lundi 13 décembre 2010

Association de libraires sur le Net

En cette fin d'année, il me vient des envies de faire une échappée dans une librairie où j'appliquerais le principe de sérendipidité. "Perdre mon temps", me fier au hasard du regard posé sur une table agencée par un libraire. Croire que je pourrais lire tous ces livres d'abord, puis choisir, être attirée par leur couverture, lire les premières phrases, absorbée.

Je sais aussi que certains jours, pour des raisons parfois mystérieuses et pas toujours justifiées, il y a urgence à trouver tel ou tel livre. Une émission de radio, quelqu'un qui vous parle d'un roman...

Et voilà que dans quelques semaines, tout cela va être possible, associer le plaisir de la librairie et l'efficacité du site.
1001Libraires.com se présente comme le portail de la librairie indépendante sur Internet. Ce site ouvrira ses portes début 2011. Son objectif est de défendre la librairie en général "dans l’univers complexe et ultra-compétitif du commerce en ligne".

Du côté du lecteur, ce portail propose plusieurs services. Le plus intéressant est le service de géolocalisation. Si vous cherchez un livre en particulier, ce service vous permet de découvrir quelles sont les librairies les plus proches qui disposent de ce livre. Vous les réservez en ligne et, en 2 heures, le livre est prêt à être récupéré dans la librairie que vous aurez sélectionnée.
En quelques clics, que vous soyez chez vous, au bureau ou en voyage, vous pouvez ainsi vérifier la disponibilité d’un ouvrage et l’acquérir chez le libraire le plus proche.
Petit service en plus : une carte d’itinéraire est mise à disposition pour vous y rendre facilement.

Une fois dans la librairie, vous récupérez votre livre réservé, c'est parfait. Et vous pouvez aussi vous offrir le luxe de flâner dans la librairie.

Le site propose aussi :
- l'achat en ligne avec livraison à domicile
- le téléchargement de 80 000 titres numériques
- des forums lecteurs et libraires
- un magazine multimédia ...

Du côté des libraires, cela signifie que 1001Libraires.com leur propose de rendre visible gratuitement leur stock de livres sur le site.
Les libraires sont invités à participer, dès l’ouverture du site, à "cette aventure qui signe une nouvelle étape de l’histoire de la librairie française".





De quelle génération êtes-vous?

La génération X désigne les personnes nées entre le début des années 1960 et la fin des années 1970. Le terme a d’abord été utilisé en démographie, puis en sociologie et en marketing. Il est aussi beaucoup utilisé dans la culture populaire. L'expression a été créée en 1991 par le romancier canadien Douglas Coupland (Generation X: tales for an accelerated culture, New York, St. Martin's Press, 1991, 183 p., traduction française: Génération X., Paris, Robert Laffont, 1993, 233 p. ). Elle est encore appelée "génération tampon" ou "génération Nexus".
Elle se situe dans une transition sociale, du déclin de l’impérialisme colonial à la chute du mur de Berlin (qui marqua la fin de la Guerre froide).
Située juste après les baby-boomers (environ 1946-1959), cette génération a vécu un creux de vague au niveau professionnel, trouvant difficilement des emplois stables et bien rémunérés. Les formes nouvelles de précarité générationnelle lui sont spécifiques.

Lui succède la génération Y qui désigne les personnes nées entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990. D'autres termes équivalents existent dont "enfants du millénaire". Les Américains utilisent également l’expression "digital natives" ou "net generation" pour pointer le fait que ces enfants ont grandi dans un monde où l'ordinateur personnel et l'Internet sont devenus de plus en plus accessibles.

Ce qui les caractérise:
* Ils sont ludiques, individualistes et ambitieux,
* Ils sont réticents à travailler durant les fêtes et week-ends,
* Ils veulent des congés pour décompresser, car la santé mentale et physique s’avère leur priorité,
* Ils recherchent une meilleure qualité de vie, en conciliant travail et intérêt personnel,
* Ils pensent à court terme et sont très mobiles,
* Ils sont très à l’aise avec les technologies de l’information et collaborent facilement.
Leurs parents sont souvent des baby boomers.
La génération Y ouvre la voie à des transformations profondes dans les organisations (utilisation d’outils collaboratifs, aplatissement des structures hiérarchiques, etc.)

La troisième génération est appelée Z, ou plus souvent C, pour Communication, Collaboration, Connexion et Créativité. Elle désigne, selon le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), l'ensemble des personnes nées entre 1984 et 1996. Elle se caractérise par le fait qu'elle a grandi avec les technologies de l'information et Internet, dont elle se sert pour communiquer, collaborer et créer.
Elle est connectée à la fois à la maison, à l’école, mais elle utilise aussi les téléphones portables pour rechercher de l’information, échanger, communiquer, partager, etc. Elle est native du numérique et imagine mal comment la société pouvait fonctionner avant l’arrivée du web.

Alors que la Génération Y est née avec le web « passif » (entendez web 1.0), la Génération C, elle, a été bercée par le web 2.0 et les outils collaboratifs (Facebook, MySpace, Twitter, Youtube, etc.).
Bien que ces deux générations n’aient que peu d’années d’écart, elles ont chacune grandi dans un contexte marqué par des évolutions extrêmement rapides (en termes de nouvelles technologies notamment), ce qui ne fait qu’amplifier le fossé qui les sépare.

La génération C a donc une toute autre vision du monde qui va bientôt bouleverser, en plus des rapports sociaux, l'entreprise et plus globalement le monde du travail.
Ces changements vont nécessiter des adaptations rapides dans les méthodes de management, en considérant en premier lieu les outils collaboratifs et, peut-être, la remise en cause des systèmes purement hiérarchiques.
http://blogs.lentreprise.com/lentreprise-de-demain/2009/07/17/generation_y_generation_c_et_l/
http://agora.qc.ca/dossiers/Generation_X
http://www.elaee.com/2010/03/11/6730-apres-la-generation-y-voila-la-suivante-c-ou-z-attention-elle-va-vous-secouer

jeudi 9 décembre 2010

Le musée 2.0

"Un musée pas comme les autres" , voilà un article, issu du blog http://intelligencecollective.blogspirit.com/ , qui attire mon attention et me ramène à notre sujet de synthèse ( et oui !) que je résumerai comme suit : de la nécessité des musées d'innover, de passer du musée 1.0 au musée 2.0, d'être en ligne avec la société et les nouveaux liens sociaux et participatifs issus des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.

Ainsi, ce billet, "Un musée pas comme les autres ", nous informe de la création d'un musée des oeuvres des enfants sur Internet, Le Muz, qui est ici totalement virtuel.
Cette création est l'aboutissement ultime d'une réflexion sur la conservation et la transmission d'un fonds particulier, les œuvres des enfants comme étant "participative de la création du Patrimoine Culturel de l'Humanité", et sur la nécessité d'offrir un lien entre le musée et son public. Il met en effet l'accent sur la participation du public et plus encore sur l'interactivité entre "l'institution muséale " et son public.
Ce site-musée est donc aussi conçu comme un lieu d'échanges et de confrontation d'idées et il suit en cela la mutation actuelle des musées dont la nouvelle mission serait d'être un espace public et de débat sur notre société : des musées pas comme les autres, moins académiques mais plus attractifs !

L’apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication est essentiel dans cette nouvelle orientation de musée "participatif ".
Nina Simon, auteur de The Participatory Museum, définit une institution culturelle participative, le musée, comme un lieu où les visiteurs peuvent créer, partager et communiquer les uns avec les autres autour d'un contenu. Les institutions participatives sont créées et gérées "par" les visiteurs, au lieu d'être "sur" quelque chose ou "pour" quelqu'un..
Dans son blog, Museum 2.0, elle explique : « Le web a commencé avec des sites (1,0) qui sont les distributeurs de contenus faisant autorité ‐ comme les musées traditionnels. Mais l'expérience de l’utilisateur avec le Web 1.0 est passive, il est un spectateur, un consommateur.
L'arrivée du Web 2.0 ôte l'autorité du fournisseur de contenu et la place dans les mains de l'utilisateur qui devient acteur. »

Ainsi, la possibilité, offerte aux musées par les nouvelles technologies, de diffuser via Internet du contenu de manière différente, leur a permis de développer des portails, qui ont été "l’occasion d’inventer le musée sur mesure, de les enrichir par plus de collaborations avec les chercheurs, les étudiants mais aussi et surtout le grand-public". "Il ne s’agit surtout pas de plaquer du numérique sur l’existant et d’automatiser le passé (web 1.0), comme l'annonce André-Yves Portnoff, directeur de recherche à Futuribles International (source Archimag), mais il faut innover, inventer le musée web 2.0.
Un musée qui soit attrayant pour les internautes, ouvert et visitable en ligne tous les jours de l’année et où le visiteur peut préparer sa visite (infos pratiques, billets, informations touristiques: hôtels, restaurants,..), explorer et s'informer (images, vidéos, exposition virtuelle, commentaires…) mais aussi enrichir et prolonger sa visite avec de nouveaux contenus.
Le Musée 2.0, c'est aussi la possibilité de créer un espace personnalisé sur le net, d’échanger avec d’autres visiteurs sur les réseaux sociaux en créant un blog dédié à l’exposition, d’annoter des photos (flikr), d’accéder à un espace de contribution, d’animer un groupe d’amis, de créer des discussions où commentaires et évaluation des expositions sont faites par les visiteurs, ..comme le propose le Muséum de Toulouse avec Mon Museum. .

Ce sont autant d'espaces publics crées par le web 2.0 qui permettent une autre lecture , une autre expérience du monde tel qu'il est donné à voir par les musées.


Sources :


Portnoff Pierre Yves, interview réalisée par Patrick Brebion. in archimag, n°228, Octobre 2009, en ligne http://archimag.com/fr/accueil-archimag/magazines/archimag-n228/perspectives/andre-yves-portnoff-inventons-les-musees-et-les-regions-web-20.html

Bausson Samuel, Museum de Toulouse Web 2.0, en ligne

Billet sur le musée pas comme les autres

Cloud Computing : quelle loi pour la protection des données personnelles?

Les entreprises ont recours de plus en plus au "Cloud Computing", concept de déportation sur des serveurs à distance des traitements informatiques localisés sur un poste (1). Les données et logiciels sont externalisés chez un hébergeur qui en assure la maintenance et le stockage. Mais, l'entreprise perd ainsi la maîtrise totale du traitement des données et de leur localisation, souvent en dehors de la zone de l'Union Européenne. (2)

La CNIL se penche avec le G29 (Groupe des CNIL européennes) sur le droit qui prévaut en cas de litige. La problématique est double : il s’agit de garantir la protection des droits des citoyens qui voient leurs données personnelles transférées dans le monde entier, tout en rassurant les entreprises qu'il n'y ait pas d’application trop restrictive des multiples lois nationales. La CNIL s’est lancée dans une réflexion sur la mise en œuvre des critères de responsabilité comme définis dans la Directive européenne de 1995 et la loi française de 1978 modifiée en 2004 pour la protection des données personnelles. Elle s’inspire notamment du droit à la consommation (2) et de la jurisprudence sur la contrefaçon via Internet pour préparer une révision au niveau européen de la loi de 1995. Il s'agira de définir la part de responsabilité de chaque acteur, le droit applicable et une simplification des procédures administratives.

C’est un véritable défi comme le détaille Michèle Battisti au travers de ses billets dans son blog Paralipomènes. (3)



(1) Définition Wikipédia
(2) CNIL
(3) Paralipomènes

mercredi 8 décembre 2010

Les archives "folksonomiées", oxymore ou vision?

Michel Serres expliquait en 2007, lors de sa conférence à l'INRIA, à quel point la révolution informatique, comme celles de l'écriture puis de l'imprimerie en leurs temps, avait changé notre rapport au monde.

La révolution de l'information est devenue une révolution cognitive opérée non seulement par les professionnels de l'information, mais aussi par les utilisateurs. Le Web 2.0, ses réseaux sociaux et pratiques participatives, a en effet donné la main à l'internaute et fait émerger des formes d'indexations de contenu toutes particulières : les folksonomies. Un peu de fantaisie face aux langages documentaires? Pas seulement.

Rapidement, les bibliothèques ont vu leur intérêt dans la manoeuvre : faire évoluer les classements, optimiser l'accès à l'information en fonction des besoins et des profils d'utilisateurs, offrir des services personnalisés à l'usager. Finalement, c'est céder un tout petit peu de terrain sur la rigueur des outils documentaires professionnels (y faire entrer un langage donné par un non-professionnel) pour mieux dessiner un nouveau genre de valeur ajoutée du professionnel de l'information sans qui le système peut vite devenir anarchique. A lui de veiller à maintenir l'équilibre entre de nouveaux usages à canaliser et exploiter au mieux et une qualité de service optimale.
Car il faut savoir tirer partie de ces possibilités offertes par la technologie, certes, mais aussi par la compétence de plus en plus affûtée d'un grand nombre d'internautes ou d'usagers. Les professionnels des archives départementales du Cantal ne s'y sont pas trompés en lançant cette année sur leur site internet l'indexation collective. La folksonomie dans les archives? Ce postulat fait sans doute froncer beaucoup de sourcils. Et pourtant, l'initiative est couronnée de succès. Si l'idée de départ du site (lancé en 2008) était assez classique (mettre à disposition des chercheurs les archives en ligne pour leur éviter leur déplacement d'une part, ménager les documents physiques fragiles d'autre part), elle n'en a pas moins surpris par son succès, séduisant les étudiants, les chercheurs, les passionnés de généalogie. L'indexation collective permet à chaque internaute d'annoter les pages de l'état civil avec nom, prénom et/ou date, permettant ensuite aux autres utilisateurs de retrouver directement l'archive via ces entrées.
Le site a reçu le pris Territoria 2010 (or, catégorie Valorisation du patrimoine) décerné par l'Observatoire national de l'innovation publique.


A l'heure où le web sémantique pointe son nez, les pratiques collaboratives n'ont pas fini de surprendre. Aux professionnels de l'information de les observer encore et toujours, d'anticiper sur de nouvelles possibilités de services, d'en mesurer les risques et d'en obtenir le meilleur, bref, de naviguer intelligemment dans un vaste champ des possibles toujours en mouvement, qui laisse rêveur...

Sources:

Michel Serres: Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive.
http://www.lacitedelaconnaissance.com/wordpress/?p=1753

Claire Lebreton, Bibliothèques, tags et folksonomies : L'indexation des bibliothèques à l'ère sociale
http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-1750

Lalloz, Gilles - L'indexation collaborative vaut de l'or - La Montagne, 11/12/10
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/cantal/l_indexation_collaborative_vaut_de_l_or@CARGNjFdJSsBFBoFAh8-.html


Voir aussi:

Séminaire DICEN : Folksonomies et tagging
http://dicen.cnam.fr/jsp/fiche_pagelibre.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=37497849&LANGUE=0&RH=dicen

Où se trouvent les cybercriminels?....

Vous ne laisseriez pas votre portefeuille ou votre carte de crédit Black sans surveillance, alors pourquoi le feriez-vous avec votre clé USB, vos mots de passe ou vos bases de données ?
Au XXI e siècle, plus personne n'a besoin d’une arme pour soutirer de l’argent à un tiers, ni de cambrioler une entreprise pour se procurer des documents importants.

Citons l'exemple de l'affaire TATI vs Kitetoa.com (blog constitué d'un groupe de personnes, pour la plupart salariés de grandes enseignes qui, à leurs heures perdues utilisent leur savoir-faire informatique pour dénoncer les failles de sécurité dans les systèmes).
Grâce à un défaut de paramétrage, un de leur journaliste a donc réussi à entrer dans une des bases de données clients confidentielles et surtout non protégée de la société TATI sur le site Tati.fr.
En prouvant qu'à partir d'un simple nom et de quelques données personnelles l'on pouvait établir une fiche d'identité quasi complète d'une personne, ce même journaliste a permis d'informer TATI sur les risques liés au manque d'infrastructures de sécurité sur les sites et a donc dénoncé cette faille.
TATI, resté inerte face aux multiples mises en garde envoyées par le journaliste, a finalement réagit en assignant le webmaster de Kitetoa.com en justice en brandissant la loi Godfrain (1988)*.
Ce dernier a contre-attaqué en se référant à la loi de 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés.
Au terme de deux années de procédure qui ont cherché à établir la responsabilité ou non des acteurs, le tribunal a finalement relaxé le webmaster de Kitetoa.com, lui donnant raison, sachant que c'est bien le responsable du traitement des données qui est tenu de protéger ces mêmes données.
Cet exemple, pourtant daté de quelques années, prouve aujourd'hui qu'il est encore difficile et compliqué de démasquer les fautifs. Les "méchants" ne sont donc pas toujours ceux que l'on croit.... et au final, ce sont bien les sites qui sont responsables de la protection de leurs internautes.

Cette même protection avance relativement lentement puisque ce n'est que depuis juin 2010 que l'on peut adresser à la CNIL une plainte en ligne si le droit d’accès à nos données personnelles n’est pas respecté. Il est également possible d'utiliser ce service si l'on n’arrive pas à supprimer des données personnelles diffusées sur internet.


Sans forcément vouloir devenir disciple du FUD** ("Fear, Uncertainty and Doubt"), un peu de vigilance n’a jamais fait de mal....

Alain Lamassoure, député européen précise qu'une législation est en cours "pour améliorer les degrés d’harmonisation entre Etats, avec cette difficulté que chacun a déjà beaucoup légiféré sur ce sujet et qu’il faut prendre en compte les différentes cultures nationales".
Aujourd'hui, la cybercriminalité pèserait environ 750 milliards d’euros....


* La loi Godfrain définit pénalement les infractions concernant la tentative d'accès, le maintient, l'entrave, la destruction dans le domaine de l'informatique.

Sources:

mardi 7 décembre 2010

Google eBooks quand Google devient libraire

Depuis hier, la librairie électronique du géant de Mountain View a ouvert ses portes aux internautes américains (elle ne sera disponible en Europe qu'à partir de 2011). Le projet était depuis longtemps dans les tuyaux mais sa sortie a été précipitée dans le but sans doute de profiter de la hausse des achats d'ebooks durant la période de noël qui sera cet année, selon les experts américains, le noël des readers et autres tablettes.
Baptisée Google eBooks cette plateforme accessible via Google Books et les boutiques des éditeurs partenaires offre un accès gratuit aux ouvrages libres de droit numérisés par la firme mais aussi à des nouveautés actuelles payantes.

Dès 2004, Google s'est lancé dans la numérisation d'ouvrages avec comme objectif "d'organiser l'information mondiale dans le but de la rendre accessible et utile à tous". Les partenariats passées avec des grandes bibliothèques dans le monde entier, ainsi que des accords passés avec les éditeurs ont permis à la firme américaine de numériser à ce jour 15 millions d'ouvrages.
Or, Google eBooks n'offre l'accès qu'à 3 million d'ouvrages (2,7 millions d'ouvrages du domaine public + 250 000 ouvrages sous droits). Le reste des titres numérisés étant inaccessibles car protégés par le droit d'auteur. Parmi ces titres inaccessibles, on compte notamment les œuvres orphelines dont les ayants droit ne sont pas connus. Il semblerait donc que Google ait joué la carte de la prudence en excluant ces titres de son offre.

Sur le plan de l'accessibilité, la majorité des ebooks disponibles sur la plateforme seront au format epub. Un format ouvert pouvant étant être lu par la plupart des tablettes disponibles sur le marché mis à part le Kindle d'Amazon (notons, au passage, qu'Amazon est aussi positionné sur la vente de livre numérique). Les ouvrages ne seront pas téléchargeables et devront être consultés en ligne à partir de la plateforme.

Une fois de plus, Google s'éloigne un peu plus de son coeur de métier. Il va falloir maintenant un peu de recul afin d'observer quelles vont être les réactions des divers acteurs du marché.

Sources :
http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/12/google-edition-en-quelques-liens.html
http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/12/07/google-books-les-deux-logiques-de-google/#xtor=RSS-32280322