-18447.html

Le Point, Livre numérique : Bruxelles est agacée par la TVA réduite, 24/10/2012

ActuaLitté, Ebook et TVA : La France, redoutable terre d'optimisation fiscale, 25/10/2012

Youboox, Prix du livre numérique 2012

GraphiLine.com, Livre papier, livre numérique : la guerre des supports, 11/10/2012






(Futurs) RSI, testez vos connaissances en droit !


Les réglementations qui s'appliquent au système d'information (SI) des PME et des grands groupes sont toujours en augmentation.

Les obligations légales et les procédures qui en découlent se sont complexifiées avec l'externalisation des services (cloud computing) et se sont renforcées au sein de l'entreprise avec la modification des comportements des salariés.

Les responsables informatiques d’un système d’information (ou RSI) sont garants du patrimoine informationnel de leur entreprise. A ce titre ils courent des risques qu'ils ne sont pas censés ignorer ; le RSI doit connaître les "règles de l'art" qui régissent sa profession et engage de ce fait sa responsabilité (civile ou pénale) au regard du préjudice subi par l'entreprise du fait de son SI.

Le RSI doit connaitre la réglementation en ce qui concerne les créations intellectuelles, les bases de données, les activités de recherche.
Il doit également encadrer les pratiques des salariés (loi Hadopi pour les téléchargements illicites, protection des données personnelles, propriété intellectuelle et activités illégales) et gérer les intervenants externes, en prenant un soin particulier quant à l'élaboration des contrats avec les différents types de prestataires.
Il doit être le garant de la mise en place et de la sécurité des données comme l'archivage des documents et des éléments de messagerie, la gestion des sauvegardes, du parc logiciel,... tant de notions qui exigent de posséder la culture juridique adéquate et de connaître l'étendue exacte de sa responsabilité.

(Futurs) RSI, avant de signer votre (futur) contrat, prenez garde : y-a-t-il au sein de l'entreprise un expert juridique, un directeur informatique et sécurité, ... quel est le paramètre réel de votre implication ?

Faites également bien le point sur vos capacités à gérer un service : quelle information faut-il conserver, pendant combien de temps, êtes-vous préparé au e-discovery, savez-vous ce que c'est ?
Êtes-vous en mesure d'installer une veille juridique à la hauteur des nécessités de votre (future) entreprise ?


Sources :

Aide-mémoire de droit à l'usage des responsables informatique
Isabelle Renard, Jean-Marc Rietsch (Dunot)

Règles de l'art et normes techniques
A. Penneau, LGDJ, 1989, Bibl.dr.privé, t.42

Droit : www.cnil.fr

L’image et le droit
Manuela Bournes (Eyrolles)

Droit d’auteur et bibliothèques
Yves Alix (Collection Bibliothèques – Edition du cercle de la librairie)

Délai de conservation des documents : vosdroits.service-public.fr/pme/F10029.xhtml

 Sécurité : www.ssi.gouv.fr

Anonymous, pirates informatiques ou altermondialistes numériques – Peuvent-ils changer le monde ?
Frédéric Bardeau, Nicolas Danet (Editions Fyp)





lundi 29 octobre 2012

Faisons-nous toujours la guerre à Google ?

En 2005, on se souvient du tollé général qu'avait provoqué l'accord de numérisation "sauvage"entre cinq des plus grandes bibliothèques américaines et Google. Les auteurs et éditeurs avaient été entre temps laissés sur la touche. Après une âpre bataille, ils avaient obtenu réparation, avec dommages et intérêts. 
De son côté, l'Europe s'était sentie elle-même secouée, elle a vite craint d'être envahie à son tour...Le manifeste Quand Google défie l'Europe du président de la BnF Jean-Noël Jeanneney (1) alertait alors sur les dangers de cette structuration du savoir et de la connaissance, laissée désormais aux seules mains du géant américain. 
Pour faire contre-pouvoir, ce fut alors la création de Gallica en France et de l'actuelle bibliothèque numérique européenne, Europeana. Citons aujourd'hui d'autres initiatives notables : AthiTrust aux Etats-Unis, Digital Public Library of America, gratuite et qui sera lancée officiellement le 13 avril 2013 (2).

La surprise a pourtant eu lieu ce mois d'octobre 2012, Google et les éditeurs américains viennent de signer un accord de paix. 
Après le rejet du règlement par le juge Chin, ils signent seuls un accord secret et sans doute avantageux avec Google alors que les auteurs sont toujours en conflit acharné avec ce dernier...

En France, cela a été plus sinueux. Le procès gagné par le groupe La Martinière-Le Seuil avait permis d'interdire à Google toute forme d"opt-out", c'est à dire de numérisation sans accord des ayants-droit. Mais très vite, ils n'ont pas été totalement suivis : Hachette - le plus grand groupe - a initié une série d’accords de son côté, plus tard les éditeurs associés au ministère de la Culture et à la BNF, ont fait voter une loi qui permet de contourner cette interdiction. 
Cette loi ne s'applique que pour les livres classés "indisponibles du XXe siècle" (auteurs non encore identifiés) mais elle donne une première autorisation de s'emparer d'un contenu à cette condition, et de pouvoir légaliser sa mise en ligne définitive si personne ne se manifeste au bout de 2 ans dans Google-Livres (3) (4). 
Un début de légalisation progressive de l'opt-out ?

Il n'y a pas que les éditeurs comme nous venons de le voir qui cèdent du terrain, la politique actuelle du nouveau président de la BnF se différencie de celle de son prédécesseur. 
Celle-ci se veut désormais beaucoup plus souple, et pour cause, Europeana peine tant par sa productivité que par ses capacités de financements à assurer la numérisation en masse, largement continuée par Google...
Plus ennemis alors, mais partenaires ! Bruno Racine nous le confirme, la révolution numérique que nous connaissons est sans précédent, et le véritable avenir de la valorisation de nos contenus devra se faire en collaboration avec le géant américain. Même la future BnF aura pour vocation à devenir une bibliothèque hybride, alliant toujours son fonds papier mais assurant activement son entrée dans le numérique (5).

Un gros couac demeure, et il est de taille...qu'en est-il des auteurs dans tout cela? 
Même Bruno Racine, qui a largement entamé les négociations reconnaît qu'elles sont à ce jour toujours gelées (6). 
Des solutions sont en cours et ont déjà été mises en place, mais la bataille est loin d'être terminée !

Sources
(1) Livre > Quand Google défie l’Europe, plaidoyer pour un sursaut
2e édition revue, augmentée et mise à jour. – Paris : Mille et une nuits, 2006. – 149 p. ; 20 cm.
ISBN 2-842-05970-0 : 11 €
(2) Article > Scoop.it!, Lancement Digital Public Library of Americ 
www.scoop.it/.../la-digital-public-library-of-america-sera-lancee-en-a...
(3)  Article >Observatoire des médias ACRIMED (Satire), Jean Pérès, 22 octobre 2012
(4)Article >Les Echos, Anne Feltz, 05 octobre 2012
(5) Vidéo >  You tube, 2 juin 2010- 7 min - Ajouté par memoirevivetv
(6) Vidéo > Dailymotion, 24 novembre 2011 - 8 min.

Pour aller plus loin :

1) Un article > ADBS, Michèle Battisti, Conférence organisée par l'AFPIDA, le 17 mai 201, publié le 31 mai 2010, "Le livre numérique et la numérisation des fonds : un défi pour le droit d'auteur?

2) Un article > Bulletin bibliographique de France, Mme Battisti, 2011, "Zone grise, zone orageuse"
bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2011-03-0059-012

3) Un livre > Droit d'auteur et propriété intellectuelle : numérisation et bibliothèques, Alain Bensoussan, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation,  1999

4) Vidéo > Conférence Iségoria, André Lucas, Le droit d'auteur aujourd'hui, You tube, 4 avril 2012 - 127 min -Ajouté par audenciatv