mercredi 12 février 2014

Arbradoc : une forêt de documents qui ne gâchent pas l'autoformation

NetPublic, site fort sérieux et riche d'information -quoique à l'ergonomie quelque peu...désuète- édité par la Délégation aux usages de l’Internet (1) , présentait, le 8 février dernier, une nouveauté. Il s'agit d'Arbradoc, une plateforme d'autoformation à la recherche documentaire (2).

Proposée par la bibliothèque de l’Université Paris 8 en libre accès, elle est destinée aux étudiants et jeunes chercheurs, mais peut être utile à toute personne en recherche d'information, si cette personne souhaite acquérir une méthodologie de recherche qui lui fera gagner du temps à terme (mais en perdre un peu tout de suite). Elle peut aussi servir aux professionnels de l'information cherchant à structurer une formation aux outils et usages de la recherche. Voir, peut être, à des auditeurs de l'INTD pour quelques révisions ?


Arbradoc présente deux parcours d’apprentissage au choix  avec de nombreux tutoriels et exercices :
  • un parcours fléché, soit un cours en bonne et due forme, à suivre dans l'ordre.
  • un parcours libre composé de fiches pédagogique, dans lesquelles piocher ce que l'on veut.

Si ces cours sont bien faits, rédigés pour le Web et en langage clair, l'intérêt d'Arbradoc réside pour beaucoup dans les 2 autres modules d’autoformation consacrés :

  • aux outils de recherche : catalogues, bases de données, banques d’images, bibliographies...et un parcours d’autoévaluation qui correspond aux cinq grandes rubriques du parcours fléché.
  • à la culture numérique : expression numérique ; web collaboratif ; veille numérique.

Le module "culture numérique" a une orientation très pratique et actuelle. On y apprend par exemple à :
  • Préparer un diaporama avec Impress, mais aussi plus largement concevoir un document destiné à soutenir un oral
  • Visualiser ses idées à l'aide de cartes et schémas, et notamment du module CartOOO (3)
  • Produire un document multimédia, en comprendre les principes, avec un logiciel libre comme  Scenari Webmedia
  • Écrire sur les réseaux sociaux et prendre conscience des enjeux en terme d'identité numérique
  • Publier sur le web en réalisant le blog d’un projet avec Wordpress
  • S'initier au travail collaboratif : écrire à plusieurs en temps réel sur un logiciel libre (Etherpad)
  • Récupérer et partager une bibliographie avec Zotero
  • Utiliser les fils RSS avec Google Reader (oups ! Sur ce coup là, qu'est il arrivé aux bibliothécaires de Paris 8 ?) et Netvibes
  • Partager des signets et folksonomy avec Delicious, Diigo

Et, pour faciliter l'usage de ce contenu, chaque section débute par un sommaire dynamique et une évaluation du temps requis pour l'apprentissage des ces connaissances.

De branche en branche, Arbradoc permet un premier circuit entre outil et méthode, document et information, Web et multimedia.

1 : La délégation aux usages de l'Internet est portée par le Ministère chargé des PME, de l’Innovation et de l’Economie Numérique et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
2 :  Cette plateforme est réalisée sur Scenari,  logiciel libre permettant de concevoir des chaînes éditoriales XML intégrées, et donc des documents structurés.
3 : le module CartOOO propose une galerie de cartes et d'objets d'histoire-géo pour LibreOffice


Sources : 

Arbradoc : plateforme d’autoformation à la méthodologie de recherche documentaire sur Internet. Echosdoc, Philippe Laurent [En ligne]. Consulté le 12/02/2014. http://www.echosdoc.net/2014/02/arbradoc-plateforme-d%E2%80%99autoformation-a-la-methodologie-de-recherche-documentaire-sur-internet  

Formation en ligne : Recherche documentaire et culture numérique. NetPublic, Jean-Luc Raymond [En ligne]. Consulté le 12/02/2014. http://www.netpublic.fr/2014/02/formation-en-ligne-recherche-documentaire-culture-numerique/


vendredi 7 février 2014

cross media publishing et réalité augmentée

En ouvrant le livre "Faune et flore de la Méditerrannée" (1) je n'imaginais pas que j'allais me plonger dans l'univers inconnu et palpitant, non pas de la plongée sous-marine, mais de la réalité augmentée.

A travers le prisme de ma tablette et après avoir préalablement téléchargé "l'app" dédiée, je découvrais au fil des pages des animations qui défilaient en trois dimensions donnant vie aux photos qui illustraient l'ouvrage. L'ours me renvoyait au site du partenaire de l'éditeur (2) qui a implémenté ce nouveau concept.

Au fil de mes recherches, je trouvais également la référence d'un autre ouvrage "12 la Douce" de François Schuiten, une bande dessinée éditée chez Casterman, dont le site de l'éditeur nous fait une présentation video à l'appui (3).

Très opportunément, le salon du "cross media publishing" s'est tenu à Paris les 28 et 29 janvier 2014 et présentait à un public encore confidentiel les acteurs de la convergence du print et du digital.

Ce concept novateur pourrait être un facteur de croissance du secteur du livre et de l'imprimerie.  En effet, associé à un smartphone, une tablette ou des Google glasses et en ligne grâce à une liaison WiFi ou 4G, une multitude d'informations complémentaires peuvent être offertes au lecteur. Une illustration sonore, un diaporama, une video peuvent éclairer d'un jour nouveau un simple article associé à un Flash Code ou QR Code.

Les voyageurs pourraient alléger notablement la taille et le poids de leur guide touristique papier s'il permet d'accéder à toute l'iconographie grâce à ce moyen.

Dans le domaine culturel, certains musées, comme le musée Jacquemard-André à Paris, offrent la possibilité de télécharger une visite commentée et largement illustrée qui augmente notablement l'expérience du visiteur.  Culturespaces propose d'ailleurs ces visites guidées pour la plupart de ses musées.

Un site immobilier propose une application originale pour l'iPhone : grâce au GPS intégré, on peut visualiser le prix du mètre carré d'un immeuble parisien à travers son appareil photo !

Ces quelques exemples qui ne nous sont pas encore familiers montrent qu'il y a des perspectives immenses pour les ingénieux documentalistes.

Sources :

(1) turtle-prod.com/decouvrir-autrement-faune-et-flore-ss-marine-mediterranee/
(2) www.suboceana.fr/services/ra.html
(3) http://12-ladouce.com/
(4) www.salon-cross-media-publishing.com/
(5) www.musee-jacquemart-andre.com/fr/preparer-sa-visite/les-aides-a-la-visite
(6) www.meilleursagents.com/iphone/index.php?

Le domaine public : l'exception qui confirme la règle.

Sous le pont coule la Seine...

Le premier vers tiré du poème  "Le Pont Mirabeau" pourra être utilisé par tous.
En effet, les œuvres de Guillaume Apollinaire (1880-1918) sont tombées dans
le domaine public le 29 Septembre 2013 soit 94 ans après sa mort; alors que le délai appliqué en Europe est de 70 ans; alors pourquoi cette exception ?


Erwan François nous éclaire là-dessus. En effet le poète est mort pour la France.
C'est son engagement lors de la première guerre mondiale qui lui a valu cette rallonge de restriction des droits de ses œuvres.
Alors à qui profitait cette étrangeté ?


Toujours selon le journaliste, c'est Gallimard qui a profité de ce bonus de temps.
Le poète n'ayant pas eu de descendants, les droits ont changé plusieurs fois de mains, puisque la dernière épouse a été la première bénéficiaire,
Étant décédée en 1967 c'est la maison d'édition qui les a récupéré; alors comment pallier à cette dérogation?


Le souci dans ce sujet est la mine d'or que représente les reproductions des œuvres.
Dans quelle poche va la fortune ? Le fait que les œuvres du poète surréaliste n’appartiennent qu'à une seule entité attise la curiosité des autres.
Le fait que les textes d’Apollinaire soient tombés dans le domaine public découpe à parts égales le gâteau. Alors où peut-on trouver cette particularité ?


Désormais, tout le monde peut y accéder et utiliser les poèmes de l'auteur du "poème de Lou" comme bon lui semble.
Le domaine public est une chance selon Erwan François car les œuvres renaissent grâce à cela et touchent des publics nouveaux et différents.
Avec les nouvelles pratiques éducatives, les œuvres tombées dans le domaine public se transmettent plus facilement et l'héritage culturel est sauf , grâce à Guillaume.

Source
Lionel Maurel (Calimaq). "Apollinaire et le domaine public : pourquoi il FAUT que ça change !" [ en ligne]
S.I.Lex, publié le 2 Octobre 2013 [Consulté le 7 Février]





mercredi 5 février 2014

Isabelle Falque-Pierrotin reconduite à la Cnil

Sur son agenda, la présidente de la Cnil aura fort à surveiller la procédure d'adoption du projet de règlement européen promis avant le printemps 2014.

Le mardi 4 février,  le nouveau collège de la Commission nationale de l’informatique et des libertés réuni en séance plénière a élu Isabelle Falque-Pierrotin, conseiller d'Etat, présidente de l'autorité indépendante pour cinq ans, un mandat qu'elle excerçait depuis 2011.
Le renouvellement partiel des membres de la Cnil  au cours du mois de janvier  avait placé cette élection sous la vigilance des observateurs et des journalistes. En particulier d'aucuns dont le journal Le Monde avaient l'oeil rivé sur la candidature concurrente de Philippe Lemoine, président de la Fondation interne nouvelle génération (Fing), présentée comme la candidature du pouvoir exécutif et finalement battu d'une courte voix.
Reste que c'est au regard de la centralité des enjeux liés à la protection des données à caractère personnel que l'on peut mesurer l'importance et la médiatisation accrue de l'activité de la Cnil et de sa gouvernance. Si toute la presse s'est fait l'écho des sanctions prononcées contre la société Google, l'enjeu de la réglementation européenne promise pour le printemps 2014 devrait être également au centre des préoccupations de la nouvelle présidence.
La 8e université de l'association française des correspondants des données personnelles (AFCDP) qui s'est tenue le 27 janvier dernier à Issy les Moulineaux a été par exemple l'occasion de mesurer une fois encore la portée redoutée par nombre d'autorités de régulations nationales réunies dans les "Cnil européennes" ou "G29 " de la  disposition phare du projet de règlement qu'est le guichet unique de contrôle.
Comme l'a rappelé dans son intervention rapportée par le journal  Global Security Mag la juriste Christiane Feral Schuhl, cette mesure d'apparente simplicité pose de réelles difficultés tant en terme de mise en pratique que de critères de compétence. Surtout elle ne fait pas l'unanimité au sein des Cnil européennes.
A la lumière des nombreuses entorses à la vie privée qui émaillent l'actualité internationale, il est facile de prédire beaucoup de travail à l'autorité de régulation française. Pal mal de défis également quant à sa capacité future à peser efficacement sur le comportements des acteurs du web ou du commerce des données.

French Tech : la France veut promouvoir son savoir-faire numérique sur la scène internationale

Si les nouvelles technologies apparaissaient déjà depuis quelques années comme un levier de développement économique, il semble qu’aujourd’hui, l’offensive du numérique prenne de l’ampleur. La dynamique est ainsi fortement encouragée par nos institutions. A noter l’initiative « French Tech », lancée en novembre par Fleur Pellerin (ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique) qui remplace l’initiative "Quartiers numériques" dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir.
Le principe est simple : soutenir la croissance des startups et renforcer l’attractivité de la France dans la course mondiale à l’innovation. 
Le 29 janvier dernier, à l’occasion de ses vœux aux acteurs de la French Tech, la ministre a dévoilé les grandes lignes de ce projet qui mobilise un budget de 215 millions d’euros.

Il s’agit avant tout de créer un écosystème favorable au développement des startups par le biais d’un programme de labellisation des territoires : de par leur dynamisme, leur environnement, la coordination des réseaux d’acteurs, certaines zones seront donc prioritaires pour recevoir un soutien financier. Pour prétendre à cette labellisation, les métropoles ont à leur disposition un cahier des charges, sans contrainte de date limite de dépôt. Les villes de Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Grenoble et Nancy sont d'ores et déjà candidates.
A noter également que sur le budget total, 15 millions d’euros seront consacrés à la promotion internationale de la French Tech de manière à « positionner la France sur la carte du monde des grandes nations numériques » selon Fleur Pellerin.

Si les acteurs du numérique s’entendent sur le caractère louable de cette initiative, les professionnels du web ne manquent pas moins de remarquer les lacunes du tout nouveau site internet dédié à la French Tech, qui, outre le fait qu’il ne soit pas optimisé pour mobile, n’offre pas non plus de version anglaise (un comble pour le rayonnement de la France à l'étranger) et proposent des articles aux titres coupés !






Source : www.lafrenchtech.com



 Dommage de constater un tel décalage entre le discours et son illustration directe...




Sources :

Pierre Tran. "Fleur Pellerin lance officiellement la French Tech". [en ligne]. ZDNet.fr, 30 janvier 2014 [consulté le 5 février 2014]. 
http://www.zdnet.fr/actualites/fleur-pellerin-lance-officiellement-la-french-tech-39797480.htm
Julien L. "La French Tech, qu'est ce que c'est ?" [en ligne]. Numerama, 30 janvier 2014 [consulté le 5 février 2014].
http://www.numerama.com/magazine/28222-la-french-tech-qu-est-ce-que-c-est.html 
Geoffrey Dorne. "Le franche Kiss de la French Tech ;-)" [en ligne]. Graphisme & intéractivité, 2 février 2014. [consulté le 5 février 2014].
http://graphism.fr/le-franche-kiss-de-la-french-tech/
Le portail du ministère du redressement productif. "L'initiative Quartiers Numériques devient l'initiative French Tech" [en ligne]. 28 novembre 2013 [consulté le 5 février 2014]. 
http://www.redressement-productif.gouv.fr/l-initiative-quartiers-numeriques-devient-la-french-tech
Le portail du ministère du redressement productif. "La French Tech. Dossier de présentation" [en ligne]. [consulté le 5 février 2014].
http://www.redressement-productif.gouv.fr/fleur-pellerin-voeux-french-tech
Ludwig Gallet. "French Tech : Fleur Pellerin lance la labellisation des métropoles". [en ligne]. LEntreprise.com, 30 janvier 2014 [consulté le 5 février 2014].
http://lentreprise.lexpress.fr/innovation/french-tech-fleur-pellerin-lance-la-labellisation-des-metropoles_45666.html


lundi 3 février 2014

Et le respect des sources et des anciens?

La nouvelle année symbole de renouvellement de vœux et de souhaits d'une année meilleure nous permet d'entretenir des liens avec des proches et des relations mais joue d'une certaine façon un rôle sur notre mémoire.

Ce passage d'une année à une autre nous permet de croire que nous n'avons plus aucun pouvoir d'agir sur celle qui vient de s'achever mais un sentiment de maîtrise sur le futur.
Les avancées technologiques et leur possibilité de quantifier le nombre de messages échangés à travers le monde rend ce rituel d'autant plus momentané.

Le respect des sources ainsi que la traçabilité des informations sont des éléments essentiels pour la transmission du savoir sans oublier le respect des anciens par rapport à l'héritage de connaissances qu'ils ont légué et qui permet d'avancer. Le respect de l'ancienneté qui n'est pas un droit acquis s'inscrit dans la continuité de ce qui a déjà été entrepris et qui améliora le futur.

La forte progression des nouvelles technologies de l'information ainsi que les quantités d'informations accessibles donnent à chaque fois une impression de nouveauté. La question reste à savoir si cette information est réellement neuve.

La notion de nouveauté pouvant être associée à une"dictature de l'instant" de la même manière que la formulation des voeux chaque nouvelle année porte à croire que nous avons une réelle influence sur l'avenir mais aussi d'effacer le passé. L'analyse du progrès numérique amène plus loin dans l'idée qu'il y aura toujours une nouveauté de ce qui a déjà été conçu.

Accepter le futur ne serait il pas de respecter encore plus le passé ?


Sources:

DUCHAUVELLE Bruno: "Le Respect des sources, respect des anciens? L'impression de nouveauté?"
Veille et Analyse TICE, [en ligne]. 3 janvier 2014. [consulté le 03/02/2014].
http://www.brunodevauchelle.com/blog/?p=1496   

Optique connectée: veni, googli, vici!

Si vous comptiez investir dans des lunettes connectées, réfléchissez bien. Car vos optiques de haute technologie pourraient devenir rapidement has been...

En 2012, la présentation par Google de Project Glass, des lunettes à réalité augmentée, avait fait sensation, alarmé les techno-sceptiques, enthousiasmé les techno-addicts, s'interroger les entre-deux. Le concept de lunettes à vision augmentée n'était pourtant pas complètement nouveau. En 2001, feu la société Minolta, spécialiste de la photographie, avait déjà créé un prototype de lunettes à projection holographique, qui ne possédaient néanmoins pas le degré d'interaction, ni d'intelligence,  proposé par le produit Google. Le mastodonte américain a sauté le pas en mettant ses Google glass sur le marché dès 2013. L'armada concurrente ne s'est pas faite attendre. Une gamme impressionnante de lunettes intelligentes, parmi lesquelles ORA-S de la société française Optinvent, est venue défier Google sur son terrain. Une belle raison pour la société états-unienne de surenchérir à coups d'innovation afin de se démarquer de ses compétiteurs. Google s'aventure maintenant sur la voie des optiques e-santé.

Les objets connectés liés à la santé ne sont pas nouveaux, et l'éventail est très varié. Et les Google Glass se sont déjà distinguées dans le domaine de la santé, en tant que medium. En effet, un chirurgien américain de l'Université d'Ohio State a permis, en chaussant les optiques intelligentes, de retransmettre en direct à une groupe d'étudiants une opération qu'il pratiquait sur le genou d'un patient.

Cette fois, Google envisage de véritables optiques e-santé, capables de mesurer le taux de sucre dans les larmes des personnes diabétiques. Il s'agit de lentilles intelligentes développées par Babak Parviz, spécialiste iranien des bionanotechnologies. Le produit n'est pas encore au point, mais le géant américain a décidé d'investir dans cette innovation, et le spécialiste officie désormais au sein du Google X Lab. Certaines améliorations doivent encore être apportées au produit avant sa commercialisation. Elles sont notamment dotées de capteurs miniatures de glucose qui se déclenchent en décalage, le taux de glucose des larmes s’élevant avec un délai de plusieurs minutes après l’augmentation dans le sang. On peut supposer que ce n'est qu'une question de temps avant qu'une solution ne soit trouvée à ce problème. Google aura alors largement distancé ses concurrents.

Veni, googli, vici...


Sources:

Antoine Crochet-Damais. 12 alternatives aux Google Glass in Le journal du net [en ligne]. 31 janvier 2014 [consulté le 3 février 2014]
http://www.journaldunet.com/solutions/mobilite/concurrent-des-google-glass/space-glasses.shtml
Audrey Loubens. Lentilles pour diabétiques by Google in Techniques de l'Ingénieur [en ligne]. 24 janvier 2014 [consulté le 3 février 2014]