mercredi 25 novembre 2009

Les jeunes et la lecture

Avec l'engouement des jeunes face aux nouvelles technologies ( internet, jeux vidéo....) on peut se demander la place qu'occupe aujourd'hui le plaisir de lire chez les jeunes.
S'il est clair que l'environnement social favorise les possibilités d'accès à la lecture, le plaisir de lire peut venir d'ailleurs

L'adaptation aux ciné avec ( succès) de certains best seller ou des bandes dessinées apparait comme un moyen de permettre à une catégorie de population jusqu'alors réticente à la lecture de redécouvrir des univers qui les poussent à la lecture : pour exemple le succès de Twillight aurait permis de remettre au gout du jour un nouveau genre vers lequel les jeunes sont attirés celui de la "fantasy urbaine".

Des mesures récemment prises, pour permettre aux jeunes de 18 à 24 ans de s'abonner gratuitement à la presse sont aussi peut être un moyen de susciter le désir de lire...

Murdoch VS Google

Nouvel épisode dans le conflit qui oppose Google et les éditeurs de contenus… Le magnat australien Rupert Murdoch, à la tête d’un empire qui compte notamment The Wall Street Journal, The Times et The Sun, souhaite en effet que les informations diffusées par son groupe News Corporation ne soient plus indexées sur Google News.

Le problème n’est pas nouveau : on se souvient en effet de l'accueil houleux réservé l'an passé à Josh Cohen, le big boss de Google, lors de son passage à Paris aux Etats généraux de la presse française. Au coeur de la polémique : le partage des recettes publicitaires entre Google et les éditeurs. Car si Google News offre une visibilité incomparable aux articles qu'il reproduit, la répartition des revenus générés par la publicité sur le site ne profite qu'à la firme américaine, selon les éditeurs de presse.

Les propos de Murdoch ne semblent pas avoir impressionné outre mesure les responsables de Google, qui se sont empressés d'indiquer que les éditeurs restaient libres de faire apparaître ou non leurs contenus dans les moteurs de recherche. Mais le milliardaire ne s'arrête pas là: c'est plus généralement la gratuité sur internet qui semble le déranger (lire à ce sujet le portrait de l'homme d'affaires sur le site des Inrockuptibles). Dénonçant le pillage dont il se dit victime, notamment de la part de Google, Murdoch a décidé de rendre payantes les éditions internet de ses journaux à partir de 2010.

Difficile de dire si Rupert Murdoch va mettre ses menaces à exécution : peut-on en effet imaginer se passer aujourd'hui du référencement offert par Google, alors que la presse traverse une crise sans précédent? Affaire à suivre...

mardi 24 novembre 2009

Parution d'une nouvelle étude sur les métiers de l'infodoc

En tant qu'étudiant en info-doc ou même parfois en tant que professionnel confirmé dans le domaine, nous nous posons des questions sur notre positionnement dans le métier. En effet, nous sommes amenés à porter différentes casquettes : documentaliste, veilleur, archiviste. De plus, du fait de l'évolution des outils, le métier est lui-même en perpétuelle évolution.

Pour tenter de répondre à ces questions et pour avoir une bonne vision de notre domaine, il semble très intéressant de consulter l'étude publiée par serdaLab le mois dernier. Ce laboratoire de veille, d'analyse et de prospective a effectivement produit une étude de 400 pages intitulée "Les horizons de l'infodoc". L’objectif de cette étude est de procurer des clés de repositionnement, des axes d’évolution, d’apporter des arguments chiffrés à avancer à une direction pour démontrer son utilité et ses compétences. Il est malheureux d'avoir à dire qu'il faille justifier de notre existence, mais c'est encore parfois le cas.

Il est d'abord fait dans cette étude un état de la profession et de son évolution sur les trois dernières années. Mais ce que je trouve surtout utile dans la perspective de trouver un emploi, c'est que ce document nous apporte des clés en terme de nouveaux métiers, de secteurs qui recrutent, d'attentes des décideurs et d'orientation stratégique de notre futur service.

Bien entendu, une étude si riche a un prix. Pour en savoir plus :

http://serda.com/fr/serda-information-connaissance-archives-electronique-records-management-veille/serdalab/les-etudes-serdalab/les-etudes-sociologiques/les-nouveaux-horizons-2009.html

Savez-vous bien rédiger pour le web ?

Graphisme et prouesses techniques peuvent rendre un site beau et agréable à consulter. Mais c'est avant tout pour lire et trouver l'information recherchée qu'un internaute se connecte. Bien écrit et bien construit, un site gagne en visibilité pour être référencé par les moteurs de recherches et les annuaires web. Pour rédiger des contenus efficaces pour vos visiteurs comme pour les moteurs de recherche, reportez-vous au livre "Bien rédiger pour le Web" d'Isabelle Canivet, consultante et formatrice en rédaction web, référencement éditorial et gestion de projet web.

Premier livre en français permettant d'améliorer son référencement naturel grâce à une bonne rédaction pour le web, ce guide s’adresse aux webmestres, rédacteurs et chargés de contenu web, chefs de projet, architectes de l'information, référenceurs... et tout acteur d'un projet web. Le livre aborde les enjeux d'une écriture centrée utilisateur, passe en revue les bonnes pratiques éditoriales et insiste sur les bénéfices d'une écriture adaptée en terme de référencement. Il vous permettra de :
- comprendre ce que votre internaute vient chercher et vous approprier les principes d'ergonomie et d'accessibilité
- apprendre les bases et les techniques du référencement
- soigner l'architecture de l'information pour faciliter la navigation
- favoriser la lisibilité en ligne et utiliser à bon escient l'image et le multimédia
- exploiter les zones chaudes (lues en premier) pour capter l'attention et placer vos mots-clés
- optimiser chaque type de contenu (page d'accueil, newsletter, blog, FAQ, communiqué de presse, slogan, signature...)
- auditer le positionnement et l'accessibilité aux robots de votre site et mesurer votre audience
- garantir le sérieux et la cohérence de votre image en suivant une ligne éditoriale

Si vous n'avez pas trouvé la réponse à toutes vos questions dans le livre, ou tout simplement pour aller plus loin, vous pouvez consulter le site de la société d'Isabelle Carnivet Action-redaction.com, une référence en matière d'optimisation du contenu de sites web.


"Bien Rédiger pour le Web. Les Clés du Referencement Naturel", Isabelle Canivet, Eyrolles, juin 2009, 418 pages. Côte CRD INTD : 10712-VII D1

jeudi 19 novembre 2009

Web 2.O, journées d'étude "Plonger dans le Web 2.O" par l'ADDNB

L'Association pour le développement des documents numériques en bibliothèques (ADDNB) organise le lundi 23 et le mardi 24 novembre 2009 des journées d'étude sur le thème "Plonger dans le Web 2.0". Ces journées se tiendront à Paris dans les locaux de l'Ircam le 23 puis de la BPI le 24.

Précédées par l'Assemblée générale de l'association qui aura lieu le lundi matin, ces journées ont  pour objectifs de proposer aux participants des clés et des idées pour monter des projets Web 2.0 en bibliothèques, pour se former, s’auto-former et partager avec des collègues... des pistes de découvertes, d’expérimentation avec des ateliers concrets. 
Il s'agit également d’apporter aux bibliothécaires un accompagnement à leur démarche Projet, une pratique des outils du Web 2.0 et des tutoriels réutilisables dans leurs établissements.

Ouvertes sur inscription, en priorité aux adhérents de l'association, les journées sont aussi accessibles - en fonction des places disponibles - à tous les professionnels des bibliothèques.


Pour en savoir + :



Formulaire d'inscription

Enquête sur l'adoption et la perception de l'Open Source

Les logiciels Open Source, qui se caractérisent par la liberté d'accès à leur code source à la différence des logiciels commerciaux, sont de plus en plus utilisés par les particuliers et les entreprises. On parle également de logiciel libre. 
En quelques années, les projets Open Source se sont multipliés : il existe maintenant un équivalent pour un très grand nombre de logiciels commerciaux. De plus, depuis les années 2000, de nombreux géants de l'informatique comme Novell, IBM ou HP soutiennent des projets Open Source ou en créent. 

Une enquête consacrée à l’adoption et à la perception de l’Open Source est proposée chaque année par la société Actuate Corporation (leader des applications de Business Intelligence, de gestion de la performance et de reporting).

Elle est menée en Amérique du Nord, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France et, pour la première fois cette année, en Chine. Cette quatrième édition regroupe près de 1.500 participants sur plusieurs secteurs, ce qui en fait une des enquêtes les plus complètes.
Elle propose un aperçu des comportements et des tendances liés à la croissance et à l’adoption des logiciels libres dans un des cinq pays (cette année la France), ainsi qu’ un résumé de la situation des quatre autres pays.
Cliquez ici pour y accéder. 

mardi 17 novembre 2009

E-réputation : une stratégie nouvelle en pleine croissance

Un concept grandissant
L'e-réputation, la gestion de la réputation en ligne, la cyber notoriété... plusieurs dénominations pour un concept qui monte, résumable en une question : être ou ne pas être sur le web aujourd'hui? Et surtout de quelle manière? L'e-réputation est devenue en quelques temps un concept inhérent aux stratégies marketing et de communication des organisations. D'un point de vue de l'individu aussi, cette approche consistant à prendre conscience de sa présence numérique est devenue indispensable.
Le début de l'année 2009 a vu un pic des recherches sur ce sujet, annonçant ainsi le début de ce nouveau "phénomène". Cette augmentation soudaine de l'intérêt pour l'e-réputation se traduit aussi dans la volumétrie des articles publiés sur le sujet.

Ses enjeux
Pratique émergente de l'influence des marques et des individus sur internet, l'e-réputation est une nouvelle approche qui ne se résume pas à quelques outils techniques. En effet elle s'intègre dans une stratégie de communication nécessaire à la stratégie des organisations, en veille d'opinion par exemple, et n'est qu'une évolution logique des bouleversements sociologiques liés au web. Elle permet de gérer de manière offensive l'image de l'entreprise sur la toile. L'offre de prestations en gestion et surveillance de l'e-réputation a d'ailleurs explosé, proposant des plateformes "clés en mains", qui nécessitent néanmoins une qualification des sources et une analyse correcte des résultats.

Les outils
Il existe désormais un marché de l'e-réputation, avec de nombreuses agences et sociétés proposant des prestations en gestion de la réputation sur le web, veille de notoriété, etc., dont la grande majorité se trouve à Paris IDF, mais aussi dans des villes "pôles e-réputation" comme Mulhouse (3 agences) ou Bordeaux (3 agences). De nombreux outils, gratuits pour la plupart, permettent un retour qualitatif car il est possible d'évaluer les opinions et avis des internautes (positif, négatif, neutre) et un retour quantitatif (buzz, jeu-concours, etc.). A voir : tableau comparatif des outils de veille en e-réputation

Débat sur sa pertinence
Jusqu'à présent le seul scoring universel est celui de Google, le Page Rank, mais qui souffre de nombreuses lacunes pour être exploitable à des fins de social marketing : le manque de précision de l'échelle (de 1 à 10), le manque de transparence (sur les mises à jour), et sa propriété privée (même s'il est public, Google peut l'utiliser à sa guise). Le Page Rank n'est pas la solution. Pour le reste, il existe pour les acteurs du marché le risque de donner de manière absolue la confiance à l'outil. D'autres avancent que "connaître l'opinion des internautes concernant votre entreprise ou votre produit a peu d'intérêt si vous n'avez pas déterminé à l'avance quelle image vous souhaitez  avoir" et que "veiller à l'aveugle a peu d'intérêt".

En bref : l'e-réputation n'a pas fini de faire parler d'elle!

à lire & à suivre :