lundi 13 novembre 2017

L'IA ou "l'Enjeu du siècle"

60 ans après la parution de  La Technique ou l'Enjeu du siècle, un essai dans lequel Jacques Ellul traite du changement de nature de la technique dans la société, où la technique serait devenue "un processus autonome auquel l'homme est assujetti"[1], la question posée  n'a rien d'obsolète. Au contraire, le développement de nouvelles technologies et notamment celui de l'intelligence artificielle, nourrit des peurs et des inquiétudes sur l'avenir de l'Homme : sera-t-il finalement dépassé par la machine ? La société entière s'empare de cette question.
Dans le sillage de la parution du rapport Anticiper les impacts économiques et sociaux de l'intelligence artificielle [2] en mars dernier, de nombreuses discussions, conférences et séminaires sur le sujet d'intelligence artificielle auront lieu en novembre et décembre : autant d’occasions de conjurer les peurs et d’y voir plus clair sur un sujet aussi en vogue que souvent mystifié. 

Dans le cadre des Entretiens du nouveau monde industriel 2017, l'Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit nous invite à participer les 19 et 20 décembre aux quatre sessions de discussions sur le sujet "Bêtise et intelligence artificielles" [3]. 

Du 13 novembre au 11 juin 2018, Antonio A. Casilli, maître de conférences à Telecom ParisTech (IIAC-CEM), propose un séminaire intitulé "Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques", où sera dressé "un panorama des études contemporaines les plus innovantes et les plus significatives dans le domaine des humanités numériques et de la sociologie des usages des technologies de l'information et de la communication"[4]. Plusieurs séances seront consacrées à l'intelligence artificielle : la séance inaugurale tout spécialement, animée par Antonio A. Casilli en personne le 13 novembre [5], et la séance du 2 février 2018, où l'invité Jean-Gabriel Ganascia (Université Pierre et Marie Curie) traitera le sujet de "Singularité : les mythes transhumanistes à l'épreuve de la recherche sur l'intelligence artificielle".
Le 14 novembre l’Association pour le Développement de l’Informatique Juridique (l'ADIJ) organise une conférence sur le thème "Le corps, nouvel objet connecté ?". Dans le cadre de cette conférence David Gruson, membre du Conseil exécutif de la Chaire santé de Sciences Po PARIS, discutera du sujet "Les robots et l’intelligence artificielle vont-ils décider de l’avenir de nos corps ?" [6]

Une journée de formation (payante), également traitant les questions juridiques liées à l'intelligence artificielle, sera organisée le 29 novembre : il s'agit de deuxième édition Technolex sur le thème "Disruption digitale et le droit. Convaincre, rassurer, innover". Au programme : "4 ateliers le matin, 2 séances plénières l’après-midi, 7h de formation et plus de 30 intervenants." 
Enfin, le 5 et le 6 décembre  GFII organise le forum annuel, consacré à l'intelligence artificielle : "Intelligence artificielle : mythes et réalités pour l'industrie de l'information spécialisée" [7]. Ces deux jours permettront de "mieux comprendre les impacts de l'IA sur l'industrie de la connaissance, et de de dépasser l'IA washing". 
A vos agendas !


[1]  La Technique ou l'Enjeu du siècle, https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Technique_ou_l%27Enjeu_du_si%C3%A8cle [consulté le 13/11/2017]

[2] HINDI Rand, JANIN Lionel (dir.), Anticiper les impacts économiques et sociaux de l’intelligence artificielle, Paris : France Stratégies, 2017, en ligne http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/rapport-intelligence-artificielle-ok.pdf [consulté le 13/11/2017]

[3] Pour en savoir plus : http://arsindustrialis.org/entretiens-du-nouveau-monde-industriel-2017 [consulté le 13/11/2017]
[4] Pour en savoir plus : https://enseignements-2017.ehess.fr/2017/ue/240/ ; [consulté le 13/11/2017]

[5] CASILLI Antionio, A. "[Séminaire #ecnEHESS] Antonio Casilli : Intelligences artificielles et travail des plateformes (13 nov. 2017)" en ligne http://www.casilli.fr/2017/11/04/seminaire-ecnehess-antonio-casilli-intelligences-artificielles-et-travail-des-plateformes-13-nov-2017/ [consulté le 13/11/2017]
[6] Le programme de cette conférence : http://www.adij.fr/2017/10/28/conference-le-corps-nouvel-objet-connecte-mardi-14-novembre-2017/  [consulté le 13/11/2017]
[7] Pour en savoir plus sur ce forum : http://forum.gfii.fr/c/forum-du-gfii-2017

Travail nomade, réunion virtuelle avec quel outil ?

Aujourd'hui, le chef de projet est confronté au nomadisme de ses collaborateurs. Il lui est difficile de réunir l'ensemble de son équipe à un jour, heure et une salle donnés. La question se pose :  quel outil vais-je utiliser ?


L'outil collaboratif doit pouvoir créer une salle de réunion et inviter x collaborateurs en même temps avec un flux vidéo correct.
Deux outils  sélectionnés :

1   Daily :  un outil en ligne facile d'utilisation, qui vous personnalise le nom de la salle de réunion virtuelle permanente avec une adresse URL unique. Vous pouvez ajouter des nouvelles salles et vous pouvez choisir les modes d'accès de vos collaborateurs. De plus, c'est un outil gratuit. [1]


2 Team Talk :  un outil qui vous permet de tenir une réunion avec une adresse URL unique, et un simple lien suffit pour que vos collaborateurs se joignent à la réunion.  Mais celui-ci est fait pour un petit groupe. L'outil permet aussi de partager son écran, d'échanger des fichiers et un tchat.
 Cet outil est payant avec une tarification à la réunion ou par abonnement. [2]


Sources :

[1]  DAILY "réunions et appels en vidéo pour le travail collaboratif" by  · Published · Updated

[2] Team Talk "un espace de réunion en ligne pour le travail collaboratif" by · Published · Updated [consulté le 13/11/2017] . <https://outilscollaboratifs.com/2017/09/teamtalk-un-espace-de-reunion-virtuel-pour-le-travail-en-equipe/>


jeudi 9 novembre 2017

Les bibliothèques, des institutions cruciales dans nos communautés


Avec la montée en puissance du numérique et l'évolution des pratiques culturelles et des demandes sociales, les bibliothèques sont en constante mutation. A l'ère du Big Data, elles vont pouvoir se plonger dans la visualisation de données avec l'arrivée de la datavisualisation et communiquer efficacement sur leurs activités en n'oubliant pas la notion de service, rendu sur place ou en ligne, qui prend une place de plus en plus importante.

Comme en témoigne le blog de Christian Lauersen, directeur de bibliothèques danois, intitulé Le Laboratoire de la Bibliothèque (1), on assiste à la croissance de nouveaux lieux. Pour lui, "les bibliothèques sont associées à des espaces d'apprentissages, d'éducation, de recherche et d'activités culturelles".
Il vient de publier, le 17 octobre 2017, sur son blog, quelques réflexions sur la bibliothèque en tant que lieu et marque : Pourquoi viennent-ils ? (2). Il explique que les conditions pour les étudiants, et surtout dans l'enseignement supérieur, ont  radicalement changé au cours des dernières années. Ils ne viennent pas forcément dans les bibliothèques pour lire mais pour échanger. Christian Lauersen parle de "plateforme physique et mentale de dialogue entre les gens". L'objectif des bibliothèques est de répondre aux besoins de tous, de créer un pont entre les gens et les méthodes numériques.

En France, selon une étude menée par le ministère de la Culture (3), les bibliothèques municipales sont de plus en plus fréquentées par les Français et constituent un réseau culturel important.
Les 25 et 26 novembre prochains, le premier patrimoine de France, la BNF organisera sont deuxième Hackhaton (4) sur le thème de la musique dans l'objectif de partager et de parler de sujets autour du numérique.

Pour aller plus loin:
Je vous conseille vivement d'aller voir le film documentaire EX LIBRIS: THE NEW YORK PUBLIC LIBRARY, film reportage en séquences courtes de 3h37, sortie le 01 novembre 2017. Le spectateur s'immerge dans la plus grande bibliothèque de New York, la New York Public Library. Le réalisateur Frederick Wiseman, montre l'engagement inlassable de ces bibliothécaires au profit de la culture pour tous. 
Une bibliothèque à lire entre toutes ses lignes...


Sources:





L'Open Access Week célébrée par les universités à travers le monde


L'université de Cambridge provoque un raz-de-marée sur son site en partageant la thèse du célèbre astrophysicien Stephen Hawking

 Il y a dix jours s'achevait la dixième édition de l'Open Access Week [1]. De nombreuses universités, écoles supérieures, instituts de recherche, bibliothèques et organismes de financement mettent chaque année ces quelques jours à profit pour organiser séminaires, expositions ou tout autre événement dans le but de promouvoir le libre accès.
L'Université de Cambridge a décidé de participer à sa manière, par la publication sur son site de la thèse de Stephen Hawking [2], "Les propriétés des univers en expansion" rédigée en 1966 ; il était alors âgé de 24 ans. 
 L'idée était de porter l'attention sur l'augmentation croissante de la mise en ligne des publications de l'Université. Le projet s'est révélé être un succès, puisque la thèse aurait été téléchargée pas moins de 60 000 fois en à peine 24 heures et aurait fait grimper le trafic du site jusqu'à interrompre complètement l'accès pendant plusieurs heures, d'après un porte-parole de l'Université. Moins d'une semaine plus tard, ce chiffre était monté à 2 millions.
Stephen Hawking espère que ce geste "inspirera d'autres (chercheurs) à faire de même, pas seulement dans le but d'apprendre, mais aussi de partager la recherche". [3]
Cambridge, à l'instar de la plupart des universités dans le monde, participe également de manière plus classique, en organisant toute une série d'ateliers destinés à sensibiliser les chercheurs aux différents aspects de l'Open Access. 
Les scientifiques peuvent ainsi se former sur comment améliorer l'accessibilité et la reproduction de la recherche scientifique ou encore comment repérer un éditeur prédateur. [4]
Pour les plus curieux, la thèse est disponible au format PDF sur  Apollo, le site de dépôt des travaux universitaires de : https://www.repository.cam.ac.uk/handle/1810/251038


Sources : 

[1] International Open Access Week Website, [consulté le 9 novembre 2017] http://www.openaccessweek.org/
[2] NOISETTE Thierry, Open access: Cambridge partage ses publications, dont la thèse de Stephen Hawking, ZDNet, rubrique Blogs, 2017-10-29 [consulté le 9 novembre 2017]  http://www.zdnet.fr/blogs/l-esprit-libre/open-access-cambridge-partage-ses-publications-dont-la-these-de-stephen-hawking-39859258.htm
[3] BUSBY Mattha, Stephen Hawking's expanding universes thesis breaks the interne, The Guardian.com, rubrique Science, 2017-10-23 [consulté le 9 novembre 2017]
https://www.theguardian.com/science/2017/oct/23/stephen-hawkings-expanding-universes-thesis-breaks-the-internet
[4] University of Cambridge, rubrique Open Access [consulté le 9 novembre 2017]   https://osc.cam.ac.uk/open-access/open-access-week-2017


lundi 6 novembre 2017

Le dernier tweet de Jean-Michel Salaün - @JMSalaun1 -

Le 28 septembre 2017, Jean-Michel Salaün, Professeur dans différentes entités universitaires (Ecole normale supérieure de Lyon, ENSSIB, EBSI de Montréal...) connu pour ses apports scientifiques aux Sciences de l'information et de la documentation, signait un tweet rédigé de la manière suivante : "Comme promis, la postface à Vu, lu, su (dispo aussi sur hypothèses)   Dernier twt, adieu à mes followers." Ce "faux" dernier tweet car Jean-Michel Salaün continue à tweeter, nous interroge néanmoins sur le contenu de cette postface.

L'ouvrage Vu, lu, su est paru il y a cinq ans, en 2012 aux éditions de La Découverte. Son titre exact est : Vu, lu, su : les architectes de l'information face à l'oligopole du Web. Le document est vu grâce au développement du terminal mobile; lu en suivant un axe personnel et donc découpé en thématiques d'intérêt; su enfin grâce aux réseaux sociaux.  Dans cette postface, Jean-Michel Salaün annonce donc sa retraite académique. Cette postface est l'aboutissement de cinq années de réflexion après la parution de l'ouvrage. Le chercheur souligne les changements majeurs du web en un si court laps de temps : le développement des algorithmes, de l'intelligence artificielle, les conséquences de la réalité virtuelle, l'avènement de l'économie du partage, des outils nomades... Son intérêt cependant se porte particulièrement vers le document : l'ordre numérique documentaire est resté le même malgré les changements opérés. Quel est-il ?

L'organisation documentaire est toujours dominée par les "GAFTA" notamment Apple, Google et Facebook. Cette domination tend à se renforcer. Si la révolution documentaire a bien eu lieu, elle est très récente: "fin du siècle dernier et première décennie du nouveau millénaire", nous précise Jean-Michel Salaün. Sinon son caractère massif, ces transformations du document sont l'objet de cette postface. Il s'agit principalement de comprendre ce qu'est l'architecture de l'information et partant l'architecte de l'information. Ainsi le document est intrinsèquement lié à celui/celle qui le construit. Ce dernier connaît aussi bien l'organisation de l'information, le design que l'expérience utilisateur. Pourtant ces termes, essentiels aux yeux de l'enseignant-chercheur, sont peu usités dans le domaine académique ou de la formation. Jean-Michel Salaün le regrette et il reste persuadé que ces trois expertises sont au coeur de l'analyse informationnelle du document. Le concept d'architecture de l'information reste la réponse au défi de l'apparition du document numérique. L'ordre documentaire qui en émerge est ainsi dominé par le modèle de Facebook. Pourquoi ?

Facebook symbolise le partage de l'information et la plateforme est créatrice selon l'auteur, d'un nouveau genre de documents qui construit pour chaque communauté un imaginaire, une série de récits personnalisés. Or, cet imaginaire est à une échelle mondiale, devenu politique. Ce changement dont l'origine est l'échange de documents, fait vaciller le monde ancien. Le nouvel ordre documentaire se base sur un nouvel agencement des documents et donc de l'information. Les "industries de la mémoire", les géants du web, gèrent aujourd'hui une masse de documents comme jamais; ce que l'on nomme le Big Data. Une maîtrise de l'architecture de l'information, de la maison du web, serait un pas pour une régulation du nouvel ordre documentaire que Jean-Michel Salaün appelle de ses voeux.


Un appel pour la journée mondiale de l'architecture de l'information à Toulouse, le 24 février 2018 [consulté le 6 novembre 2017]. < https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdmebSS1ecukGJ-VPhmYQ62m_UiJWm8vZuw0soptTORZoAfHQ/viewform >

SALAUN, Jean-Michel. Vu, lu, su. Les architectes de l'information face à l'oligopole du Web. Paris : La Découverte, 2012. 151 p. Collection « Cahiers libres ». ISBN 978-2-7071-7135-1.



Test de lancement de la fusée Facebook: l'actualité impactée


Facebook déploie un test sur un fil secondaire d'actualité appelé "Explore Feed" dans 6 pays avec pour conséquence une chute observée de la consommation des contenus d'information. La fusée Facebook entraine le déclin de la consommation d'actualité ainsi disparue du fil du fil principal. The Guardian enquête le 25 octobre 2017 et tire les conclusions.
  
Fin octobre 2017, Facebook a lancé un test dans 6 pays - le Guatemala, la Bolivie, le Cambodge, le Sri-Lanka, la Serbie et la Slovaquie - sur son nouvel outil « Explore Feed » symbolisé par une petite fusée. "Explore feed" est un fil d’actualité secondaire.
Dans les 6 pays test, les abonnés Facebook doivent désormais chercher leur actualité dans cet outil car elle a disparu du fil principal de l’application.

Dans le fil principal ne subsistent que:
  • l'activité des amis, proches, famille etc.,
  • les contenus éditoriaux. 

Le 25 octobre 2017, The Guardian rassemble dans son article les observations d'éditeurs de contenus d'actualité [1]. Au Guatemala, le site "Soy 602" signale une chute spectaculaire de 66% de la consommation de ses articles [3]. En Slovaquie, une sélection des meilleures pages a perdu entre 2/3 et 3/4 de son audience [2].
En conclusion, les abonnées (désorientés) de Facebook ne sont pas allés chercher l'information dans le fil secondaire d'actualité "Explore Feed".


Les conséquences de ce test mettent en exergue la dépendance des éditeurs de contenus d'information à Facebook depuis 2014, préféré à Google News: " En quelques années, Facebook s'est ainsi imposé au point de devenir une source non négligeable de l'audience des principaux sites d'information" [3]. ainsi que la prévalence des réseaux sociaux comme moyens d'information " Rappelons à toutes fins utiles qu'une étude 2016 menée par l'université l'Oxford pour l'institut Reuters établissait que 51% des répondants utilisaient les réseaux sociaux pour accéder à l'information. Et que pour 28% des 18-24 ans, Fcebook et d'autres réseaux sociaux étaient même cités comme principale source d'information". [3]

Facebook par la déclaration de Adam Mosseri, vice-président du flux d'actualité [5], justifie ce test par la volonté de ne mettre en valeur et immédiatement disponible que l'activité et les expériences de nos amis et de "ranger" l'actualité dans une autre activité secondaire.

On observe cependant que cet outil, s'il est généralisé, peut contraindre les éditeurs d'actualité à sponsoriser leurs contenus pour ne pas disparaître, ce qui générerait une augmentation de source de revenus pour Facebook par la publicité [4]. Par ailleurs, dans un souci de fidéliser l'audience - toujours relatif à la publicité - l'outil "Explore Feed" mobilise l'activité des abonnés quelques instants supplémentaires car ils naviguent sur Facebook pour ouvrir leur fil d'actualité [4].

Enfin, une sélection par l'argent fragiliserait les petits éditeurs, parfois les plus indépendants,, qui diffusent une information libre participant au soutien de la pluralité de l'expression démocratique [1]

Pour l'heure, Facebook n'a pas déclaré son intension d'étendre le test à l'ensemble des pays à travers le monde.

Sources :


[1] HERN Alex. Downright Orwellian: journalists decry Facebook experiment's impact on democracy, in The Guardian, 2017-10-25 [consulté le 6 novembre 2017]. https://www.theguardian.com/technology/2017/oct/25/facebook-orwellian-journalists-democracy-guatemala-slovakia?CMP=share_btn_tw>

[2] STRUHARIK Filip. Biggest drop in Facebook  organic reach we have nerver seen, Medium.com,  2017-10-21, [consulté le 6 novembre 2017]. < https://medium.com/@filip_struharik/biggest-drop-in-organic-reach-weve-ever-seen-b2239323413>


[3] LEDIT Guillaume. Facebook mène une expérience préoccupante pour l'accès à l'information, Usbeck et Rica.com, 2017-10-31, [consulté le 6 novembre 2017]. < https://usbeketrica.com/article/facebook-mene-une-experience-preoccupante-pour-l-acces-a-l-information >

[4]  VINOGRADOFF Luc, Un test Facebook dans 6 pays met à mal l'influence de médias en ligne, Le Monde.fr/rubrique Big Brother, 2017-10-26 [consulté le 6 novembre 2017]. <http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/10/26/un-test-facebook-dans-six-pays-met-a-mal-l-influence-de-medias-en-ligne_5206497_4832693.html>

[5] MOSSERI Adam, Clarifying Recent Test, Media Facebook.com, 2017-10-23 [consulté le 6 novembre 2017].  <https://media.fb.com/2017/10/23/clarifying-recent-tests>



mercredi 25 octobre 2017

Les métadonnées des bibliothèques : actrices majeures du Web de données ?

En bibliothèque à un niveau international, des changements profonds s'opèrent au sujet du catalogage. En effet, pour valoriser leurs ressources auprès des internautes, les bibliothèques doivent prendre le train du Web sémantique !

 

 La généralisation des catalogues en ligne s'est développée dans les années 1990 et dès 98, l'IFLA The International Federation of Library Associations and Institutions, a créé les modèles de métadonnées FRBR, FRAD et FRAD [1], à l'attention de toute bibliothèque pour la description de ses notices bibliographiques.

Dernièrement, en août 2017, l'"IFLA LRM" : Library Reference Model (ou modèle de référence pour les bibliothèques), qui est issu de la fusion des trois anciens standards, a été adopté par toute la communauté professionnelle internationale.

Il s'agit donc à présent d'un modèle unique et conceptuel de données bibliographiques, qui s'apparente à une architecture de catalogues, repensée en fonction des attentes des usagers. C'est un modèle puissant qui permet aux ressources de leur garantir : visibilité, référencement, interopérabilité, fiabilité et souplesse de réutilisation par les internautes.
 
Cependant, pour compléter cet outil afin qu'il soit efficient et compatible avec le web de données et les standards du W3C [2], il manque un élément crucial qui est un code de catalogage unique, à vocation internationale. En effet, la finalisation et la publication du RDA-FR (Transposition française de RDA [3]) est prévue et constitue le grand projet de l'année 2018 !

Pour en savoir davantage sur ces nouveautés technologiques essentielles pour le développement des bibliothèques numériques, n'oubliez pas de vous inscrire dès maintenant à la journée professionnelle:

 "Métadonnées en bibliothèques : attention, travaux !
Des chantiers de la Transition bibliographique"

Mardi 14 novembre 2017 de 9h à 17h30
BnF, site François-Mitterrand, Grand auditorium


Sans attendre la publication de l’intégralité des règles RDA-FR ou la mise à disposition de données entièrement FRBRisées, les bibliothèques peuvent dès aujourd’hui engager certains chantiers. Organisée par le groupe « Systèmes & Données », cette journée souhaite apporter des réponses pragmatiques et concrètes aux interrogations sur la Transition bibliographique sous l’angle de l’informatique documentaire

Sources :
TRANSITION BIBLIOGRAPHIQUE. La transition bibliographique en France [en ligne]. Paris: 2017 [consulté le 25/010/2017].  https://www.transition-bibliographique.fr/enjeux/position-francaise-rda/

TRANSITION BIBLIOGRAPHIQUE. La transition bibliographique en France [en ligne]. Paris: 2017 [consulté le 25/010/2017]. https://www.transition-bibliographique.fr/17-09-20-journee-professionnelle-metadonnees-bibliotheques-attention-travaux-14-11-2017/

ARABESQUES numéro 87. Numéro spécial consacré à la Transition bibliographique [en ligne].ABES. Paris: ABES , mensuel [en ligne]. Paris, 2017 [consulté le 25/10/2017].  http://www.abes.fr/Publications-Evenements/Arabesques/Arabesques-n-87

BNF. La transition numérique à la Bnf [en ligne]. Paris, 2017 [consulté le 25/10/2018] http://www.bnf.fr/fr/professionnels/catalogage_pratiques_bnf/a.transition_bibliographique_bnf.html