mardi 12 novembre 2013

Lancement du nouveau site du Groupe de la Banque Mondiale : Les données financières en libre accès et disponibles dans 5 nouvelles langues

Le 24 octobre 2013 dernier, M. Bertrand BADRE, directeur général et directeur financier du Groupe de la Banque Mondiale annonçait dans une interview que les données financières du groupe seraient dorénavant en libre accès via son nouveau site web en cinq langues: le chinois, l'espagnol, le français, l'hindi et le russe.

Dans un souci de transparence et d'équité dans son travail, ces informations qui étaient jusqu'à présent disponibles qu'en anglais pourront être consultées et analysées par un public plus large dans différents pays.

Ce nouveau site web permet également d'accéder aux données financières de la BIRD (Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement), de l'IDA (Association Internationale de Développement) et de l'IFC (International Finance Corporation) sur les prêts, les contrats, les fonds fiduciaires, les investissements et les états financiers.

La banque mondiale compte, à travers les différentes réactions que susciteront cette innovation, ajouter de nouvelles langues à son site.

Mots: Banque Mondiale, données financières, libre accès, langues

Sources:

La Banque mondiale [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013]

Pour en savoir plus:

World Bank Group Finances (中文) [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013] https://finances.worldbank.org/zh/

World Bank Group Finances (Français) [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013]

 World Bank Group Finances (हिंदी) [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013]

 World Bank Group Finances (Русский) [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013]

World Bank Group Finances (Español) [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013]

Application pour mobiles World Bank Group Finances: http://publications.worldbank.org/index.php?main_page=page&id=20

  
Ifrc [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013]

Bird [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013]

Ida [en ligne] [consulté le 12 novembre 2013] 
 



Convergence entre numérique et audiovisuel: vers la fin de la Hadopi?


La convergence entre les domaines de l'Internet et de l'audiovisuel a soulevé en 2013, au niveau institutionnel, la question du maintien de deux entités de contrôle distinctes pour chacun de ces domaines. 

En effet, dans son rapport sur l'adaptation des politiques culturelles au numérique, déposé le 13 mai 2013 au Président de la République, Pierre Lescure prônait un transfert des compétences de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. La Hadopi serait donc amenée à disparaître en tant qu'institution, le CSA assurant le rôle de régulateur de l'offre numérique.

Cette proposition fait polémique.

Elle semble absolument nécessaire pour certains, en premier lieu la ministre de la Culture, Aurélie Filipetti, qui souhaite intégrer cette mesure dans son projet de loi sur la "Création et la culture". Cette loi devrait être proposée au Conseil des Ministres avant Noël. Si ces délais sont respectés, le projet pourrait être soumis à discussions dès le début de l'année 2014.
Cette mesure est fortement soutenue par le Président du CSA, Olivier Schrameck, qui estime que les mondes de l'audiovisuel et du numérique sont très profondément imbriqués et que, par conséquent, il existe « une profonde logique fonctionnelle à ce que la régulation soit globale ».

Françoise Marais, présidente de la Hadopi, quant à elle, défend la spécificité et l'indépendance de l'Institution, celle-ci ayant un rôle de contrôle sur tous les contenus culturels du Web, y compris les photos et jeux vidéos, et pas uniquement sur les œuvres audiovisuelles. Selon elle, les pouvoirs du CSA et de la Hadopi, l'un basé sur un régime d'autorisation, l'autre sur un système de libertés dont les limites relèvent des règles de droit commun, sont compatibles.

Une autre question est soulevée par ce projet de loi, et soulignée par le mouvement des jeunes socialistes, qui a déclaré que « cette disposition reviendrait à créer une institution de contrôle de l’internet aux pouvoirs inquiétants, qui pourrait aller jusqu’à décider du blocage unilatéral de sites et donc nuire à sa neutralité ».


Sources:
 Manon HUC. La fusion CSA/HADOPI: une mesure inévitable? in Iredic [en ligne. ]. 30 octobre 2013 [consulté le 12 novembre 2013]

Olivier ROBILLART. Hadopi/CSA: le gouvernement présentera une loi sur la "Création" début 2014. in Clubic Pro [en ligne]. 18 octobre 2013 [consulté le 12 novembre 2013]

jeudi 7 novembre 2013

Open data : des redevances des données publiques plutôt minces


Le rapport Trojette remis au Premier Ministre apporte un éclairage attendu sur l'évaluation de la pertinence des redevances des données publiques.

Le rapport commandé en mars dernier par le Premier Ministre à M. Mohammed Adnène Trojette, magistrat à la Cour des comptes a été remis mardi 5 novembre.
Il porte des éclairages attendus sur l'évaluation des modèles économiques de chaque redevance existante portant sur l’utilisation des données publiques.
Cette évaluation vient éclairer l'action du gouvernement et son attachement au principe de l'ouverture au plus grand nombre et à la gratuité des données produites par le service public.
Dans ce domaine, il s'agissait aussi d'interroger la pertinence économique et la légitimité du recours des redevances qui sont encore actuellement pratiquées.
Le rapport recense vingt-sept catégories de données encore soumises à redevance.
Surtout,  il pointe la faiblesse des revenus générés autant que leur tendance à se réduire :
35 millions d'euros générés en 2012, soit une baisse de -33% par rapport à 2010.
Plus encore, 90% de ces revenus se concentrent sur dix jeux de données, généralement vendus par des opérateurs dédiés à la production de données. On apprend ainsi que l'Insee et  l'IGN perçoivent chacun près de 10 millions d'euros et le ministère de l'intérieur 4 millions d'euros !
Pour légitimes que soient les raisons invoquées pour justifier la réticence au principe généralisé de gratuité, cette position de fermeture conclut le rapport, est illusoire et surtout préjudiciable tant à la transparence démocratique, qu'à l'activité économique nouvelle que pourrait générer l''exploitation de certains jeux de données.


Mots clés : open data, données publiques, licence, Cour des comptes, évaluation, France

Sources :

1. Mohammed Adnène TROJETTE, Magistrat à la Cour des comptes.  juillet 2013. [en ligne] [consulté le 7 novembre 2013] Rapport au Premier Ministre "Ouverture des données publiques"  Les exceptions au principe de gratuité sont-elles toutes légitimes ? remis le 5 novembre 2013.

2. Pour en savoir plus on se reportera utilement sur le portail du gouvernement et notamment sur le lien vers les données qui ont servi à l'élaboration du rapport.[en ligne] [consulté le 7 novembre 2013]

L'e-réputation ou l'enjeu de l'identité numérique pour les entreprises


L'e-réputation désigne l'image que donne une entreprise d'elle-même ou de sa marque au travers des médias numériques.

L'e-réputation peut être positive et servir à diffuser des discours à un large public via internet et les réseaux sociaux. L'e-réputation sert alors à conforter la relation entre l'entreprise et ses clients, voire à toucher de nouveaux prospects.
Mais dans le cas d'une notoriété numérique peu flatteuse, l'e-reputation peut nuire fortement aux activités commerciales de l'entreprise.

Face à l'ampleur de l'utilisation d'internet et plus particulièrement des réseaux sociaux, les entreprises sont amenées à gérer leur e-réputation grâce à  la mise en place d'outils de veille et à l'élaboration de stratégies lors de la détection d'informations négatives afin de pouvoir les neutraliser rapidement, ou démentir une rumeur non-fondée.
Les outils couramment utilisés sont les moteurs de recherche classiques, les agrégateurs de flux RSS mais il existe également des outils payants comme AMI Software, Digimind ou Salesforce.com, déjà utilisés par les grands groupes comme Auchan, EDF ou encore Pepsi.

Des exemples de mise en place de la e-réputation au sein de quelques grandes entreprises ici.

La gestion de l'e-réputation est aujourd'hui primordiale dans le cadre de la stratégie commerciale des marques et est à l'origine de l'apparition de nouveaux métiers, complémentaires à ceux de community manager, de chargé de communication Web, chef de projet e-CRM ou encore de gestionnaire des médias sociaux.


Aujourd'hui, pendant que des sociétés s'attèlent à "faire" ou à "défaire" la réputation des marques sur internet, d'autres s'interrogent sur le droit à l'oubli numérique et à l'effacement des données.


Mots-clés : e-réputation, réseaux sociaux, identité numérique, veille stratégique


Sources :

G. Bregeras. Pourquoi l'e-reputation est un enjeu stratégique chez Monoprix ?[en ligne]. 26 septembre 2013 [consulté le 7 novembre 2013]. Disponible sur :
http://www.lsa-conso.fr/pourquoi-l-e-reputation-est-un-enjeu-strategique-chez-monoprix,147889

D. Filippone. Les meilleures solutions pour gérer sa e-réputation. [en ligne] [consulté le 7 novembre 2013]. Disponible sur :
http://www.journaldunet.com/solutions/intranet-extranet/solutions-de-e-reputation/

S. Luptert. Comment les entreprises soignent leur e-réputation.[en ligne]. 3 avril 2013 [consulté le 7 novembre 2013]. Disponible sur :
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202659203536-comment-les-entreprises-soignent-leur-e-reputation-554858.php

P. Molga. Se mettre à l'écoute de la communauté plutôt que de s'y opposer. [en ligne] [consulté le 7 novembre 2013]. Disponible sur :
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/dossier/0201695421205/0201702903995-se-mettre-a-l-ecoute-de-la-communaute-plutot-que-s-y-opposer-235936.php

Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le portail des métiers de l'internet. [en ligne]
[consulté le 7 novembre 2013]. Disponible sur :
http://metiers.internet.gouv.fr/mot_cle/e-reputation

lundi 4 novembre 2013

Open Data Index 2013



L'Open Data Index 2013 nous permet de constater que les données publiques sont toujours indisponibles en France.

Le Groupe français de l'Open Knowledge Foundation (OKP) est le premier site à nous proposer une analyse fine sur l'ouverture des données dans le monde.

Les résultats de cette analyse se basent sur une enquête collaborative de 70 pays. Celle-ci repose sur 10 domaines fondamentaux tels que les dépenses publiques, le budget de l'état, les élections, le registre des entreprises...

L'open data est un sujet sensible et très attendu par tous. Le fondateur de l'Open Knowledge Foundation nous parle même  "d'ouverture des données publiques est un vecteur de démocratie et d'innovation".
La France a pourtant signé la Charte Open Data du G8 et s'est engagée avec l'ouverture des données avec data.gouv.fr. Néanmoins ses données publiques fondamentales restent encore indisponibles.

Le jeudi 31 octobre et le vendredi 1er novembre ont eu lieu l'Open Government Partnership à Londres.
Huit pays dont les Etats-Unis, le Brésil, la Norvège et le Royaume Uni sont à l'origine de cette manifestation internationale mais la France refuse de s'y joindre. Le groupe local OKP  était présent à ce rendez-vous et publiera dans les prochains jours un compte-rendu très attendu sur la responsabilité des gouvernements à mettre en place un plan d'action sur 3 ans sur l'ouverture des données.

L’ouverture des données publiques est un vecteur de démocratie et d’innovation - See more at: http://fr.okfn.org/2013/10/28/opendataindex2013/#sthash.hkk51cFY.dpufd'ouverture

Sources :

Open Data Index 2013 : Des données publiques fondamentales toujours indisponibles en France. In OKF France [en ligne]. 28 octobre 2013 [consulté le 4 novembre 2013]
http://fr.okfn.org/2013/10/28/opendataindex2013/
 Les enjeux du sommet de l'Open Government Partnership à Londes. In OKF France [en ligne]. 29 octobre 2013 [consulté le 4 novembre 2013]
http://fr.okfn.org/2013/10/29/les-enjeux-du-sommet-de-lopen-government-partnership-a-londres/

MOOCs et droits d'auteur

Le  Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a lancé le 29 octobre dernier la plateforme France Université Numérique (FUN). Il s'agit d'une plateforme de cours en ligne. Les cours ne débutent qu'en janvier 2014 mais déjà plus de 12000 personnes sont inscrites pour suivre un des 25 MOOCs prévus.

Qu'est-ce qu'un MOOC ?

MOOC signifie Massive Open Online Course :
Massive : le nombre de participants est illimité
Open : l'inscription est ouverte sans condition, gratuite et peut être réutilisé librement
Online : le cours est suivi en ligne (devoirs et examens également)
Course : c'est un cours avec des objectifs pédagogiques

L'origine des MOOCs

Les MOOCs ont été conçus au départ par des enseignants de grandes universités américaines. Mais ils ont connu une dérive graduelle, à cause de la problématique du droit d'auteur, qui, au fur et à mesure des créations des plateformes MOOCs, a été négligée.
Ce risque existe d'autant plus en France à cause d'un système d'exception pédagogique et de recherche concernant le droit d'auteur.

Le droit d'auteur

Aux Etats-Unis, la règle du "fair use" a été adoptée.

Au Canada, le droit d'auteur a été modernisé en juin 2012 par l'adoption d'une nouvelle loi.

En France, la législation est différente. La question du droit d'auteur se pose en ce qui concerne le contenu d'un MOOC.

L'enseignant ou le chercheur qui crée le contenu reste titulaire des droits sur son cours. Mais pour construire son cours, il peut être amené à utiliser des contenus déjà existants.
La loi française n'autorise pas la diffusion d'un cours dans lequel est utilisé une œuvre soumise aux droits d'auteur. Il faut l'autorisation de l'ayant-droit.

Dans le cas où le contenu d'un cours n'est pas soumis au droit d'auteur, la diffusion est possible via une licence libre, comme les licences Creative Common.

Plusieurs tentatives ont été faites pour moderniser le droit d'auteur (débat parlementaire en mars 2013) mais en vain.

Les concepteurs de MOOCs risquent par conséquent d'être confrontés à ce flou juridique. Il est important que soit mis en place un cadre juridique sécurisé. Une loi sur la création est prévue en 2014 par le Ministère de la Culture, ce sera peut-être une première étape vers une évolution du droit d'auteur.


Sources :

Ouverture de la plateforme France Université Numérique. In Site du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche [en ligne]. 29 octobre 2013 [consulté le 4 novembre 2013]
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid74719/ouverture-de-la-plateforme-france-universite-numerique-mooc.html

France Université Numérique : le numérique au service d'une Université en mouvement. In France Université Numérique [en ligne]. octobre 2013 [consulté le 4 novembre 2013]. Fichier PDF
http://www.france-universite-numerique.fr/IMG/pdf/dossier-de-presse-france-universite-numerique-dpgf_sc1_sc.pdf

Maurel Lionel. Les MOOCs à la française laisseront-ils de côté l'ouverture juridique ? In S.I.Lex [en ligne]. 22 octobre 2013 [consulté le 4 novembre 2013]
http://scinfolex.com/2013/10/22/les-moocs-a-la-francaise-laisseront-ils-de-cote-louverture-juridique/

Maurel Lionel.Déverrouiller l'exception pédagogique et de recherche ? C'est possible ! In S.I.Lex [en ligne]. 3 juillet 2012 [consulté le 4 novembre 2013]
http://scinfolex.com/2012/07/03/deverrouiller-lexception-pedagogique-et-de-recherche-cest-possible/

MOOC et droit d'auteur. In France Université Numérique [en ligne]. [consulté le 4 novembre 2013]. Fichier PDF
http://www.france-universite-numerique.fr/IMG/pdf/mooc_et_droit_d_auteur_vf.pdf


vendredi 19 juillet 2013

L'atelier UniVersDoc s'interrompt pendant l'été

Les auteurs du Blog, en formation au Cnam à l'INTD, pour devenir chef de projet en ingénierie documentaire, sont en stage depuis maintenant quelques semaines. Le blog UniVersDoc prend donc ses quartiers d'été... Nous les remercions et les félicitons tous pour leur implication dans cet atelier piloté par le Centre de ressources documentaires.

Les étudiants de la prochaine promotion prendront le relais fin octobre 2013 pour continuer de vous offrir une vision de l'actualité professionnelle et de la recherche dans leur domaine de formation.