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mardi 12 novembre 2019

Le projet Libra de Facebook

La « Libra », crypto monnaie lancée par Facebook le 18 juin 2019 pourra être opérationnelle en 2020. Celle-ci devrait permettre aux 2,3 milliards d’utilisateurs de Facebook d’utiliser cette monnaie virtuelle. Présentation et évolution du projet Libra. 

Suite à l’annonce de la Libra par Facebook, un livre blanc (white paper) [1] a été dévoilé le 18 juin 2019 et précise le fonctionnement de cette devise virtuelle.  


Présentation

"L'objectif de la Libra c'est d'abord de construire un système de paiement mondial, plus qu'une monnaie", a précisé Mark Zuckerberg, PDG de Facebook. Un tel système pourrait être simplement fondé sur une monnaie existante, mais serait beaucoup moins ambitieux qu'une nouvelle monnaie adossée à un panier de devises. [2] 

C'est via l'app « Calibra » (filiale de Facebook), disponible sur iOS et Android, que les utilisateurs pourront acheter, vendre, stocker et utiliser des Libras. [3] 

Contrairement au Bitcoin, la Libra est un stable coin (crypto stable), sa valeur suit le cours d’autres devises fiduciaires et ne fluctue ainsi que très peu. Il n’y a aucun intérêt spéculatif avec ce type de jeton. [4] 

A l'inverse de celle utilisée pour les cryptoactifs tels que Ether ou Bitcoin, la blockchain Libra ne sera pas publique, mais sera organisée avec seulement quelques acteurs autorisés à s'y connecter. Basée à Genève en Suisse, cette association d’une trentaine d'acteurs (Mastercard, Paypal, Visa, Uber, Calibra …) est une organisation indépendante à but non lucratif qui se chargera de "faciliter le fonctionnement du réseau Libra et de gérer la réserve garantissant la devise". Autrement dit, l'association va superviser la blockain Libra et s'occuper de la stabilité de la valeur de Libra (avec une réserve d'actifs financiers). La volatilité du Bitcoin n'est pas envisageable. [5] 

Rappelons que la technologie de la blockchain ou plus généralement dispositif d’enregistrement électronique partagé, permet la tenue d’un registre dématérialisé et décentralisé, partagé entre ses utilisateurs, et comprenant la trace de toutes les transactions réalisées par ceux-ci depuis la création du registre. Grâce à l’utilisation de divers procédés de chiffrement, la blockchain assure également la sécurisation et l’authentification des transactions. Le registre constitué est réputé difficilement falsifiable.[6] 

Evolution

Lors de l'ouverture d'une conférence de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur la blockchain, le 12 septembre 2019, Bruneau Lemaire, le ministre de l'Economie et des Finances a déclaré être opposé au "développement de Libra sur le sol européen"  dans les conditions actuelles. En effet la souveraineté monétaire doit rester entre les mains de l’état. Dans le même temps, le ministre veut lancer une réflexion au plus vite autour d'une possible "monnaie digitale publique". [7] 

La crypto de Facebook, Libra, se fait lâcher par Mastercard, Visa, eBay et Stripe. C'est PayPal qui a le premier préféré quitter le navire le 4 octobre 2019 sans donner de raisons précises. Ironie de la situation : David Marcus, responsable pour Facebook du développement de Libra, est l'ancien PDG de PayPal. Le projet est en effet critiqué par bon nombre de régulateurs et gouvernements à travers le monde. Ils s’inquiètent notamment de la mauvaise réputation de Facebook en matière de confidentialité et de protection des données personnelles. [8] 

Mark Zuckerberg s’est montré hésitant face aux élus américains de la Commission parlementaire des services financiers du Congrès, auprès desquels il a tenté mercredi 23 octobre 2019 de défendre son projet Libra. Il a répété à plusieurs reprises que la Libra, gérée par une association indépendante (composée d'entreprises et organisations à but non lucratif), ne serait pas lancée avant d'avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs. 

Plusieurs élus ont cherché à savoir jusqu'où il était prêt à aller pour mener à bien son projet. "L'association Libra est séparée de Facebook. Si je vois que nous n'arrivons pas à continuer en accord avec les principes que j'ai établis, alors Facebook se retirera du projet", a précisé Mark Zuckerberg. [2][9]

Libra va mettre des années à se développer, selon un cadre de Calibra.
Libra « n'est pas quelque chose qui se propagera comme un réseau social. Ce sera un travail qui va durer non pas des années, mais des décennies, mais ça en vaut la peine », a affirmé le vice président en charge de la direction des produits de Calibra Kevin Weil, mardi 5 novembre, lors d'un débat sur les cryptomonnaies rapporté par la chaîne CNBC. [10]

Quoi qu’il en soit, si Facebook et ses partenaires parviennent à surmonter les obstacles réglementaires qui ont accompagné la Libra, cette monnaie aura sans aucun doute un impact énorme sur l’économie mondiale, éclipsant peut-être celle du bitcoin “, a déclaré Hayter de CryptoCompare. 
Pour Andy Bryant, directeur de l’exploitation de l’entreprise européenne de l’exchange bitFlyer, Libra pourrait commencer à convaincre les gens qu’il existe « d’autres moyens » de stocker de la valeur que l’utilisation de devises fiat (monnaie décrétée par l'état) comme le dollar américain. « Si c’est tout ce que Libra réalise, je pense que ce sera déjà un grand pas en avant », a-t-il dit. [11] 



[1] LIBRA, Livre blanc, L’association Libra [en ligne]. 18 juin 2019. [Consulté le 27 octobre 2019].  https://libra.org/fr-FR/white-paper/?noredirect=fr-FR 

[2] La Libra devant le congrès Américain, En direct avec AFP [en ligne] 23 octobre 2019. [Consulté le 27 octobre 2019]. https://www.france24.com/fr/20191023-mark-zuckerberg-congres-americain-cryptomonnaie-libra-dollar-donnees-facebook 

[3]  Calibra l’arme secrète de Facebook, Les Echos : Raphaël BLOCH [en ligne].  18 juin 2019. [Consulté le 27 octobre 2019]  https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/calibra-larme-secrete-de-facebook-pour-monetiser-sa-cryptomonnaie-1030100 

[4]  Libra : Facebook publie le livre blanc de sa cryptomonnaie, Cryptonaute : Stanislas POGORZELSKI  [en ligne]. 18 juin 2019. [Consulté le 27 octobre 2019].
https://cryptonaute.fr/libra-facebook-publie-livre-blanc-crypto-monnaie/ 

[5] Libra : la cryptomonnaie voulue par Facebook est officielle, GNT (Génération Nouvelles Technologies) : Jérôme GARAY [en ligne]. 18 juin 2019. [Consulté le 27 octobre 2019].
https://www.generation-nt.com/libra-cryptomonnaie-blockchain-facebook-calibra-actualite-1966041.html

[6] Minibons, titres financiers et Blockchain, Mathias Avocats [en ligne]. 30 janvier 2019. [Consulté le 27 octobre 2019]. 

[7] Bruno Le Maire s'oppose à Libra,  L’Usine Digitale : Alice VITARD [en ligne]. 12 septembre 2019. [Consulté le 27 octobre 2019].
https://www.usine-digitale.fr/article/bruno-le-maire-s-oppose-a-libra-mais-se-dit-ouvert-a-la-creation-d-une-monnaie-digitale-publique.N883800 

[8] Paypal se retire de libra, Le Monde avec AFP [en ligne]. 05 octobre 2019. [Consulté le 27 octobre 2019].
https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/05/paypal-se-retire-de-libra-le-projet-de-monnaie-numerique-de-facebook_6014314_3234.html 

[9] Mark Zuckerberg grilled by Congress over Libra,  CNN Business : Clare Duffy et Brian Fung [en ligne]. 23 octobre 2019. [Consulté le 27 octobre 2019].
https://edition.cnn.com/2019/10/23/tech/mark-zuckerberg-facebook-libra-hearing/index.html 

[10] Libra va mettre des années à se développer, selon un cadre de Calibra, Clubic : Benjamin Bruel  [en ligne]. 07 novembre 2019. [Consulté le 09 novembre 2019].
https://www.clubic.com/antivirus-securite-informatique/cryptage-cryptographie/crypto-monnaie/actualite-875631-libra-annees-repandre-cadre-calibra.html

[11] Les principales différences entre Libra et le Bitcoin, Cryptosous [en ligne]. 19 juillet 2019. [Consulté le 27 octobre 2019]. https://www.crypto-sous.fr/libra/difference-libra-bitcoin/ 

mercredi 28 novembre 2018

2018, une année de crise pour Facebook

Le scandale Cambridge Analytica a déclenché une crise dont le point culminant était l'audience de son fondateur, Mark Zuckerberg, devant le Sénat américain. Convoqué aussi par une Commission britannique pour expliquer la fuite des données personnelles des utilisateurs, Zuckerberg continue à refuser de se présenter devant les parlementaires mondiaux.

Le recrutement de Nick Clegg [1], ancien premier-ministre britannique, comme responsable de la communication et des affaires publiques de Facebook, est une indication de la stratégie pour faire face à la crise politique et financière provoquée par la découverte du cas Cambridge Analytica. L'histoire, révélée par les journaux anglais The Observer et The Guardian en mars 2018, a démontré comment ce cabinet d'étude anglais a pu siphonner les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook, dans le but d'influencer l'élection américaine de 2016.

Facebook est devenu, depuis 2009, le leader mondial des réseaux sociaux [2], utilisé par 2,2 milliards de personnes, dont 68% de la population adulte juste aux États-Unis, selon l'enquête 2018 du Pew Research Center. Cependant, un étude montre un recul de l'usage de la plateforme pour s'informer ; selon l'Institut Reuters, 36 % de Français ont déclaré s'informer via les réseaux sociaux en 2018, une baisse de 9% par rapport à l'année de 2016 [3].

Néanmoins, si la confiance dans Facebook paraît avoir diminué, il ne suffit pas de quitter la plateforme, défend Siva Vaidhyanathan [4], en réaction à la campagne Twitter #DeleteFacebook. Ce professeur de media studies à l'Université de Virginia, auteur de "Anti-Social Media: how Facebook disconnects us and undermines democracy", propose une réponse citoyenne : demander plus de régulation, en commençant par l'application des mesures antitrust, étant donné que Facebook est aussi propriétaire de Messenger, Instagram et Whatsapp. La déconnexion, dans ce cas, "est l'opposée de l'activisme", déclare l'auteur.

Sources :

[1] RONFAUT, Lucie. Facebook recrute l'ex n°2 du gouvernement britannique Nick Clegg pour sa communication. En ligne sur Le Figaro. Publié le 19 octobre 2018 : [Consulté le 28 novembre, 2018]. <http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/10/19/32001-20181019ARTFIG00194-facebook-recrute-l-ex-n2-du-gouvernement-britannique-nick-clegg-pour-sa-communication.php>

[2] MYRNAIOS, Nikos. Du réseau de l’élite aux scandales en série : brève histoire de Facebook. En ligne sur INA Global. Publié le 28 septembre 2018 : [Consulté le 28 novembre, 2018]. <https://www.inaglobal.fr/numerique/article/du-reseau-de-l-elite-aux-scandales-en-serie-breve-histoire-de-facebook-10275>

[3] LE CAROFF, Coralie. Facebook, média de masse : un poids à relativiser. En ligne sur INA Global. Publié le 27 septembre 2018 : [Consulté le 28 novembre, 2018]. <https://www.inaglobal.fr/numerique/article/facebook-media-de-masse-un-poids-relativiser-10276>

[4] VAIDHYANATHAN, Siva. Don’t Delete Facebook. Do Something About It. En ligne sur New York Times. Publié le 24 mars 2018 : [Consulté le 28 novembre, 2018]. <https://www.nytimes.com/2018/03/24/opinion/sunday/delete-facebook-does-not-fix-problem.html>


jeudi 22 novembre 2018

De l'émotion au capitalisme affectif : une valeur numérique sûre

Lors des dernières rencontres Ethics by Design à Paris début octobre, deux chercheurs en sciences de l'information et de la communication, Camille Alloing et Julien Pierre, ont présenté une conférence sur le rapport étroit entre les émotions, sentiments et affects et la production de valeur des services numériques. Tous deux ont co-écrit un livre, paru en 2017 chez Ina édition, intitulé "Le web affectif".

En 2016, la plateforme Facebook a élargi l'offre des icônes expressives : l'usager est passé du simple "like" exprimé par un pouce à toute une série d’émoticônes représentant la surprise, la colère, le rire et la tristesse, pouvant même exacerber l'expression de sa passion grâce à un cœur sur fond rouge. C'est cet exemple de Facebook Reaction que nos deux chercheurs ont choisi pour illustrer leur propos sur l'affectivité numérique, bien que le concept soit également utilisé par d'autres plateformes numériques comme Twitter et Netflix, et même par des industriels du secteur comme Apple, Samsung et IBM.

Cette analyse de sentiments (sentiment analysis) constitute l'informatique affective, fondée en 1997 par une chercheuse du MIT (Massachussets Institute of Technology). Dans un objectif marketing, cette méthode réunit et applique des éléments issus d'autres disciplines, notamment les sciences cognitives et la psychologie, pour, en retour, proposer aux internautes une meilleure offre de contenus et d'interfaces, des voix de synthèse, des agents conversationnels (chatbot) et des mouvements robotiques, le tout en guise de réponse émotionnelle.

Ainsi, les six émotions citées de la plateforme Facebook réduisent la complexité des sentiments humains à, selon leur description, "like, love, haha, wow, sad, angry". Le paradoxe, comme le font noter les auteurs, est de vouloir étendre l'empathie à l'échelle universelle tout en la réduisant à un minimum d'expressions, formulées par six petites icônes. Ainsi, le design des nouvelles interfaces intègre une dimension psychologique afin de donner une réponse émotionnelle à la marchandisation, mais d'autres usages comme le divertissement, le partage ou l'autoformation sont également importants à étudier lorsqu'il s'agit d'en évaluer l'éthique et de transparence.

Ces supposées émotions universelles, soulignent Camille Alloing et Julien Pierre, ne tiennent pas compte de la différence entre l'expression et l'émotion, et omettent par ailleurs l'importance du contexte socio-culturel. Designers et community managers doivent pouvoir ressentir les tendances émotionnelles des usagers, et même si l'OCDE souligne l'empathie comme une des qualités indispensables du travailleur du 21è siècle, cette simplification du concept de l'empathie, selon ces chercheurs, oublie le frayage, cette capacité de notre cerveau à faire passer nos émotions d'une neurone à l'autre, mais aussi le filtrage. Il en résulte un danger : celui de voir nos émotions guider nos parcours en-ligne, et pire encore, notre expérience vécue.

Sources : Julien Pierre, Camille Alloing. Le design du web affectif : entre empathie et universalité. Retour sur les phases de conception de l’affectivité numérique. H2PTM 2017, Oct 2017, Valenciennes, France. 2017, H2PTM’17 Le numérique à l’ère des designs, de l’hypertexte à l’hyper-expérience. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01626544/document

lundi 6 novembre 2017

Test de lancement de la fusée Facebook: l'actualité impactée


Facebook déploie un test sur un fil secondaire d'actualité appelé "Explore Feed" dans 6 pays avec pour conséquence une chute observée de la consommation des contenus d'information. La fusée Facebook entraine le déclin de la consommation d'actualité ainsi disparue du fil du fil principal. The Guardian enquête le 25 octobre 2017 et tire les conclusions.
  
Fin octobre 2017, Facebook a lancé un test dans 6 pays - le Guatemala, la Bolivie, le Cambodge, le Sri-Lanka, la Serbie et la Slovaquie - sur son nouvel outil « Explore Feed » symbolisé par une petite fusée. "Explore feed" est un fil d’actualité secondaire.
Dans les 6 pays test, les abonnés Facebook doivent désormais chercher leur actualité dans cet outil car elle a disparu du fil principal de l’application.

Dans le fil principal ne subsistent que:
  • l'activité des amis, proches, famille etc.,
  • les contenus éditoriaux. 

Le 25 octobre 2017, The Guardian rassemble dans son article les observations d'éditeurs de contenus d'actualité [1]. Au Guatemala, le site "Soy 602" signale une chute spectaculaire de 66% de la consommation de ses articles [3]. En Slovaquie, une sélection des meilleures pages a perdu entre 2/3 et 3/4 de son audience [2].
En conclusion, les abonnées (désorientés) de Facebook ne sont pas allés chercher l'information dans le fil secondaire d'actualité "Explore Feed".


Les conséquences de ce test mettent en exergue la dépendance des éditeurs de contenus d'information à Facebook depuis 2014, préféré à Google News: " En quelques années, Facebook s'est ainsi imposé au point de devenir une source non négligeable de l'audience des principaux sites d'information" [3]. ainsi que la prévalence des réseaux sociaux comme moyens d'information " Rappelons à toutes fins utiles qu'une étude 2016 menée par l'université l'Oxford pour l'institut Reuters établissait que 51% des répondants utilisaient les réseaux sociaux pour accéder à l'information. Et que pour 28% des 18-24 ans, Fcebook et d'autres réseaux sociaux étaient même cités comme principale source d'information". [3]

Facebook par la déclaration de Adam Mosseri, vice-président du flux d'actualité [5], justifie ce test par la volonté de ne mettre en valeur et immédiatement disponible que l'activité et les expériences de nos amis et de "ranger" l'actualité dans une autre activité secondaire.

On observe cependant que cet outil, s'il est généralisé, peut contraindre les éditeurs d'actualité à sponsoriser leurs contenus pour ne pas disparaître, ce qui générerait une augmentation de source de revenus pour Facebook par la publicité [4]. Par ailleurs, dans un souci de fidéliser l'audience - toujours relatif à la publicité - l'outil "Explore Feed" mobilise l'activité des abonnés quelques instants supplémentaires car ils naviguent sur Facebook pour ouvrir leur fil d'actualité [4].

Enfin, une sélection par l'argent fragiliserait les petits éditeurs, parfois les plus indépendants,, qui diffusent une information libre participant au soutien de la pluralité de l'expression démocratique [1]

Pour l'heure, Facebook n'a pas déclaré son intension d'étendre le test à l'ensemble des pays à travers le monde.

Sources :


[1] HERN Alex. Downright Orwellian: journalists decry Facebook experiment's impact on democracy, in The Guardian, 2017-10-25 [consulté le 6 novembre 2017]. https://www.theguardian.com/technology/2017/oct/25/facebook-orwellian-journalists-democracy-guatemala-slovakia?CMP=share_btn_tw>

[2] STRUHARIK Filip. Biggest drop in Facebook  organic reach we have nerver seen, Medium.com,  2017-10-21, [consulté le 6 novembre 2017]. < https://medium.com/@filip_struharik/biggest-drop-in-organic-reach-weve-ever-seen-b2239323413>


[3] LEDIT Guillaume. Facebook mène une expérience préoccupante pour l'accès à l'information, Usbeck et Rica.com, 2017-10-31, [consulté le 6 novembre 2017]. < https://usbeketrica.com/article/facebook-mene-une-experience-preoccupante-pour-l-acces-a-l-information >

[4]  VINOGRADOFF Luc, Un test Facebook dans 6 pays met à mal l'influence de médias en ligne, Le Monde.fr/rubrique Big Brother, 2017-10-26 [consulté le 6 novembre 2017]. <http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/10/26/un-test-facebook-dans-six-pays-met-a-mal-l-influence-de-medias-en-ligne_5206497_4832693.html>

[5] MOSSERI Adam, Clarifying Recent Test, Media Facebook.com, 2017-10-23 [consulté le 6 novembre 2017].  <https://media.fb.com/2017/10/23/clarifying-recent-tests>