Affichage des articles dont le libellé est Communication interne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Communication interne. Afficher tous les articles

mercredi 16 juin 2021

La vidéo : un canal de communication efficace pour les entreprises ?

Si les algorithmes des réseaux sociaux affectionnent particulièrement le format vidéo comme canal de communication et que ce format génère des likes et des partages plus efficacement qu’un contenu texte ou image, qu’en est-il du positionnement de ce format au sein des organisations ? L’attention des collaborateurs d’une organisation est-elle plus facilement captée par ce format ?  

Diversifier les modes de communication  

 

La stimulation de l’ouïe corrélée à celle la vue améliore l’attention d’un auditoire et sa capacité à retenir les informations. Le format vidéo constitue un canal de communication animé qui se démarque des formats de communication internes habituels : mails, diaporamas, publications intranet. Format pédagogique, une vidéo destinée à un usage interne (tutoriel, support de formation, présentation d’un nouveau service) permettra l’usage d’un langage commun déchargé de tonalités promotionnelles ou institutionnelles. Il peut également s’agir de produire une vidéo destinée à la communication externe pour présenter un métier à de potentiels futurs collaborateurs par exemple. Dans les deux cas, la vidéo constitue un support de communication innovant, retenant souvent l’attention des collaborateurs davantage qu’un texte.[1] Cela dit, il faut veiller à ne pas systématiquement miser sur ce canal de communication : le montage vidéo, même collaboratif, peut constituer une charge de travail importante d’une part et d’autre part ne pas être adapté à tous les sujets. 

 

Les différents usages de la vidéo

 

Diffuser un message court apparaît comme l’usage le plus commun de la vidéo pour une organisation, qu'il s'agisse pour elle de communiquer sur un évènement ponctuel, des mesures de sécurité ou encore souligner une réussite afin de mettre en valeur ses collaborateurs. Second usage possible de la vidéo : la formation. Des vidéos explicatives pourront dès lors vulgariser un concept métier complexe, dynamiser une formation existante ou au contraire en faire sa promotion et la présenter. La vidéo dite de formation pourra venir compléter une formation en présentiel ou à distance. Soulignons en plus que le marché propose aujourd’hui des outils permettant de rendre une vidéo de formation interactive (quizz, sondage, exercice par exemple). Partager un bilan d’activité peut également faire l’objet d’une vidéo, de même que valoriser la culture d’entreprise par la présentation d’initiatives significatives pour la vie de l’organisation. Enfin, une vidéo peut également être réalisée afin de présenter une nouvelle équipe.[2]

Plusieurs types d’outils à exploiter 

Un large panel d’outils, gratuits ou payants, est disponible sur le web et permet de mener à bien la réalisation d'une vidéo. Un premier type d’outil vidéo à exploiter sont les outils de capture d’écran vidéo permettant un enregistrement audio en parallèle. Ce type d’outil peut, entres autres,  permettre de capturer une marche à suivre pour l’utilisation d’un outil numérique. Les outils de montage vidéo permettront eux de réaliser des vidéos de communication promotionnelle, de présentation de service ou de formation : il faudra filmer une scène, un collaborateur ou capturer un écran et construire la vidéo à partir des diverses séquences réalisées. De nombreux tutoriels sur les outils de montage gratuits sont disponibles sur internet. Enfin, des outils collaboratifs de création vidéo permettront de collaborer au montage d’une vidéo. 

Sources :

[1] Archimag. "La vidéo ou comment moderniser sa communication interne ?". Archimag.com. [En ligne]. 10 juin 2021. [Consulté le 14 juin 2021]. Disponible sur : <https://www.archimag.com/digital-workplace/2021/06/10/contenu-video-communication-interne-2emotion>.

[2] Topovidéo. "Pourquoi et comment utiliser la vidéo en interne ?". Topovidéo.com. [En ligne]. 01 septembre 2020. [Consulté le 14 juin 2021]. Disponible sur : <https://www.topovideo.com/video-explicative-communication-interne>. 


[3] Lamobylettejaune. "La vidéo d'entreprise : une partie intégrante de votre stratégie de communication". lamobylettejaune.com. [En ligne]. 01 avril 2020. [Consulté le 14 juin 2021]. Disponible sur : <https://www.lamobylettejaune.com/video-dentreprise-plan-de-communication>.

 

lundi 16 novembre 2020

Vers un affichage dynamique éco-responsable

Au mois de  mars 2020, la startup Ecodisplay recevait le label « GreenTech Innovation »[1] dans la catégorie « Efficacité énergétique ». En juin 2020, la startup INKcoming réalisait une deuxième levée de fonds.[2] Leur objectif commun : développer un affichage dynamique éco-responsable. Comment relever ce challenge ?

 

L’affichage dynamique : un dispositif énergivore   

L’affichage dynamique est un outil digital utilisé pour la communication interne en entreprise visant à remplacer l’affichage papier traditionnel. Il permet d’informer les collaborateurs, et les visiteurs, par l’intermédiaire d’écrans placés dans les locaux professionnels (espaces partagés, salles de réunion, accueil…).[3] Il est ainsi possible de diffuser des notes de service, des messages d’accueil, des communications de résultats économiques, financiers… en temps réel.[1] L’affichage dynamique sert également à la signalétique interne ou encore pour afficher des messages d’urgence. Via une gestion centralisée, le contenu affiché sur les écrans peut être mis à jour de façon simplifiée. Les informations ainsi diffusées attirent davantage l’attention de leur public.[3]

Des offres de dispositifs d’affichage dynamique existent déjà sur le marché. Ces solutions utilisent généralement des écrans LCD ou LED qui fonctionnent environ 12 heures par jour. Ces dispositifs sont énergivores.[2] De plus, les écrans LED classiquement utilisés pour l’affichage dynamique peuvent avoir un impact sur la santé des collaborateurs et du public. Selon l’ANSES, qui a publié un avis en avril 2019 [4], les LED peuvent avoir des effets négatifs sur la santé humaine et sur l’environnement. Sont notamment relevés les effets toxiques de la lumière bleue produite par les LED sur la rétine, ainsi que la perturbation de l’horloge biologique.  

Alors que de nombreuses entreprises s’engagent dans une démarche RSE, quelle solution ces deux startups proposent-elles pour relever le défi de l’éco-responsabilité ? : la mise en place d’écrans utilisant la technologie du papier numérique.

Le papier numérique (ou epaper, encre électronique) : de quoi s’agit-il ?

Cette technologie, reposant initialement sur un affichage en noir et blanc, est principalement connue comme celle utilisée dans les liseuses. Mais elle est également utilisée pour les étiquettes de signalétique.[5]

Ces écrans reproduisent l’effet du papier et offrent une clarté d’affichage élevée, sans rétroéclairage.[5] Le papier numérique est réflectif et utilise la lumière ambiante de manière analogue au papier classique[2]. Au-delà du confort visuel, cette technologie présente une caractéristique importante : elle ne consomme de l’énergie que lorsque l’image affichée est mise à jour [5]. Lorsqu'une image statique est affichée, aucune énergie n’est consommée.  Le papier numérique est connecté afin de permettre les mises à jour instantanées.[2]

En 2020, le marché du papier numérique est boosté par des innovations technologiques récentes. La taille des écrans a augmenté de manière significative au cours de ces dernières années, dépassant dorénavant les 13 pouces [2] ce qui ouvre le champ à de nouvelles utilisations pour l’affichage dynamique. De plus, cette technologie permet aujourd’hui de produire des écrans permettant l’affichage couleur. En 2019, E Ink a lancé un écran couleur de 26 pouces et compte en produire 10 fois plus en 2020.[7] Malgré la crise économique actuelle, le société E Ink Holdings, leader mondial du marché du papier numérique, a connu au cours du premier trimestre une augmentation de ses résultats de 80% par rapport au premier trimestre 2019.[6] 

Les offres d’Ecodisplay et d’Inkcoming 

Ces deux startups proposent des applications logicielles d’affichage dynamique, notamment pour la communication interne, et des écrans connectés sans fil sur batterie pour le matériel.[8][9]

Les écrans basés sur la technologie du papier numérique proposés par Ecodisplay (disponibles en janvier 2021), d’une taille de 32 pouces, ont une consommation énergétique particulièrement faible : ils consomment 100 fois moins d’énergie que les écrans LED ou LCD. Ainsi, une économie significative de 0,8 t de CO2 est réalisée sur le cycle de vie d’un écran.[1] INKcoming annonce une consommation analogue pour ses écrans.[2]


Ces offres sont récentes. La volonté des entreprises de s’investir dans une démarche éco-responsable est d’actualité, le secteur matériel du papier numérique est en pleine évolution. Cette proposition technique sera-t-elle suffisamment accessible économiquement pour permettre à ces deux startups de s’imposer face à leurs concurrents classiques du marché de l’affichage dynamique destiné à la communication interne ?


Sources :

[1] MAROUANI, Jacques. Des écrans qui consomment 100 fois moins d’énergie que les Led ou les LCD. ElectroniqueS, novembre 2020, n°120, p.26. [En ligne]. [Consulté le 05 novembre 2020]. < http://www.electroniques.biz/index.php/news/itemlist/category/29-revue-electroniques >

[2] LOVENS, Pierre-François. INKcoming, start-up spécialisée dans l’affichage électronique responsable, boucle une deuxième levée de fonds. lalibre.be. [En ligne]. Publié le 26 juin 2020 Mis à jour le 06 juillet 2020. [Consulté le 31 octobre 2020]. < https://www.lalibre.be/economie/entreprises-startup/avec-inkcoming-l-affichage-devient-ecoresponsable-5ef469ba7b50a66a59bf2742 >  

[3] Digi-Solution. Qu’est-ce que l’affichage dynamique ?. digi-solution.fr. [En ligne]. Mis à jour le 21 septembre 2019. [Consulté le 11 novembre 2020]. < https://www.digi-solution.fr/affichage-dynamique-fonctionnement-avantages >

[4] Anses. Effets sur la santé humaine et sur l’environnement (faune et flore) des diodes électroluminescentes (LED). Anses.fr. [En ligne]. Mis à jour en avril 2019. [Consulté le 07 novembre 2020]. < https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2014SA0253Ra.pdf > 

[5] E-Ink-info. Introduction - What is E Ink and E-Paper?. e-ink_info.com. [En ligne]. Mis à jour le 16 septembre 2019. [Consulté le 06 novembre 2020]. < https://www.e-ink-info.com/introduction >

[6] PARZONKO, Karolina. Le papier électronique gagne en popularité. lettresnumeriques.be. [En ligne]. Publié le 21 août 2020. [Consulté le 07 novembre 2020]. < http://www.lettresnumeriques.be/2020/08/21/le-papier-electronique-gagne-en-popularite >

[7] MERTENS, Ron. E Ink's color e-paper display production lines are running at full capacity. e-ink_info.com. [En ligne]. Publié le 22 juin 2020. [Consulté le 06 novembre 2020]. < https://www.e-ink-info.com/e-inks-color-e-paper-display-production-lines-are-running-full-capacity >

[8] Ecodisplay. Accueil. Ecodisplay.fr. [En ligne]. Mis à jour le 29 septembre 2020. [Consulté le 03 novembre 2020]. < https://www.ecodisplay.fr >

[9] INKcoming. Home. Inkcoming.com. [En ligne]. Mis à jour le 24 septembre 2020. [Consulté le 31 octobre 2020]. < https://www.inkcoming.com/fr >


lundi 6 mars 2017

Les dynamiques de production, de transformation et de soutien de la compétence collective



L’entreprise n’est plus le lieu où s’additionnent les compétences individuelles. La notion de collectif au travail doit permettre de créer de la valeur pour l’entreprise et la rendre plus performante, voir lui permettre de survivre dans l'environnement qui est le sien aujourd'hui. [1]

La compétence collective favorise les représentations partagées, l’échange d’informations et le partage de savoir-faire entre les individus, elle valorise le facteur humain. Les individus peuvent interagir en coopérant.
L’entreprise fait appel à ses salariés pour réfléchir à des problématiques, trouver des solutions et prendre les décisions. Les groupes travaillent en toute transversalité pour acquérir leur compétence collective. Les auteurs parlent de « combinaison de ressources et de savoirs » ou de « synergie et dynamique ».
L’entreprise travaille de plus en plus en mode projet et gère son effectif en même temps. Il est important de transmettre ses savoirs et ses compétences, de les enrichir et de les mémoriser.
Alors comment créer et développer une compétence collective ? [2]

Le mode d’organisation influe sur la compétence collective. La répartition des tâches structure l’action du groupe. Ce dernier va aussi se définir des règles qui varient d’un groupe à un autre et optimisent l’activité collective. Dans le groupe ou l’organisation, l’échange d’informations et de connaissances favorise l’apparition de la compétence collective.
Plus un individu se sent bien au sein d’un groupe, plus la compétence collective s’y développe. Il faut instaurer une réelle coopération entre les individus qui ne se limite pas uniquement à la simple coordination du travail. Les individus doivent identifier les objectifs, traiter les problèmes et travailler ensemble.  

La compétence collective constitue un levier de développement des compétences individuelles et l'organisation doit avoir la capacité d'optimiser les compétences individuelles via une action collective.
Elle va donc créer les conditions nécessaires à la compétence collective et pour cela, va s’appuyer sur le Manager intermédiaire ou de proximité, "cette personne intégrée à la ligne hiérarchique, véritable clé de la communication interne et dont le pouvoir d’influence est bien souvent sous-estimé par les organisations".[3]

Le cadre de proximité est impliqué dans la manière de mettre en synergie les ressources de son équipe et donner sens au travail. Le Manager exploite et optimise les ressources de chacun. Il doit aussi favoriser la confiance, le partage et l’engagement dans un projet commun. Il est le “responsable du vivre ensemble”. [4]

Chef d’équipe, il est un maillon de la communication interne qui doit réussir à motiver ses équipes, tout en étant un subordonné que l’entreprise doit réussir à impliquer. Il a une position très délicate, d’autant plus que le cadre de proximité n’est pas toujours estimé à sa juste valeur par les organisations qui le considèrent comme un  simple support administratif ou un canal de communication supplémentaire.

C'est pourtant lui qui, en mobilisant la communication interne, va favoriser la motivation et l'implication organisationnelle des travailleurs. Considérée comme une discipline managériale, au même titre que la gestion des ressources humaines, la communication interne n’est pas à confondre avec la communication organisationnelle qui prend en compte le contexte des organisations et différents processus de communication. 
La communication interne est un facteur de motivation et d’implication de par ses dimensions transversale et ascendante; "elle permet aux employés de se sentir écoutés et considérés, ce qui est un pas vers l’implication. Elle fonde également un sentiment d’appartenance, appelé « we-feeling » par Welch et Jackson (2007), qui est motivant pour les travailleurs". [3]

Aujourd'hui, l’évolution de l’organisation dépasse le cadre du poste de travail et nécessite le développement des coopérations qui conduit à l’existence de capacités collectives comme l’interdépendance, l’interaction et la co-activité. 
Il faut gérer conjointement les compétences individuelles et collectives. Il ne s’agit pas de remplacer les premières par les dernières. Les compétences individuelles se nourrissent et se développent grâce à la coopération issue de la compétence collective. La variété des talents permet à l’organisation d’évoluer. Le salarié est amené à devenir autonome tout en s’intégrant dans un ensemble. Il fait appel à un réseau et le management doit en tenir compte pour encadrer et gérer les personnes. 
La performance semble dépendre du collectif à l’intérieur duquel chaque individu a son rôle et son importance. Le management doit donc prendre en compte la gestion des connaissances individuelles et les utiliser au bénéfice du groupe. Le Manager de proximité doit mobiliser les compétences du groupe afin de réaliser les objectifs stratégiques fixés par sa Direction, qui doit en retour le soutenir et le reconnaître dans son rôle de "garant de la performance collective".[4]



Sources

[1] - Nicolas Arnaud "Pour une perspective communicationnelle et pratique de la compétence collective", in Communication & Organisation - 2016/2 (n° 50) - p.215 à 244 -  publié en 12/2016, consulté le 06/03/2017

[2] - Nicolas DUCHAMP - “Le Management de la compétence collective” - Mémoire M2 MGBU IAE LILLE 2014 - 2015 - publié en 2016, consulté le 06/03/2017.

[3] -Tiffany Andry “Le cadre de proximité, acteur clé de la motivation et de l’implication organisationnelle”, in Communication & Organisation - 2016/2 (n° 50) p.179 à 202 - publié en 12/2016, consulté le 06/03/2017.
[4] - ​Site Web de Arctus - “Les nouveaux rôles des managers” - publié en 2015, consulté le 06/03/2017 - http://www.arctus.com/fr/les-nouveaux-roles-des-managers/