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samedi 27 mars 2021

L' audit : la première étape et la base d'une bonne stratégie digitale

Si vous devez élaborer une stratégie digitale ou communiquer sur les réseaux sociaux en tant que spécialiste de de l'information documentaire et de la communication, il est indispensable pour vous de connaitre les étapes d'une bonne stratégie digitale. Le 18 mars 2021, une spécialiste de l'information est revenue sur cette question des étapes d'une bonne stratégie digitale plus précisément sur l'audit qui est la première étape et la base indispensable à une stratégie digitale [1]. La question est de savoir comment les spécialistes de l'information doivent mener à bien un bon audit digital.    

La base d'une bonne stratégie digitale

Dans la mise en place d'une bonne stratégie digitale, il existe cinq étapes indispensables telles que: l'audit, les objectifs à atteindre, les cibles, le choix des médias et les contenus à diffuser. Il est très important de mentionner que l'audit reste la base et la première étape cruciale d'une bonne stratégie digitale car c'est elle qui permet de poser les bases et de bien définir la stratégie à utiliser. C'est un diagnostic qui présente l'identité d'une entreprise au niveau du web. Elle permet d'identifier les lieux, les espaces d'échange, les avis sur les produits, services, les préoccupations des usagers ou clients d'une entreprise. Mieux elle permet de détecter les potentiels partenaires, concurrents ou détracteurs d'une entreprise sur le web [1][2][3].

Les différents outils d'un audit digital

Il existe sur le marché plusieurs outils que peuvent utiliser les professionnels de l'information documentaire et de la communication pour mener à bien leur audit digital. Ces outils peuvent être payants ou gratuits. Parmi ces outils, nous avons entre autres : le Similar Web qui permet la comparaison de plusieurs sites web ; le Yooda qui donne la possibilité d'évaluer le positionnement d'un site en référence naturel ou encore la fonction découvrir de Google Trends. Nous avons aussi SemRush dédié au SEO (Search engine optimization) qui permet l'identification des sujets tendance ou exploités [3]; LikeAlizer qui permet de qualifier de la présence sur Facebook ; Fanpage Karma qui permet l'analyse des performances de comptes concurrents sur les réseaux sociaux ; Twitonomy pour identifier en détail la présence sur Twitter ; TwitterAudit pour évaluer la fiabilité d'une communauté sur Twitter ; Exalead qui permet d'identifier les sujets ou espaces de discussion et Followerwonk qui permet d'identifier des influenceurs sur Twitter [1][3].

L'ensemble de ces outils permettent aux acteurs ou professionnels de l'information ou de la communication d'identifier rapidement les forces, les faiblesses, les opportunités et menaces d'un écosystème web social afin de mener à bien leur audit digital. 

Sources:

[1] Clémence Jost. "Stratégie digitale : comment réaliser un audit ?". "In ARCHIMAG". Publié le 18/03/2021. [En ligne]. [Consulté le 20/03/2021]. Disponible à l'adresse:<https://www.archimag.com/content/strat%C3%A9gie-digitale-comment-r%C3%A9aliser-son-audit>

[2] Louise - Alison Mulatier. "Dépassez vos concurrents grâce à votre stratégie digitale. Publié le 09/03/2021. [En ligne]. [Consulté le 20/03/2021]. Disponible à l'adresse: <https://blog.yumens.fr/guide-comment-mettre-en-place-sa-strategie-digitale> 

[3] Louise - Alison Mulatier. "Stratégie digitale : quels leviers pour quelle étape du parcours client ?". Publié le 09/03/2021. [En ligne]. [Consulté le 20/03/2021]. Disponible à l'adresse : <https://blog.yumens.fr/comment-mettre-en-place-une-strategie-digitale-performante>

mardi 17 octobre 2017

Propos malveillants sur Internet : diffamation ou libre expression ?

Alors que de nombreux internautes profitaient cet été de leur temps libre pour publier leurs photos de vacances et partager leurs avis sur leur destination, s'inscrivant ainsi dans le mouvement mondial du partage facilité par les nouvelles technologies, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris s'activait quant à lui pour lutter contre le partage... de propos diffamatoires.
Les commentaires haineux et expressions déplacées sur les réseaux sociaux ou les sites web font l'objet depuis plusieurs années de mesures de protection (modération des commentaires, filtrage, voire suppression totale de la possibilité de commenter...) dont l'efficacité est limitée (1), même si elles permettent la plupart du temps d'éviter la majorité des commentaires passibles de sanctions pénales (insultes raciales ou sexistes, incitation à la haine...). D'ailleurs, la loi a été renforcée sur le sujet avec la publication, le 3 août 2017, d'un décret d'application sur les "provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire" (2).
Il est cependant plus difficile de lutter contre la diffamation, dans la mesure où, selon la loi, est diffamante "toute allégation (...) d'un fait non avéré qui porte atteinte à l'honneur et à la considération d'une personne" (3) : comment, dès lors, être certain que le fait n'est pas avéré, d'une part, et qu'il porte atteinte à l'honneur de la personne, d'autre part ?
Ainsi, un conseiller de l'ancien président François Hollande a vu sa plainte pour diffamation rejetée, début juillet 2017. Pourtant, le Tribunal a bien admis que les propos considérés (publiés sur Facebook) étaient diffamatoires : il a toutefois estimé que la plainte aurait pu porter sur un autre motif (4). Plus récemment, fin septembre, le TGI de Besançon a également débouté une plainte contre des propos tenus sur WhatsApp et par e-mail, car il considérait que le dommage n'était pas prouvé (5).
Au-delà de la question de l'atteinte à l'honneur ou non, une autre raison de voir sa plainte pour diffamation rejetée est sa prescription. La jurisprudence en matière d'Internet était jusque-là peu étoffée, mais une ordonnance du TGI de Paris, confirmée en appel en septembre, s'est appuyée sur le code source du site accusé, ainsi que sur le site d'archivage du web Archive.org, pour prouver la date de publication des propos incriminés et en déclarer ainsi la prescription (6). Malgré une tentative de législation en la matière en 2004 (rejetée par le Conseil constitutionnel), le délai de prescription sur Internet n'est pas encore clairement défini (7). Cette décision récente poussera peut-être le législateur à se pencher sur le sujet ?
Diffamation ou non, la question peut donc se poser... des deux côtés : que vous vous sentiez visé par des propos diffusés sur le web ou que vous ayez peur d'être accusé pour avoir critiqué publiquement quelqu'un. De ce côté néanmoins, certains conseils peuvent être suivis pour éviter de vous retrouver en justice (8) !


(1) SMYRNAIOS Nikos, MARTY Emmanuel. "Profession "nettoyeur du net". De la modération des commentaires sur les sites d'information français". Réseaux, 2017/5 (n°205), p. 57-90. [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.cairn.info/revue-reseaux-2017-5-page-57.htm>

(2) VALLAT Thierry. "Renforcement de la répression de la diffamation et des injures racistes et discriminatoires non publiques par le décret du 3 août 2017". In La grande bibliothèque du droit, en ligne [consulté le 17 octobre 2017] <http://www.lagbd.org/index.php/Renforcement_de_la_r%C3%A9pression_de_la_diffamation_et_des_injures_racistes_et_discriminatoires_non_publiques_par_le_d%C3%A9cret_du_3_ao%C3%BBt_2017_(fr)>

(3) Fiche pratique "Diffamation". Site Internet service-public.fr [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32079>

(4) LEGALIS. "Diffamation sur Facebook envers un conseiller du président de la République". En ligne [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.legalis.net/actualite/diffamation-sur-facebook-envers-un-conseiller-du-president-de-la-republique/>

(5) LEGALIS. "Diffamation sur WhatsApp : pas de référé pour des actes isolés". En ligne [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.legalis.net/actualite/diffamation-sur-whatsapp-pas-de-refere-pour-des-actes-isoles/>

(6) LEGALIS. "Diffamation : la date dans le code du site prouve la prescription de l'action". En ligne [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.legalis.net/actualite/diffamation-la-date-dans-le-code-du-site-prouve-la-prescription-de-laction/>

(7)  FROCHOT Didier. "Délit de diffamation en ligne : toujours la question du délai de prescription". En ligne sur le site les-infostrateges.com. Publié le 10 octobre 2017 [consulté le 17 octobre 2017] <http://www.les-infostrateges.com/actu/17102443/delit-de-diffamation-en-ligne-toujours-la-question-du-delai-de-prescription>

(8) DIEHL Alexandre. "Quels termes éviter sur un site web sous peine d'être taxé de diffamation ?". Recherche et référencement, n°190, mars 2017. Début de l'article disponible en ligne [consulté le 17 octobre 2017] <http://recherche-referencement.abondance.com/2017/03/quels-termes-eviter-sur-un-site-web.html>