jeudi 9 avril 2009

Des aménagements nécessaires au remue-méninges dans les bibliothèques?

La bibliothèque, fermée dans son monde de classement et de prêt, baignée dans un sacro saint silence dans laquelle le public évolue sans grande connaissance de ses règles et de ses services…malheureusement une situation encore et toujours d’actualité.
Alors quoi ? Tous ces lieux de connaissances sélectionnées avec soin, qui se lamentent de trouver leur place, leur public, se désespèrent de ne pouvoir concurrencer ce monde de connaissances ouvertes, accessibles à tous sur le réseau internet, ne tenteraient pas de s’adapter à leur public et au monde qui les entoure plutôt que d’essayer en vain et par tous les moyens de former les usagers à leur univers particulier ?
Car il faut bien l’avouer, tous les postes informatiques pour accéder aux bases de données concernées n’arrivent pas souvent à convaincre leur public à les utiliser, ni les postes d’accueil que l’on cherche par tous les moyens à limiter, ne parviennent à s’épargner du contact avec le public, toujours en demande ; insatiable public, qui malgré le formidable monde illimité, virtuel, désormais accessible, ne cesse de demander du contact humain…
Et n’est-ce pas là la clé de survie des bibliothèques et des centres de documentation? S’adapter à la demande « réelle » plutôt que de continuer à fonctionner en vase clos ? Ouvrir l’accès à leurs connaissances plutôt de les protéger comme des trésors inaccessibles aux non ultra-spécialistes ? Où l’échange serait au moins aussi important que la collecte d’informations ?

Un article vient de confirmer qu’un autre monde est possible (et accessoirement que ces préoccupations sont partagées par d’autres) : publié par le vivant auteur du blog bibliobssession, qui navigue entre le Canada et la France, ce billet nous fait découvrir le cas de l’Ecole Polytechnique de Montréal et montre qu’il est possible de concilier bibliothèque et plate-forme d’échange des savoirs.
D'un point de vue architectural tout d'abord, la bibliothèque est spacieuse, les sols et plafonds entièrement bleus et illuminés par de nombreuses baies vitrées, ce qui donne une impression de transparence et d'ouverture sur le monde. D'un point de vue organisationnel ensuite : les collections sont stockées afin de privilégier les recherches dans les rayons plutôt que le faire-valoir des collections. Un espace de travail en groupe dit de "coopération fluide" a été conçu et aménagé ingénieusement dans le couloir entre les deux ailes de la bibliothèque (la signalétique servant au découpage des zones en fonction de leur sonorité).
Enfin, ce « foyer intellectuel » est ouvert du lundi au samedi, de 8h30 à 22h la semaine et de 10h à 17h le samedi ; voire même le dimanche durant les congés scolaires.

C’est dire à quel point la réflexion et l’aménagement de cette grande école autour d’un espace des savoirs, nécessairement complémentaire aux études suivies, permet d’offrir des conditions de travail optimisées à ses usagers. Elle a réussi également à faire de sa bibliothèque un lieu d’échanges intellectuels, de rencontres et de circulation des savoirs plutôt qu’une structure de prêt.

Il est étonnant que cet exemple reste particulier et peu suivi ; nous ne pouvons qu’espérer que les bibliothèques françaises puissent s’engager sur cette voie à temps, avant qu’elles ne soient fermées faute de n’avoir pas su écouter et mobiliser leur public.

mercredi 8 avril 2009

Matinée-débat : marketing et nouvelles technologies de l'information

L'INFOthèque du Pôle Universitaire Léonard de Vinci et l'Adetem organisent le 28 avril 2009 une matinée-débat sur le thème du marketing et des nouvelles technologies de l'information (géolocalisation, web sémantique, veille et réseaux sociaux...).

A partir d'une analyse des tendances et des outils, il sera question d'en envisager les influences sur la pratique des professionnels de l’information et du marketing.
  • Ouverture
par François LAURENT, co-président de ADETEM
  • Consommer moins pour consommer mieux : à l'écoute d'une communauté de blogueurs responsables

par Françoise RENAUD, Directrice Marketing et Innovation, Union des Annonceurs (UDA) et Alain BEAUVIEUX, Président, AMI Software

  • Rechercher et surveiller l'information marketing : les nouvelles tendances des outils de veille

par Véronique MESGUICH, Directrice de l'Infothèque du Pôle Universitaire Léonard de Vinci

  • Les services de localisation dans les mobiles

par Alain AUBERDIAC, LBS Program Director, Orange

Informations pratiques et renseignements sur le site de l'INFOthèque du Pôle Universitaire Léonard de Vinci.

Depuis sa création, l'INFOthèque, centre de ressources du Pôle Universitaire Léonard de Vinci, a développé de nombreuses activités autour d'Internet et de la recherche d'information. Elle organise un cycle de conférence et des ateliers "Les Rendez-vous de l'information numérique" dont le programme, jusque juin 2009, est disponible ici.


Web 2.0 et contrefaçon

Alors que l'IRPI (Institut de Recherche en Propriété Intellectuelle) organisait son colloque sur la contrefaçon et Internet le 27 octobre 2008, Michèle Battisti revient sur ce sujet d'actualité avec un article publié dans Documentaliste - Sciences de l'information (vol.46, n°1, février 2009) dont voici un résumé:

L'ampleur du piratage sur Internet tient du fait que le web 2.0 est basé sur une culture de partage et qu'il concerne tous les types d'oeuvres disponibles au format numérique. Qu'il s'agisse d'oeuvres musicales, cinématographiques ou bien encore de logiciels, tous les producteurs s'inquiétent du phénomène et tentent de nouvelles approches pour l'endiguer. L'enjeu est tel que l'érosion des revenus signerait l'effondrement du système actuel. L'approche économique du web 2.0 s'inscrit dans une évolution technique où la gratuité n'est qu'une façade puisqu'elle implique une segmentation à outrance dont les services Google sont emblématiques. La définition des responsabilités sur la contrefaçon de chaque partie est tout l'enjeu des débats actuels. En effet, il existe bien une loi imposant le filtrage des données échangées, la LCEN (Loi sur la Confiance dans l'Economie Numérique) votée en 2004, mais elle ne tient pas compte des réalités d'aujourd'hui qui lui étaient alors inconnues, comme les plateformes d'hébergement qui n'existaient pas et qui sont aujourd'hui centrales dans le débat.
Le projet de loi "création et Internet" préconise la sanction pour celui dont le poste non sécurisé a permis la contrefaçon. Cette sanction entraîne à la troisième recommandation, une coupure de l'abonnement Internet pendant 1 an via le FAI de l'internaute, 3 ans de prison et de 300 000 euros d'amendes, mais la gestion de cette résiliation reste un problème pour le fournisseur d'accès et l'internaute qui aura toutes les peines de prouver sa bonne foi. En parrallèle, Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet) observera l'évolution de l'offre légale et l'encouragera. Mais cette loi est elle utile ou n'est-ce qu'une usine à gaz? Cette question mérite d'être posée lorsqu'on sait que la commission d'arbitrage créée par la Davdsi n'a été saisie qu'une fois en 18 mois. Et alors que les réponses devraient être globales, aucune n'apparaît dans le paysage mondial.


A noter que l'examen du projet de loi Hadopi doit s'achever pour être soumis à un vote définitif aux deux assemblées le 9 avril 2009. Source Le Monde.fr

mardi 7 avril 2009

Outils de recherche web

L’ADBS (Association des professionnels de l'information et de la documentation) vient de mettre à jour son panorama d’outils de recherche WEB.


Ces outils sont classés en 7 catégories :

- Outils de recherche par mots-clés

(moteurs de recherche, outils de cartographie, recherche de logiciels…)


- Guide de source et outils spécialisés par thème

(annuaires, répertoires, signets, agrégateurs, encyclopédies, dictionnaires…)


- Recherche spécialisée Info Financière

(annuaires, portails, indicateurs économiques, statistiques…)


- Recherche spécialisée en sciences et techniques

(portails, archives ouvertes, actualités…)


- La recherche via "le web social" ou "Web2.0"

(Partage de favoris, de vidéos, de documents...)


- Outils de veille automatisée

(flux RSS, aspirateurs de site, surveillance de pages web, vérificateurs de liens…)


- Utilitaires

(trouver ou traduire des mots-clés, résumer automatiquement des documents, capturer…)


Accès au panorama des outils de recherche web


jeudi 2 avril 2009

Twitter, du microblogging à la veille

Twitter est un outil qui permet d'envoyer et de recevoir des messages courts, 140 caractères, autour d'un réseau constitué par son utilisateur. (cette phrase contient 124 caractères !)

Avec un compte Twitter je constitue une liste "d’amis" : personnes ou organisations dont je souhaite suivre "l'actualité".

En date du 31 mars 2009, Les Echosdoc.net, renvoie vers un article, "Twitter et veille d'opinion : 12 outils" du blog Caddereputation publié le 24 mars 2009.
Cet article recense 12 outils permettant d'effectuer une veille d'opinion qui peuvent être élargi à tout autres types de veille.
Ces outils sont principalement des moteurs de recherche dédiés à Twitter. Il est possible de trouver des termes dans des conversations ciblées et notamment celles de comptes d’entreprises. Certains permettent de recevoir des alertes type Google Alerte, de générer un flux RSS spécifique à chaque mot surveillé, d’effectuer des statistiques d’un compte choisi, de surveiller l’échange d’URL en fonction d’un ou plusieurs mots clés…
Et pour les dernières nouveautés à propos d'outils Twitter !

mardi 31 mars 2009

Net recherche 2009 : panorama des outils de Web

À l'occasion du salon Documation est parue l’édition 2009 de Net recherche, l'ouvrage de Véronique Mesguich et Armelle Thomas, publié par l'ADBS. Cette troisième édition profondément remaniée s'adresse à tous les internautes qui effectuent des recherches sur Internet.

Les auteurs sont parties des constats suivants : la recherche d'information représente une grande part de l'activité des internautes. Ainsi, 26 millions d’internautes français auraient effectué plus de 2,5 milliards de requêtes au cours du mois d’août 2008, soit 3,1 recherches par jour et par personne en moyenne" (
étude du cabinet Comscore, parue en octobre 2008). Par ailleurs, pour la plupart d'entre eux, ces recherches se font à partir du moteur de recherche Google (91% des parts de marché en France). Souvent, les résultats de recherche ne sont pas au rendez-vous et génèrent une frustration...
Cet ouvrage, présente un panorama des outils et méthodes existant à ce jour en intégrant les nouvelles pratiques du web (collaboration, mutualisation des données avec le web 2.0). Des conseils méthodologiques mais aussi des « trucs et astuces » destinés à optimiser le processus de recherche sont également proposés. Enfin, le lecteur trouvera des informations précises sur les évolutions actuelles et des présentations
d’outils et des listes d’adresses utiles.


Véronique MESGUICH et Armelle THOMAS
Collection : Sciences et techniques de l'information
2009, 320 page(s),
ISBN 978-2-84365-117-5


GreyNet, un réseau dédié à la littérature grise

La littérature grise, qu'est-ce que c'est ? Distincte de la littérature blanche (littérature commerciale et conventionnelle) et de la littérature noire (documents confidentiels), elle désigne selon l'AFNOR "tout document dactylographié ou imprimé, produit à l'intention d'un public restreint, en dehors des circuits commerciaux de l'édition et de la diffusion et en marge des dispositifs de contrôle bibliographiques". Cette définition inclue donc entre autres des thèses et des mémoires, et des actes non publiés, documents peu visibles sur le Net mais fort utiles aux enseignants-chercheurs et aux professionnels de l'information.

GreyNet (Grey Litterature Network Service) est un réseau créé en 1992 et consacré à la littérature grise. Regroupant pour l'instant la British Library, l'INIST-CNRS, l'Université de Ljubljana et la New York Academy of Medicine, il a pour principal objectif d'encourager l'échange et le dialogue entre chercheurs, laboratoires et autres organismes de recherche, en facilitant l'accès à leurs travaux. GreyNet organise en outre des conférences, des journées d'études dédiées à la littérature grise, et publie plusieurs périodiques sur le sujet.

Parmi ses nombreux services, citons GreySource, un répertoire de ressources en ligne classées par grandes catégories (ressources interdisciplinaires, sciences appliquées, sciences humaines et sociales, etc.), et GreyText, base d'archives interne regroupant une centaine de documents consacrés à la littérature grise, commandables en ligne. En bref un site passionnant pour les documentalistes qui voudront se pencher sur cette littérature non conventionnelle et glaner des informations sur sa circulation, son poids et son impact dans les milieux de la recherche.