jeudi 5 janvier 2012

Grand Colloque STIC 2012 4, 5 et 6 janvier 2012 - Centre des congrès de Lyon

"Le Grand Colloque de bilan du département STIC (Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication) de l'ANR se [tient] actuellement au Centre des Congrès de Lyon du 4 au 6 janvier 2012. Environ 800 personnes sont attendues pour cet événement co-organisé avec le LIRIS et INSAVALOR" (http://www.agence-nationale-recherche.fr/Colloques/STIC2012).

Voilà une information que j'ai découvert dans le site de l'Agence nationale de la recherche (ANR) en faisant des requêtes sur les financements de projets. Pour rappel, l'ANR joue essentiellement un rôle d’accélérateur et d’amplificateur de thèmes de recherche qui émergent au sein des différentes communautés scientifiques, qu’il s’agisse des universités, organismes de recherche, alliances ou, dans certains cas, des entreprises en fonction de leur stratégie et de leur inventivité.
La lecture du programme du colloque ne m'a pas laissé indifférent ; il en est de même du texte de présentation qui est assez parlant et assez explicite sur les objectifs attendus. Hélas, je ne peux pas y être ! Beaucoup d'autres sont certainement dans le même cas ! Les contingences et contraintes ont eu, peut être, raison de nous...

Quelles seront les retombées de cet événement ?

D'une part, les données, les analyses et les observations présentées pourront aider le monde des PME et entreprises modestes qui ne peuvent pas trouver des financements ou intégrer les pôles de compétitivité faute de moyens.

D'autre part, ce type d'événement permet de regrouper «des communautés de métiers». Ces dernières profitent de l'occasion pour discuter de problématiques partagées ou échanger les bonnes pratiques «métiers».

C’est aussi un moyen de repérage des problématiques émergentes et une justification scientifique des financements engagés.

Source: http://www.agence-nationale-recherche.fr/Colloques/STIC2012/

mercredi 4 janvier 2012

J'ai la mémoire qui flanche, j'me souviens plus très bien

Aujourd'hui vous avez peut-être remercié Facebook de vous avoir rappelé l'anniversaire de votre vieil ami qui ne compte déjà plus les messages que ses amis ont inscrit sur son mur pour l'occasion. Vous avez sans doute également béni Googledocs ces dernières semaines d'abriter tous les documents des projets sur lesquels vous travaillez, ou encore ces derniers mois Flickr ou Picasa de stocker et vous permettre de partager vos photos... mais si d'un coup tout disparaissait? Qu'adviendrait-il de votre mémoire?

le présent, déjà une archive


Nous notons, annotons, filmons, photographions, produisons des documents qui sitôt créés et mis en ligne (ou de plus en plus souvent créés directement en ligne) sont automatiquement classés, datés, et archivés. Nul besoin d'attendre, de choisir, de préférer ou de retirer, autrement dit de sélectionner ou hiérarchiser ; nous avons à la fois les outils et l'espace pour nous en passer, ou du moins nous en avons le sentiment.
Mais à jouer à ce petit jeu-là, affirme l'historien Jean-Pierre Rioux dans un article paru dans la Croix et daté d'hier "nous sommes désormais dans un perpétuel présent où tout est à la fois créé et conservé". Il ajoute que nous arrivons "à un monde où tout fait mémoire. Autrement dit, à un monde où il n’y a plus de mémoire".

mémoire & empruntes

Car la mémoire est un apprentissage qui se joue dans le temps. Elle peut être sensorielle, à court terme ou à long terme, et selon le tri, la sélection et la hiérarchisation que nous faisons de l'information qui nous entoure, nous créons des souvenirs dans lesquels nous puisons au gré de nos besoins.
Mieux encore une expérience conduite sur des rats a permis à des neurobiologistes d'affirmer que le souvenir est un acte création, ou plutôt de recréation de l'expérience vécue. Dès lors, écrit Rémi Sussan sur le blog Internet Actu, l'homme ne peut être "considéré comme identique à [ses] traces".

l'âme humaine

La question de ce qui fait l'homme et de la mémoire est soulevée dans le très sombre Dark City. Dans ce film de science-fiction de 1998 d'Alex Proyas, des humanoïdes dont la race est en voie d'extinction, mènent des expériences sur les hommes, dont tous les soirs, à minuit, ils modifient voire intervertissent la mémoire pour analyser leurs réactions et sonder leurs âmes. Le protagoniste, frappé d'amnésie suite à l'échec d'une de ces expérience, court quant à lui après sa mémoire. Le film conclut sur l'idée que ce qui ferait homme, l'âme humaine, ne se résumerait pas à la somme de ses souvenirs.

le droit à l'oubli

Si j'ai commencé ce billet en imaginant une disparition de cette mémoire numérique, il est également possible de s'interroger sur l'oubli. Et l'hypothèse la plus probable est d'ailleurs qu'il nous sera de plus en plus difficile d'oublier. Un constat qui a poussé le gouvernement français à publier en octobre 2010 "La charte du droit à l'oubli dans les sites collaboratifs et les moteurs de recherche" signée par dix acteurs du web, au rang desquels le géant Microsoft, qui sont se sont engagés à
• à améliorer la transparence de l'exploitation des données publiées par les internautes ;
• à faciliter la possibilité pour une personne de gérer ses données sur la toile.
Une charte que ni Google, ni Facebook n'ont voulu signer.

Volunia, un moteur du troisième type ?

Volunia (1), le nouveau moteur de recherche arrive enfin ce mois-ci.
Depuis l'annonce, entourée de mystère, faite par son créateur Massimo Marchiori (2) en novembre dernier, les questions et les espérances des internautes foisonnent.
Olivier Andrieu dans un article du 23 novembre sur le site Abondance posait la question : "Volunia, un futur Google killer ?" (3)

En effet, Massimo Marchiori est un mathématicien (professeur agrégé de l'université de Padoue) qui a participé à la conception de l’« hypersearch » en 1996. Il s'agit d'un algorithme (exploité par Google depuis son lancement) se basant sur l’analyse des liens entre différents contenus et pages web. Il est membre du conseil d'administration du World Wide Web Consortium (W3C) et a travaillé sur la Platform for Privacy Preferences (P3P) et sur le Web Ontology Language (OWL) destiné à mise en place du web sémantique.
Au vu de son pédigré, la question, même posée avec scepticisme, pouvait paraître légitime.

Mais dans la vidéo (4) mise en ligne sur YouTube, il expliquait que Volunia allait secouer le web et que ce ne serait pas un Google amélioré (mission impossible au regard des investissements humains et financiers du géant américain). Il affirmait qu'il fallait plutôt le considérer comme quelque chose de totalement nouveau, disponible d’emblée en 12 langues, et capable de fournir à l’internaute une perspective neuve, totalement différente de ce que les moteurs traditionnels ont proposé jusqu’à présent.

Puis plus aucune information jusqu'au 17 décembre dernier, sur le site Presse citron (5). Une nouvelle interview apportait un semblant d'éclaircissement :
...faire un moteur de recherche d’un autre type, pour permettre aux gens de faire certaines choses mieux, et différemment. Quelque chose de semblable aux futurs moteurs de recherche que nous aurons dans cinq ans.
Parlant de Google : Par contre, si au lieu de l’affronter sur le ring on se la joue à la belote, il se pourrait que le boxeur ne soit plus vraiment à l’aise. C’est donc là où je veux arriver, il faut que l’on fasse du neuf, qu’on arrête avec la pensée unique selon laquelle la seule façon de chercher est celle dictée par les moteurs de recherche d’aujourd’hui, et inventer de nouveaux modèles de recherche.

Il ne s'agit donc pas de concurrencer Google sur son terrain mais d'offrir une nouvelle manière de chercher. Alors moteur vocal, moteur web 3.0 ?
Pour les nombreuses et nombreux bêta-testeuses et bêta-testeurs en quête d'innovation, je dis patience, plus qu'une semaine !

En attendant, bonne année à toutes et à tous !

(1) http://www.volunia.com/
(2) http://www.w3.org/People/Massimo/
(3) http://actu.abondance.com/2011/11/volunia-un-futur-google-killer.html
(4) http://www.presse-citron.net/volunia-moteur-de-recherche
(5) http://www.presse-citron.net/massimo-marchiori-volunia

mercredi 14 décembre 2011

Le premier Labo de l'Edition à Paris !

L'ouverture d'un Laboratoire de l'édition s'est tenu le 7 décembre dernier à Paris, 2 rue Saint-Médard dans le 5e arrondissement.

Un laboratoire de l'édition !!! Oui, dit comme cela tout le monde peut s'en étonner, alors voici en quelques lignes de quoi vous inciter à y aller !

Le Labo de l'édition s'adresse à l'ensemble de la chaîne de l'édition : éditeurs, diffuseurs, libraires, bibliothécaires, syndicats professionnels, entreprises, organismes de formation...
"Son objectif est de susciter des convergences et des liens entre le monde de l’édition et les acteurs du marché numérique, d’accompagner les professionnels du livre désireux d’accéder au marché numérique, et de soutenir les projets innovants du secteur de l’édition numérique."
C'est un espace privilégié pour l'univers de l'Edition, lieu d'innovation dédié au secteur du Livre. Plus de 500 m2 pour des forums de discussion, des démonstrations, des formations..., mais également incubateur de projets innovants. Toute la famille de l'édition pourra se réunir dans cet espace, aussi bien les acteurs du numérique, de la librairie et de l'édition traditionnelle pour innover, offrir de nouveaux services et garantir un secteur parfois mis à mal.
Face à la mutation du secteur de l’édition, notamment l’évolution technologique promise par le livre numérique, de nouvelles opportunités de marchés émergent. A l’inverse, les acteurs historiques de l’édition,tels que les libraires, doivent s’adapter aux innovations. Le laboratoire de l'édition en mettra sa pierre à l'édifice.

Pour rappel, l'édition numérique en quelques chiffres :
- l’augmentation du marché du livre numérique aura été de 200% en2008 au Japon, et de plus de 80% aux USA la même année (sources KPMG).
- Il est aujourd’hui évalué à environ 1 milliard $US (sources www.benefice.net).
- La vente en ligne représenterait actuellement de l’ordre de 7% du volume total du marché éditorial.


N'avons nous pas ici la reconnaissance du succès et la volonté de pérenniser l'édition numérique ?
Bref, tous les ingrédients ont été réunis pour en faire un site de référence en France et dans le monde pour l'émergence de nouveaux produits culturels alliant création littéraire et numérique.

Sources :

Site Internet de la Mairie de Paris
http://www.paris.fr/accueil/actualites-municipales/le-labo-de-l-edition-un-nouvel-equipement-innovant-de-la-ville/rub_9656_actu_98352_port_23785

ActuaLitté les univers du livre
http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/societe/le-labo-de-l-edition-une-reconciliation-entre-le-numerique-et-l-edition-30351.htm

Innov in the city
http://www.innovcity.fr/2011/12/08/labo-edition-espace-parisien-edition-futur/

Accès 33 : la presse numérique en perspectives

Ce mardi 13 décembre, tel veilleur du "CNAM-INTD" qui aurait décidé d'aller se dégourdir les jambes, de déconnecter du "secteur" ses fils RSS pour se laisser porter par l'escalier de la sérendipité, empruntant alors, l'accès 33, aurait pu, pourquoi pas, c'est une hypothèse, se laisser distraire, au deuxième étage, par la conférence, organisée dans l'amphithéâtre Georges-Friedman sur les perspectives de la presse numérique.

Le temps réservé à la procrastination, n'était tout de même pas si long que ce même veilleur, "homme du jour et non du lendemain", soucieux d'être juste à temps au rendez-vous des dernières nouvelles, ne se sera accordé qu'un coup d'oeil au dossier de presse distribué à l'entrée de l'amphithéâtre, regrettant (déjà) d'être trop avare de son temps. Résumons, d'une simple citation, les propos de cette rencontre, dont l'accès était libre: "Elle sera l’occasion d’un dialogue entre professionnels et chercheurs sur les évolutions, les modèles économiques qui se dessinent et qui entraînent une révision des métiers, des contenus et des attentes des lecteurs". Le contexte de cette conférence, dont le programme a pu être diffusé sous le manteau à quelques nostalgiques de la presse écrite, est celui de la disparition, comprenez celle du Journal.

Le bel oxymore - "la presse numérique" - renvoie à de douloureuses réalités pour les patrons de presse. Si les perspectives sont ouvertes pour le numérique (1), elles n'ont, s'agissant de l'imprimé, pour prise que celle du rétroviseur. Qui reprocherait, cette fois, à l'Insee, de livrer à contre-temps les données conjoncturelles sur le secteur. Certainement pas celui, qui les trace dans son travail de veille : il les connaît depuis fort longtemps et sait bien, qu'en l'occurrence, l'année de référence à peu d'importance. Quoiqu'il en soit livrons, dans un ultime effort, les derniers résultats de la statistique : "Le chiffre d'affaires global de l'ensemble de la presse écrite en 2010 - 9,4 milliards d'euros - est en forte diminution par rapport à celui de l'année précédente, dans le droit fil de la dégradation entamée en 2007. La crise est manifeste. Cette perte de - 2,2 % en euros courants se traduit par une dégradation du chiffre d'affaires plus importante encore en euros constants. Il est en effet probable que la décennie 2000 s'achève sur la perte d'un quart de sa valeur indiciaire en euros constants. La part des recettes publicitaires dans le chiffre d'affaires continue lentement de décroître au profit de celle des ventes".

L'infographie ne dirait pas mieux et d'autres secteurs sont certainement plus porteurs. Au troisième étage, Accès 33, des analyses pour nous les présenter bientôt, sont en bouclage. Peut-être une sur le modèle de la presse numérique? Rendez-vous en 2012 pour le savoir. En attendant, souhaitons de belles fêtes de fin d'année aux courageux lecteurs et non-lecteurs du blog UniversDoc.


1) La conférence "Perspectives sur la presse numérique" était coorganisée par la Chaire Innovation & Régulation des services Numériques, le Labex ICCA (Industries culturelles et création artistiques) et le GIS Culture-Média & Numérique . Le compte rendu de ces rencontres ainsi que les vidéos devraient être prochainement accessibles sur innovation-regulation2.telecom-paristech.fr
Pour aller plus loin > http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF13302

jeudi 8 décembre 2011

L'actualité de la norme ISO 22000

La norme ISO 22000 est une référence en matière de protection du consommateur.
Cette norme concerne l'ensemble de la chaîne alimentaire. Elle provient d'un ensemble de règles nationales que l'Union européenne a intégré.
L'ISO 22000 associe les démarches qualité et managériale. La règle intègre aussi comme avec une pyramide : la réglementation communautaire et toute la législation nationale mais aussi le management et communication, l'HACCP et les bonnes pratiques.
L'HACCP est une méthode dont la norme fait la promotion.
Cette méthode repose sur sept principes : principe 1 : procéder à une analyse des dangers, principe 2 : déterminer les points critiques pour la maîtrise (CCP), principe 3 : fixer le ou les seuils critiques, principe 4 : mettre en place un système de surveillance permettant de maîtriser les CCP, principe 5 : déterminer les mesures correctives à prendre lorsque la surveillance révèle qu'un CCP donné n'est pas maîtrisé, principe 6 : appliquer des procédures de vérification afin de confirmer que le système HACCP fonctionne efficacement, principe 7 : constituer un dossier dans lequel figureront toutes les procédures et tous les relevés concernant ces principes et leur mise en application.
La norme internationale spécifie les exigences en matière de management de la sécurité des aliments. L'idée est d'appliquer les méthodes managériales à la sécurité des denrées alimentaires. Il s'agit de lutter au niveau international contre des épisodes dramatiques tels que celui de la "vache folle" et de trouver une réponse à la question des Organismes Génétiquement Modifiés. En effet une politique efficace suppose des compétences à tous les niveaux de la chaîne et l'application de règles communes. La traçabilité qui connait un grand succès prouve l'opportunité de normes telles que l'ISO 22000.

Sources:
http//www.haccp-guide.fr
http : //www.iso.org/iso/fr

Numérisation du patrimoine : appel à initiatives de numérisation en histoire de l’art, de l’architecture et de l’archéologie.

C’est avec son grand projet de bibliothèque gratuite, universelle, librement accessible que Google a tout bousculé ! Désormais il faut à tout prix numériser. Numériser quoi : tout le patrimoine culturel de tous les pays. La commission européenne nous y encourage. Le gouvernement français a emprunté et décidé de consacrer 750 millions d’euros à ce projet.

Les grands programmes de numérisation se succèdent. Pour les préparer, de nombreuses "journées" de réflexion sont organisées : autant d'espace de rencontres et d'échanges pour les professionnels des bibliothèques, éditeurs, documentalistes, acteurs culturels etc.

Le grand sujet, le 4 juin 2010 dernier, concernait : "la numérisation concertée des imprimés en arts".
Ce projet associant la BNF et l'INHA, avec bien entendu le soutien des ministères de la Culture et de la Communication et de l'Enseignement Supérieur de la Recherche, vise "à soutenir la numérisation de grands corpus d'imprimés conservés dans différentes institutions documentaires françaises". Le terme "imprimés" regroupe aussi bien les périodiques, que les catalogues de ventes, les livrets de Salons artistiques, les catalogues d'expositions, les catalogues de musées et les monographies d'artistes.

Une première étape de ce grand projet :
Un appel d'initiative a été lancé pour 2011-2012 qui concerne plus spécifiquement la numérisation des périodiques français. Ce projet est ouvert à tous les fonds contenant des collections, de préférences complètes, de périodiques. en langue française. Sont concernées aussi bien les collectivités nationales ou territoriales, que les établissements publics, les musées mais également les fondations et associations à but non lucratif.

Les subventions peuvent aller jusqu'à 170.000 euros par établissement retenu. Au final tous ces fonds devront être accessibles sur les sites partenaires du projet à savoir Gallica et la bibliothèque numérique de l'INHA.

Les dossiers de demande doivent atterrir à la BNF avant le 15 février 2012 !!

Pour tout savoir sur les conditions de l'appel à initiatives
Bibliothèque Nationale de France
Institut National d'Histoire de l'Art